Voyageurs des strates

18 octobre 2019

canyoning sur le cirque de Lescun

Canyons : Sarrumbat d'Anaye, Gave de Lescun 

(Commune de Lescun 64490)


Participants : Gérard Mingo, Christophe Hadjuk, Mathieu Dumontier

 

 

8h40...

 Dieu créa le monde à 8h40, un samedi 12 octobre. Non ce n'est pas ça?
 On croire que je m'égare...Pour comprendre, il faudrait commencer par la fin, et ça n'aurait aucun sens, mais...Cette sortie avant une atmosphère biblique !
8h40 donc...
Heure de "rendez-vous" sur le parking d'un grand distributeur français dans cette morne ville dortoir qu'est Oloron Sainte-Marie.

Le jour se lève, nous aussi, et les poignées de mains s'accompagnent quand même de grands sourires malgré la route pour les uns, et le réveil récent pour les autres...J'habite à moins d'un kilomètre.

Nous voilà embarqués sur notre Arche de marque citroën en direction du plus bel endroit du monde BIS : le cirque de Lescun.

P5300010PA120009 - Copie

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré mes yeux qui se ferment tout seuls à cause de la crémaillère de la colloc' de loires qui a élu domicile dans mes combles, je suis très excité à l'idée de passer cette journée.
Pas de pomme au programme...A priori, vu la température, les serpents seront absents...Mais on se dirige vers le Sarrumbaut d'Anaye ! Un petit rêve va se réaliser aujourd'hui, si j'en crois le planning qu'a prévu Gérard. En effet, depuis les années où je traîne mes godasses sur le plateau de Sanchèse, entre le grand Billare et ses voisins, les premiers de l'An arrosés à la cabane d'Anaye et j'en passe, j'ai toujours été frustré de ne jamais avoir vu les astres alignés propices à la descente de ce canyon.
J'ai répété un milliard de fois, à chaque montée, à chaque descente, quelque chose du genre : " Mais t'imagines ce  belvédère après ce cassé-là??" 

 PA120020PA120013

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous y voilà...
On part pour cette petite montée sèche qui nous aura quand même fait goûter le front après avoir "enkité" nos sherpas.
Comme j'ai dit à Christophe, l'essentiel quand tu transpires, c'est de dire que c'est la barbe...
La montée près des cieux d'Anaye est toujours reposante, bienveillante, enchanteresse.

Nous assistons au commencement. Les premières feuilles ont commencé à tomber, et il règne en ce lieu une atmosphère qui nous veut du bien.
On en a bien profité. Assez? Je ne sais pas...
Trêve de rêvasseries, on finit par arriver au départ du canyon, on s'essuie le front et c'est parti !
Ça glisse ! On dirait le pays basque. Oui je vais dire ça à chaque fois que ça glisse, oui. Soit 80% des canyons d'ici.
Chaque pas dans l'eau requière la concentration qu'il faut pour faire tenir un cairn, mais c'est bon ! C'est beau ! C'est beau et encore beau ! Les rappels s'enchaînent  vite jusqu'à la cascade de 45m et là, une éclaircie !
Les nuages s'écartent et nous invitent à jouir de tous les péchés lors des descentes à venir.
Une envie de revoir un peu certaines techniques oubliées pour ma part, mais le groupe jugera à raison, que l'heure n'est pas à la "re"-découverte.

PA120015PA120024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré ça je ne peux m’empêcher d'avoir un bug de connectique au moment de descendre en dernier, car, tellement dans mon idée de faire autre chose, j'en ai oublié les bases pendant quelques longues secondes...
Mais comme la vie est super bien faite, ça n'a pas posé de problème au contraire. J'ai ressenti un fort pressentiment au moment de l'équipement...Sûrement un signe divin qui est intervenu avant la descente du deuxième...J'ai donné une sangle et un mousqueton à Christophe avant son départ. "Prends ça au cas où... Il n'y a peut-être rien en place pour la dev...Et je ferai une largable si besoin quand je verrai à quoi ça ressemble." Bien vu l'aveugle ! La sangle a servi en effet, le mousqueton aussi. En revanche j'ai dû récupérer le matériel...Et évidement. Je n’avais pas le "kitboule". Donc pas de dev pour moi. Pas de décapage sous l'eau de prévu, pas besoin de réfléchir de pallier à une difficulté quelconque...Le créateur était avec moi, le débit était calme, et les embruns agréables.

Anaye: fin de la 45m pour Mathieu

 

"Let's go" sous la flotte. Impeccable, un grand moment de plaisir !
Le cassé continue et on découvre de plus en plus la beauté du plateau de Sanchèse. Les chevaux commencent à se moquer de nous à cause de nos couleurs "fluo" et notre bazzard.

 

PA120028PA120031 PA120037

 


A moins qu'ils se soient réunis pour embarquer dans notre Arche, garée au fond de notre champ de vision? On enchaîne plusieurs ressauts en se faisant débrayer au milieu des savonnettes, mais c'est tellement cool de glisser quitte à se faire un ongle noir avec un cadre aussi magnifique, qu'on est bel et bien heureux ! On arrive bien trop tôt en bas, le soleil a attendu la voiture pour nous quitter par intermittence, mais la matinée reste magique.

 

PA120048PA120054

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce canyon est réellement beau. Un cadre montagne, un peu à l'image du Bitet supérieur, qui change un peu de notre Amazonie locale, nous a ravi à chaque instant.

 

PA120050

PA120049

 

 

 

 

 

 

 

Petite barre de céréales à la voiture, Gérard annonce qu'on reste en combinaison, et c'est sur la belle bâche de Christophe que je loge mon postérieur pour ne pas tremper la plage arrière.
A ce stade-là de la journée, on commençait déjà à éviter l'eau........

Direction le départ pour le gave de Lescun. Canyon qui a tendance à être assez punitif par fort débit et qui reste peu fréquenté. Le parcours est court, imposant, de belles vasques larges et de belles cascades. Et il y a toujours un débit important, quand bien même quand celui-ci est praticable. 
Marche d'approche : 30 min. Et nous créâmes le "Mensonge"... Je ne vais blâmer personne, je n'ai pas été celui qui a fait le plus d'effort pour piger d'où il fallait partir. Le texte est à moitié flou comme d'habitude...A moins que ce ne soit quelques chants de sirènes venant de la fromagerie non loin de notre point de chute qui nous abuse le cerveau. Ce n’est pas grave. Nous partons décidés, à travers champs et forêt et d'un bon pas ! L'accueil est moins sympathique. Le soleil se fait chasser par la masse grise et planante. Les ronces aiguisées ont remplacé les feuilles qui lévitent, et les chemins escarpés dans la boue locale rendent notre voyage moins agréable. Je me retrouve devant, et décide de suivre mes instincts et mes convictions pour trouver un tracé valable dans ce labyrinthe de verdure. De dos j'affiche une certaine assurance quant au chemin à emprunter...Dans ma tête par contre, je doute, mais persévère.
Et nous créâmes l’orgueil...Je me plante évidement 2 fois, mais ça nous permet de voir un peu les obstacles qui nous attendent... De ce fait, la marche s'éternise. Les cuisses ont envie de rompre avec le néoprène, mais le moral est encore là, même dans les petits pas de V (cotation escalade) dans la terre et les racines... On a fini par croiser les "fermes" du point de départ au bout de 45 minutes... Il restait donc 15 minutes de marche ou plus... A terme, nos efforts n'ont pas été vains, car si tu marches plus à l'aller, tu marches moins au retour ! Et en plus ça montait !

Nous voilà à passer la dernière passerelle, (à noter que sur ce parcours, on apprend la différence entre passerelle et "pont de la mort qui va péter dans pas longtemps"), et on arrive, après un interminable enchaînement de lacets et de glissades sur les fesses dans les bogues de châtaignes, au départ du canyon ! Le soleil s'échappe, revient...L'ombre s'invite dans cet encaissement plus profond et lugubre que notre course précédente.

 

PA120068PA120072PA120074

 

J'ouvre le bal en descendant la première cascade de 6m pour sonder un saut possible pour mes deux camarades. Constat une fois au bas de celle-ci pour ma part : " C'est gérable, mais ça pousse. Curieux de voir la suite" Très peu d'obstacles nous attendent. La première partie consiste à ne pas se faire une cheville dans les petits ressauts à descendre sans équipement et la seconde à éviter une vasque piège "siphonnante" avant la série de trois cascades.
Et il faut le dire... ça pue!  La mort est parmi nous...

 

PA120090

 

Je ne parle pas de la faucheuse mais bien d'une chèvre? Une brebis? On ne sait pas...Mais l'air s'empoisonne à mesure qu'on avance. Arrivés devant la vasque dite "piège", Christophe posera une main courante pour remplacer l'équipement en place. Seuls des lambeaux de cordes nous accueillent à ce moment-là de notre périple... C'est le début de la fin.

 

PA120097

PA120095

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je passe en deuxième. J'installe mon descendeur et dois m'appliquer à descendre sur un petit éperon glissant pour espérer arriver à un replat de 80cm² pour pouvoir sauter dans la vasque d'après. Je viens de voir Gérard le faire, ça le fait bien !
A gauche la vasque piège, 4m en dessous...A droite de l'écume, verdâtre, jaunâtre, mousseuse et affreusement dégu******** Le corps suit le regard, où va à l'opposé...Etant sur corde et ne risquant à priori rien, je m'applique instinctivement à ne pas basculer côté nid à bactérie et en oublie que je marche sur un fil et que de l'autre côté, il y a la vasque qu'il ne faut pas "vasquer" !    "...Merde !.... Pffhmmph ! Ziiffpp Zffffsseett Crkkk !"

 

PA120100PA120104

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Alors ça... Après avoir décodé ça donne : je tombe et je pendule au-dessus de la vasque "piège"... Merci d'avoir un peu d'habitude pour avoir de bons réflexes au niveau de mes mains malgré ma phobie de l'eau jaune... Les autres bruits ce sont : faire une clef d'arrêt à la vitesse du son. Et le "Crkk" c'est le bloqueur de poing qui est venu épouser l'amont de la corde avec une ivresse et une passion jamais vue auparavant. Me voilà remonté sur corde jusqu'à me stabiliser et repartir pour sauter dans la vasque d'après. Celle-ci présente des amarrages clefs. Il est bien dit que, s'ils sont sous l'eau, le canyon est impraticable. Nous, on a de la marge et on en est fiers ! Tout content d'imaginer et profiter au mieux de la suite.
Et nous créâmes la vantardise...
Nous voilà devant la cascade de 12m. Je descends en premier et constate que la veine d'eau cherche à nous expulser de la main courante. Ça commence à pousser comme il faut. Dans les limites du raisonnable certes, mais je commence à me dire que j'amènerai aucun de mes proches ici ! Ils n’aiment pas quand ça pousse... Pendant que Christophe peine à se hisser au relais, je découvre le drossage léger en bas, et hésite avant de changer de rive. Je me fatigue un petit peu à repousser la paroi afin de m'extirper de ce cul de sac sur la droite. La flotte pousse bien et passe par-dessus mon sac pour venir m'en mettre plein la gue*** par derrière. 
Je sais que je dois changer de rive, et traverser cette large vasque de pas loin de 10m. Mais je sais aussi que je n'ai aucune envie d'être entraîné dans la suite sans le vouloir. Le "floating" oui, mais pas aujourd'hui, et pas avec ce qu'il y a derrière... Je mets 2 minutes avant de brûler quelques calories pour vite passer. Plus d’appréhension que de réalité. Ce n’était vraiment pas dur... Je commence à me dire que ma "taule" d'il y a quelques minutes a perturbé un peu ma confiance en moi ! On nous met à l'épreuve, je le sens !

PA120103

PA120105

 

 

 

 

 

 

 

 


J'arrive au relais de l'imposante dernière cascade. On est censé passer rive droite. Le "tob" rive gauche et bien trop risqué d'après notre première analyse. Je mets du temps à équiper l'atelier après que mes collègues arrivent. On parle, on "brief", on parle, on parle, on conclue : il y a de l'eau on ne va pas se mentir.
Le "truc" est large, la queue de cheval n’a pas l'air massive mais a pas mal d'amplitude.

PA120107


On avait observé une margelle aux deux tiers de la descente, qui avait l'air à l'abri de la flotte. 
On ne doit normalement pas rester sous l'eau trop longtemps, et on devrait vite passer sous un surplomb. A moins que tout ça ne soit qu'autres hallucinations envoyées par le "Malin"...Ou simplement un vieux topo espagnol, je ne sais pas ! Le dernier effort est sur le point de se faire et le soleil nous a définitivement abandonné. Gérard commence à descendre.
Je le débraye comme prévu, 3 coups de sifflet, j'envoie. Vue la verticale et le risque "aqua" de l'obstacle, j'ai bien pris le soin de me croller à ma petite longe pour un meilleur débattement si jamais ça coince au niveau de la buté. Le débrayage se fait rapidement, sans trop de saccades, je l'espère pour lui... J'envoie, j'envoie. Et on n’entend pas de coup de sifflet. Ni un, ni deux, ni trois... Je constate que je n'ai plus de tension. Je n’ose pas trop continuer à envoyer de la corde et m'arrête. On s'interroge avec Christophe, et je me demande si Gérard ne s'est juste pas mis dans la "niche" à l'abri de la flotte, et qu'il réfléchit à comment faire pour la dernière partie vu qu'on y voit rien. La communication est compliquée, les décibels ont l'air d'augmenter, et les nuages nous regardent du haut de leur voûte avec un air satisfait. Je me propose de ravaler le mou, j'imagine qu'avec trop de mou, si en effet il est sur une margelle, il n'ose pas se remettre en tension si c'est compliqué pour lui de le ravaler de son côté pour X raisons... Christophe me dissuade.
A ce moment, ce sont deux coups de sifflets que l'on entend, signe d'une belle issue !
Parfait ! Mais qu'a t'il fait tout ce temps?  Il s'est battu avec les kits, et les éléments, mais on en parlera plus tard.
Christophe descend à son tour et met moins de temps que lui. Me voilà seul là-haut, avec ce rideau de flotte qui m'attend dans une 15aine de mètres. Je "check" bien mon matériel, afin d'être le plus organisé possible pour ne pas avoir de coinçage ou autre pendant la descente et c'est parti. Ça cogne, la capuche fait le travail mais on a mal au casque. J'arrive à garder mes pattes sur la langue du diable vert qui me sert de paroi mais ça ne durera pas. Je finis par glisser et me retrouve bien sous la flotte. "Bon ça va, bientôt le surplomb, je vais pouvoir faire 10s de pause et réajuster peut être la trajectoire". Mais on ne peut pas changer le destin.
Pas de surplomb, pas de niche...Juste un peu du beige de mes mains au milieu de ces rideaux gris luisants. Je continue ma descente, concentré sur ma corde, l'eau me fait descendre plus vite que je ne le veux... Arrivé dans la vasque je comprends vite que les deux guerriers avec moi me tirent sur un îlot rocheux. Je me dis que Gérard a dû se battre comme un lion. On devait normalement avoir "pied" partout, mais un seul endroit permettait de sortir du blanc sans trop de problème... Il n'a pas eu cette chance et a du faire preuve de beaucoup d'effort pour sortir de ce tourbillon dantesque. Nous voilà, à rire, content d'avoir pris un peu dans la gue*** et soulagé de sortir de cette tempête.
Mais pour tous les péchés commis en cette journée, nous allions payer.
Il reste un ressaut de 2m. Le Fourbe prend parfois l'allure d'une chose insignifiante... Il est situé à 1,50m devant nous. On installe la corde mais la vasque est blanche...Elle est sacrément blanche...A vrai dire j'ai jamais rien vu d'aussi blanc et ce, même les fois où j'ai pris des "réchappes" par le passé. Christophe et Gérard s'interrogent sur la possibilité de sauter loin... Moi, j'aime pas sauter quand l'appel est sponsorisé "Le petit marseillais" donc je réfléchis à autre chose... Je finis par proposer de jeter un kit dans la gueule du monstre pour décrypter un peu les mouvements d'eaux. Ouais parce que là, on aurait eu besoin de cours de lecture.
Le sac a plongé. Et nous avons pu illustrer une parfaite machine à laver dont aucun être humain ne pourrait ressortir s'il venait à sauter au pied de cette cascade. Et là comme on dit dans les familles bien éduquées en de telles circonstances : c'est la merde !
"Sauter oui? Mais loin? Et si on glisse? Et la veine d'eau? Le courant? Rien que monter sur ce caillou a été une épreuve, imagine repartir???!" On distingue à droite un passage où il est possible d'escalader, à condition d'avoir des ventouses...... Mais qui pourrait donner vue sur une fissure, assez large, et permettant de "shunter" l'obstacle et d'arriver dans l'eau après la zone jugée dangereuse. Par chance, extrême chance...Nous n'avions pas encore rappelé les cordes... Me voilà parti avec mon bloqueur sur le brin coincé par la butée...Les autres sur la même corde à me donner du mou pendant que je tente de me mettre de nouveau à l'eau.
J'ai de l’appréhension, à ce moment-là de la partie, il faut sortir de la galère avec 2 atouts alors qu'on a bluffé une garde sans le chien. Je pars.  L'apocalypse... La guerre…

La flotte se transforme en une pluie d'obus. Le son s'étouffe tellement il est prenant. Malgré le casque et la capuche, les oreilles n'ont pas seulement froid, elles ont mal aussi...Et faire 6m sous cette cascade devient le combat d'une vie. Je bois à moitié la tasse et éprouve un soulagement suprême quand j'ai dépassé le détroit de la prochaine veine d'eau. Il reste à escalader ce petit monticule de caillasse, après quelques mètres de plus à tenter de nager. C'est lisse… y a pas plus lisse. J'exerce une première impulsion après avoir eu pied, pour me hisser sur le premier bombé, mais je n'ai pas la force de tenir, je rechute dans l'eau. J'ai envie de me poser, mais ça ne s'arrête pas, ça frappe sans cesse, et il faut vraiment sortir de là vite sous peine de s'épuiser physiquement et psychologiquement. Deuxième impulsion... C'est gagné. J'adopte la technique du lézard obèse mort pour monter. Si vous ne voyez pas ce que ça donne, imaginez mot pour mot...
Je finis par arriver en haut, j'ai pas mal de mou et l'interdiction de tomber. Si je tombe, la corde est trop longue pour me maintenir dans cette vasque et je ferai en plus tomber mes camarades. Je lève les yeux, après deux pauvres pas fatigués et d'un coup, tout le son s'arrête ! Les embruns deviennent plus légers, j'ai l'impression qu'ils tombent au ralenti. Le temps a l'air de me parler, de me chuchoter des choses...Une éclaircie pointe le bout de son nez et une colonne de lumière vient écarter la grisaille des cieux pour venir se poser à 2m devant moi...

Dans un scintillement parfait accompagné d'une mélodie de lumière, vient se détacher du fond obscur : UN POINT ! Ou communément dit UNE PUT*** DE PLAQUETTE !

Joie !!! Mes camarades comprennent vite ! Il a l'air en bonne forme, je n'ai pas moyen d'en mettre un 2eme mais tant pis ! Je mets une longe py" en 3eme vitesse je me longe en étant confort sur mes appuis et entame un assurage sur "demi cab" pour Christophe. Celui-ci alterne bloqueur et ma traction et arrive malgré ça fatigué à bon port.
"La guerre....La put*** de guerre !"
On enchaîne avec les kits de Gérard. Il a déjà bien trop joué avec dans cette tempête signée H2O 40 minutes avant. On récupère les sherpas et vient le tour de notre guide.
Le pauvre se fait matraquer et entame l'escalade un peu plus à droite que là où nous sommes passés Christophe et moi. Mais la fin de cette épreuve est là, sous nos yeux et les rires de notre camarade accompagnent les coups sur son casque et les plaquages contre la paroi.
Arrivé sur notre 2eme îlot, c'était en réalité lui notre Arche... Ce sont des rires, des tapes dans le dos qui s'invitent au moment. Les nerfs se relâchent. Je ne connais que très peu mes deux acolytes de la journée mais je sais d'expérience que ces moments sont emplis d'humanité.
On part pour sauter après cette fissure, mais finalement on posera une corde de retenue sur le point précédent pour partir sur un mini toboggan à droite. Parfait, ça "shunt" encore plus la mousse et nous voilà en vue d'une nouvelle terre. Quelques 10aines de mètres de nages et nous voilà de nouveau dans le royaume des vivants. La marche de retour est avalée, presque aussi vite que les bières offertes par mes camarades, et c'est une très belle journée, riche en souvenirs qui s'achèvent.
Malgré les métaphores sur le côté biblique de la chose, ce fut une sortie exceptionnelle. Comprendra qui voudra ou qui pourra là où j'ai exagéré ! Au plaisir d'imaginer que vous vous tromperez peut être !

Un grand merci à mes deux acolytes.

Mathieu.

 

Posté par gg55 à 10:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]


11 octobre 2019

Entraînement secours à Baigorri

Vendredi 11 Octobre

Les forces en présence sont : Serge, Valérie, Darioush, Stéphane (que ça f'sait longtemps qu'on l'avait pô vu) et ma pomme donc !
Objectif : revoir les techniques de secours, en particulier pour Valérie qui s'est inscrite au stage équipier / chef d'équipe du mois de novembre.

La bande se retrouve au local pour le traditionnel café matos et direction Baigorri et le rocher école !
Temps magnifique, plutôt trop chaud mais les couleurs d'automne sont bien là.

Au programme équipement en progression puis mise en place des ateliers : répartiteur et système de balancier / contre-poids...

Pique nique serein

Et dire qu'y'en a qui croient qu'on s'amuse

Valérie au hissage

Y'en a qui s'en font pas !

Le tout sans aucun effort !


Et Serge qui remonte sans casque ni se fatiguer !!! Ah Bravo !

Joël

Posté par JFaure à 16:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 octobre 2019

Bitet

Canyon du BITET en vallée d’Ossau

 le 5/10/2019

Lors de la dernière sortie canyon canyon famille sur Ardane, l’idée de descendre le Bitet 15 jours plus tard avait germé. Il fallait mener à bout ce projet, sauf que notre impatience avait négligé le planning du CDS qui prévoyait sur la vallée d’Ossau à Arudy la Journée nationale de la spéléo et du canyon. Sur les conseils de Serge, nous sommes proposés pour venir donner un coup de main lors de ces journées d’initiation. Après avoir réussi à contacter Samuel, le responsable canyon départemental, il est convenu que l’organisation n’avait pas besoin de nos services. Nous sommes tout de même passés par Arudy, histoire de croiser tous les bénévoles de cette riche journée et de boire le café de la convivialité. Nous y avons rencontré l’inévitable Darioush, toujours partant, mais qui cette fois préfèrera la spéléo, Joel notre trésorier, qui n’est pas venu chercher des subventions, mais plutôt crapahuter tel une taupe dans les trous ossalois. Un petit coucou au boss CDS Dominique Dorez, il est déjà 10h passées, nous nous retrouvons toujours à 4 car notre projet « Bitet » n’a pas rencontré de succès.

Pas découragés nous prenons la direction des Eaux chaudes (peut être que nous bénéficierons de cette chaleur dans notre descente !) et nous stationnons près de la sortie. Un petit coup d’œil sur la marque de niveau d’eau (hauteur à 35, bonne marque pour une descente qui devrait être bien aquatique mais sans danger particulier) et nous voilà, après 30’ d’approche, près à attaquer notre parcours. La partie inférieure du Bitet comporte, entre autres, trois passages originaux que Jérôme et Daniel vont découvrir.

 PA050005PA050006

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 12h et nous entamons la partie 1.  Elle consiste à entrer directement (on est encore tous secs !) par un saut de 4-5 m dans une belle vasque bien profonde qui s’enchaîne avec un rappel de 18m pour descendre un toboggan, qui, jadis pouvait se faire sans corde pour les plus audacieux. Le fond de la vasque de réception étant rempli de gravas, nous utiliserons la corde pour descendre en parallèle de l’eau ce premier obstacle. On est tout de suite dans l’ambiance, l’eau est bien présente et la cascade est bien active, la température aquatique est très froide (merci Eaux Chaudes !) et la lumière est beaucoup plus faible. On vient d’entrer dans un long couloir que l’on devra suivre jusqu’au bout. Quelques sauts, nous les tenterons tout de même malgré le froid ambiant, quelques rappels avec ou sans main courante et nous voilà arrivés sur le 2d obstacle original.

PA050040

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet obstacle, visuellement est assez impressionnant, il consiste à descendre une cascade dans laquelle l’eau coule dans un goulet assez étroit au début puis rebondit sur une large pierre pour former une belle queue de cheval. Devant ce spectacle, il faut y aller : rappel sur la première moitié dans le goulet où la force de l’eau nous fait perdre nos appuis puis on s’assoit et s’est parti pour une glissade dans le toboggan final qui passe sous la gerbe d’eau, un plouf dans une belle vasque agitée et toujours froide puis en quelques brasses on reprend autant pieds que  ses esprits. Remis de nos émotions on continue notre parcours, notre marche est ralentie par le franchissement de nombreux troncs d’arbre que la nature en colère a fait tomber dans le lit de la gorge.

 

PA050065        

 

Le troisième obstacle en vue, nous profitons pour faire une pause casse-croûte, un petit sandwich et quelques sucreries sont les bienvenus, on a fait le plein d’énergie. Krystof se charge de la mise en place du rappel avec Jérôme. Une main courante déjà en place permet d’atteindre le point de départ du relais. Ce passage consiste à descendre en rappel la rive gauche d’une cascade de 32m. A partir d’un départ ouvert et bien éclairé, on descend dans une forme de puits où l’atmosphère devient très   sombre et brumeuse, d’en bas on a du mal à voir le suivant nous rejoindre. Le rappel se termine dans une large vasque tumultueuse dont le courant nous amène naturellement vers la berge : une ambiance d’outre-tombe.

                                      PA050115

 C'est où la sortie!PA050102

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passé cet obstacle, nous poursuivons notre parcours en suivant un corridor sombre, les parois verticales sont étroites et hautes même si on devine la lumière du soleil pour le moment aucun rayon arrive à nous réchauffer. Plus tard les berges s’élargissent et la chaleur nous fait du bien. Le parcours est régulièrement encombré par des troncs d’arbre par ci par là. Nous remarquons que l’embâcle majeur qui était difficile à franchir, a été débité, le passage est devenu plus simple : merci à l’équipe de Yoye pour ce super nettoyage.

 

PA050091PA050019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 3 derniers rappels seront posés par Daniel qui veut lui aussi mettre la main à la patte : malgré quelques hésitations, il s’en sort bien, il faudra persévérer.

 

PA050142PA050130

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan final : un casque qui a rendu l’âme, un bout de corde tonchée et un huit au fond d’une vasque. Mais aussi de belles émotions, des images fortes, une ambiance incomparable pour les 2 novices Jérôme et Daniel et pour les déjà initiés Krystof et Gérard. Par contre il est sûr que Jérôme, qui est arrivé enrhumé, est rentré chez lui sans être guéri, les Eaux Chaudes du Bitet ne sont qu’un leurre.

 

PA050127

 

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GG

Posté par gg55 à 14:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 septembre 2019

Ardane - Sortie famille

LEIZE MENDI TTIKI

Sortie familiale canyon sur Ardane sup le 21/09/2019

Cela faisait quelques sorties où l’idée de proposer une sortie avec des jeunes et leurs parents germait dans nos têtes. Lors de la dernière descente sur Saratze, il y a 15 jours, nous nous sommes décidés de  proposer une sortie d’initiation familiale. A l’appel de Krystof, plusieurs familles ayant répondu favorablement, il fallait maintenant l’organiser. Quelques coupons d’initiation (8 quand même, on a fait une sacrée recette !), une fenêtre météo favorable pour le samedi, du matériel pour équiper  tout le petit monde (merci Alexis pour ton aide),  du covoiturage pour un rendez-vous à St Jean le vieux à 8h30 et l’affaire est entendue.

Ah, j’oubliais, il nous fallait un canyon ! Plusieurs possibilités étaient envisageables, la première était le Soussouéou, malheureusement il est en débit libre, pour maintenance, depuis le mois d’août, la seconde (suggérée par la présidente) était Ourdaybi dans sa partie sup, mais là personne ne connaissait cette portion et la troisième s’orientait sur le secteur de Phista avec la partie sup d’Ardane que nous avions déjà descendu cet été.

On aurait pu jouer au jeu des 7 familles, mais seules 3 seront de la partie. La famille Fernandez, père et fils, la famille Arotçarena père et 2 fils et la famille la plus nombreuse, les Hadjuk, père, mère et 2 filles, s’il vous plait. Et puis, 2 individuels complètent le groupe, on dira la grande sœur Laetitia et le grand père GG. Nous sommes donc 11 et nous voilà sur la route de Larrau pour rejoindre le départ de notre aventure.

photo 2 photo 3

photo 1

A peine arrivés on s’active, chacun teste son équipement et l’échange si besoin, les bouteilles d’eau sont embarquées, les bidons étanches sont remplis de compotes, barres et toutes sortes de bonnes choses, il faut bien motiver les troupes !

Nous voilà partis, première intersection, la jeunesse voyant un chemin tout plat, elle s’y aventure naïvement, pensant que le canyon ce n’est que de la descente ! Hélas il faut monter d’abord, mais bon, cela ne durera que 20 minutes. Tout le monde se retrouve devant le départ, pendant que Jérôme et Krystof équipent un rappel sur amarrage naturel pour tester ce petit monde, Philippe et GG donnent quelques conseils : ce n’est pas une course, on s’entraide en se suivant, on ne doit jamais se retrouver seul, on communique sur les obstacles franchis, on peut avoir des inquiétudes mais sûrement les surmonter, si on a très peur ou très froid, il faudra le dire, on va vous aider. Ensuite quelques données techniques sont testées sur le comment se longer à chaque départ de rappel, sur la mise en place d’un vertaco, sur la position d’arrêt lors d’une descente et sur le démontage du descendeur en bas d’un rappel.

photo 4

Tous auront réussi cette initiation ou révision, il est midi, la descente peut commencer. Kristof et Philippe avancent avec les 3 garçons pour équiper le premier rappel après 50m de marche dans le lit du ruisseau. Après avoir démonté l’installation initiatique, Jérôme et GG vont faire de même avec les filles petites et grandes.

Le premier vrai rappel, n’est pas très facile à négocier, car un tronc coincé gêne le départ et on prend une douche dans la descente. Tous auront franchi l’obstacle avec succès, chacun à sa façon mais tous avec une petite appréhension. L’eau est fraiche, on évite d’y rester dedans ou de se faire asperger. Cette devise n’est pas de mise pour les 3 garçons qui s’en donnent à cœur joie et batifolent comme des canetons dans une mare.

Christelle la maman, s’en sort très bien, elle a dû  réviser avant de venir.

Laetitia a très vite mis la cagoule, le froid et le rhume ne font pas bon ménage, en plus la nuit a été courte, pas grave elle serrera les dents et éternuera mais ne se plaindra jamais.

Les  autres rappels seront franchis facilement puis viendra le quatrième plus cocasse.

photo 6 photo 5

Pendant la mise en place de la main courante et du rappel, un premier grignotage est proposé, toute la marmaille et quelques adultes aussi vont se faire plaisir. Cela va un peu mieux le ventre rempli, mais il faudra attendre son tour et le froid est toujours là.

Pour divertir la troupe GG oublie une dégaine sur le démontage du 3° rappel, il sera quitte pour une remontée sur corde, que ne faut-il pas faire pour distraire et réchauffer le groupe ! Ce 4° rappel est plus complexe, il est très glissant, plus long, il y a une légère cassure et on finit dans l’eau jusqu’à la poitrine !

Pendant que les derniers négocient ce 4° obstacle, Kristof et Philippe avancent avec les garçons pour installer la suite. Le 5° sera négocié sans difficulté, il nous permettra d’atteindre le 6° et dernier rappel, mais aussi le plus beau car il fait 20m, il se descend en 2 portions et le soleil illumine comme par magie  l’étroiture. Tout le monde descend avec plus de facilité, même s’il y a plus de hauteur, que les parois sont aussi glissantes, le plaisir se lit dans tous les visages. Il ne restera qu’un toboggan à dévaler pour atteindre le terme de notre parcours.

A priori, tout le monde a apprécié, on a eu froid, quelques appréhensions mais quel plaisir de réussir à franchir ces obstacles, de vaincre ce milieu hostile au demeurant et de partager ses émotions en famille.

La marmaille était composée de Kaiet le plus grand, Candice la plus habile, Gexan le plus joueur, Romeo le plus attentif et Mayline la plus sage.

photo 7 photo 10  

photo 8 

photo 9  photo 11

Leize mendi a de l’avenir, Leize mendiren etorkizuna da.

photo 12

Posté par sergeplanes à 23:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 septembre 2019

Salles de La Verna

Dimanche 15 septembre 2019

Hélène et Serge + 3 initiés (en vue d'un secret espoir d'adhésion au club... On peut rêver)
Laetitia, Ophélie, Fabien

Une fois réglé toutes les considérations administratives :
- demande et inscription via l'Arsip,
- édition des coupons d'initiation, 
- impression de l'autorisation d'emprunter la piste et de stationner, 
- récupération de la clé chez Burguburu,
nous voilà en tenue vers 10 h 30 à la cabane.

Entrains, nous entrons dans l'antre hanté très austère du tunnel non sans s'y mettre à deux pour refermer la porte.

Nous déambulons dans la partie aménagée puis non aménagée.

Nos cinq frontales dansaient allègrement dans l'immensité, lucioles perdues à la recherche du meilleur cheminement.
Chance, le niveau d'eau était extrêmement bas, nous avons quasi tout fait sans semouiller les pieds une seule fois, y compris dans les passages bas habituellement en eaux !

La faim nous rappelant à l'ordre dès l'entrée du métro, nous cassons une petite croûte au sec, puis demi-tour, vers la sortie.

Encore une bonne journée.

Serge

 

 

Posté par sergeplanes à 18:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]


07 septembre 2019

SARATZE

SARATZE, une variante d’OLHADUBIE.

Ce samedi 07/09/2019 le projet « Saratze» va se réaliser. En effet si une descente avait été effectuée en 2013 par Fred et Gilen dans le cadre d’un inter club, nous voulions le découvrir, mais à la sauce Leize Mendi.

Au départ, une semaine avant, 7 inscrits pour cette aventure, une demande d’achat de minibus auprès de notre présidente était envisagée, mais les indisponibilités se succédant nous nous sommes retrouvés à 4. Ouf Virginie tu as eu chaud !

photo 1

Mise en place à partir du parking de Logibar pour une navette de routine qui doit nous mener sur les flancs d’Olhadubie. On aurait pu envisager une entame vers 10h30, en fait il était bien midi quand le départ effectif a été donné. Concentrés sur le contenu de cette descente avec ses 12 rappels, l’approche a été quelque peu négligée. Nous avons quand même perdu 1h30, mais nos errements nous auront fait découvrir une vue imprenable de la cascade de Phista, cela aura été un moment sympathique.

photo 4 photo 3

Enfin sur place, nous rentrons dans le canyon par le second ruisseau que nous croisons. Plusieurs rappels simples s’enchainent et une portion de marche bien sûr glissante, on est en Soule quand même pour ceux qui ont oublié, nous amène vers la partie intéressante du canyon. Une belle mais longue fissure s’offre à nous. Une suite de 9 rappels de 20 à 40m devra être négociée pour atteindre Olhadubie.  La descente se fait souvent sur les fesses, façon toboggan, ou sur les pieds, façon patinage, chacun choisira sa technique. La luminosité s’estompe, nous passerons par plusieurs goulottes et un petit cirque. L’équipement en général est vétuste, il mériterait un bon rafraichissement : le dernier rappel était vraiment limite nous avons laissé un bout de dyneema pour consolider l’ancrage. Nous avons eu plusieurs problèmes de rappel de cordes non pas sur le décrochage mais sur les derniers mètres de retour de corde avec des blocages sur des branches mortes jonchant le milieu du ruisseau. Quelques petits pas d’escalade du duo Kristof - Xipo pour ramener toutes nos cordes à la maison et nous voilà arrivés sur Olhadubie après 3h de descente.

photo 7 photo 5

photo 6

 

Zarratze

Un petit casse-croute régénérant plus tard, nous poursuivons sur Olhadubie pour 2h30 de descente. Le canyon est plus large et les parois sont vraiment plus hautes. Le débit est normal, la température de l’eau est toujours fraîche mais l’air ambiant est plutôt agréable. Quelques rappels basiques plus loin, nous atteignons une petite grotte bien sombre. La frontale de Jérôme nous fait admirer ce passage original et Xipo nous balance un irrintzina à faire pâlir Marie Laplace la lauréate depuis 2016 du seul concours mondial de ce cri basque.

photo 10 photo 9

Nous poursuivons dans  un long couloir très esthétique. Les parois sont verticales et très hautes, une  végétation épaisse et verdoyante tapisse la roche, nous déambulons dans les méandres sur un sol toujours aussi glissant. Afin d’éviter les mauvaises glissades nous alternons les passages rive droite et gauche à l’intuition. Quelques minutes plus tard nous apercevons la passerelle d’Holtzarte qui nous domine de 140m d’après Kristof. Le dernier rappel sous cette structure se fera classiquement en rive droite, nous n’avons pas testé le passage dans le chaos, jugé sombre et bien glissant, il nous tardait de rejoindre la gorge d’Holtzarte. Certes le passage ne mérite pas beaucoup d’attention, mais il nous rapproche du parking d’arrivée que nous rejoindrons au bout de 45’.

Le véhicule d’arrivée sera atteint au bout de 6h de descente, on aura été plus efficace dans la gestion technique du canyon plutôt que dans la navette d’approche. Le quatuor du jour était composé de Jérôme, Kristof, Xipo et Gérard.

photo 12 photo 11

GG.

Posté par sergeplanes à 20:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 août 2019

La Leze - cuvée 2019

LA LEZE par la brèche de KOLOSKA.

Nous sommes quatre ce 24 août 2019 pour rejoindre Egino en Alava lieu où se situe la grotte de la LEZE.

Rendez-vous donné à Urrugne, nous prenons l’autoroute avec l’appréhension de traverser la frontière à Biriatou, où un impressionnant déploiement policier, G7 oblige, filtre le passage du péage. En fait très peu de véhicule et des autorités qui discutaient ou consultaient leur téléphone sans faire attention à notre groupe de canyoneurs. Une heure de trajet par l’autovia et nous voilà arrivés sur le site. Sur place je montre du parking la marche d’approche, elle est bien raide et refroidit l’ambiance joviale qui régnait dans la voiture.

Equipés, les sacs bien remplis de cordes 80m+70m+50m+35m, il faut bien tout cela car de belles verticales nous attendent. La montée paraissait sèche, elle le fut pendant 45’, le quart d’heure suivant une crête horizontale mais assez vertigineuse nous a permis de rejoindre une  brèche. Pour atteindre le premier rappel le passage par une chatière sympathique est nécessaire, elle nous mène directement vers une ouverture d’où une verticale de 60m plein gaz nous attend.

photo 2 photo 3

photo 1

Valérie installe la grande verticale, les ancrages sont béton, les mains courantes en place sont des cables inox, on se sent en confiance. Je descends le premier pour photographier dans bas ce rappel plein gaz, en fil d’araignée. Même si nous avions bien trempé nos cordes au départ, arrivés en bas les descendeurs sont brulants, preuve que la verticale est conséquente et que la descente depuis la brèche Koloska méritait le déplacement. Plus tard, quatre rappels qui s’enchainent par fractionnement et nous voilà arrivés à l’entrée de la grotte de la Leze, sacrée approche !

photo 6

photo 5

Un groupe déjà prêt à attaquer le canyon nous donne l’occasion de casser la croûte et d’admirer l’entrée majestueuse de la grotte. La panse bien remplie nous attaquons la partie sombre du canyon qui est en fait un ruisseau qui traverse la montagne de part en part, le plafond très haut nous fait penser à une faille fermée, une ambiance canyon sombre plutôt que spéléo. A l’intérieur, aucune lueur extérieure, nous franchissons, à la frontale, les obstacles modestes en rappel. Au nombre de 8, les installations sont elles aussi impressionnantes, tout est nickel !

photo 9 photo 7

photo 8

Même si l’eau était bien fraiche, nous n’avons pas refusé de tester les toboggans, les sauts et le siphon, tous de taille modeste. Le retour à la lumière, 1heure après notre entrée, a été bien apprécié car le soleil réussit à réchauffer nos corps rafraîchis. Dehors 35°, tout va bien mieux, surtout que des bières nous attendent à la voiture. Le pique-nique, partagé avec un groupe d’ânes et leurs mouches, fut bien apprécié, car il fallait bien se remettre de cette belle descente (hormis la montée d’approche) qui aura duré 5h.

 

photo 10

photo 12 photo 11

Le retour par la route ne fut qu’une formalité pour Xipo qui aura été le chauffeur du jour, un petit bouchon de 10’ à la frontière pour nous rappeler que le G7 se passait sur la côte.

Le groupe du jour (sans les ânes) était composé de Valérie P, Kristof, Philippe Xipo et Gérard.

photo 13

GG

Posté par sergeplanes à 15:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 juillet 2019

Behia - 27 juillet 2019

Behiako Leiza, ou le trou de la vache…

Participants visibles (seulement à la frontale) : Valérie P., Thomas, 
Darioush

Crachin épais et ciel de plomb, de parfaites conditions pour aller s’enfouir sous la croûte terrestre en cette journée de samedi. Ce sera 
toujours plus sportif que de rester planqué sous la couette, quoique…
Il est 8h et des poussières quand je rejoins mes coéquipiers Valérie et Thomas au local du célèbre Leize Mendi. Pas moyen de dissiper totalement le brouillard de la nuit passée, aussi un petit noir aurait été le bienvenu si la machine du club ne s’était pas sournoisement entartrée…

La bonne nouvelle, c’est que Valérie a apporté les croissants, et surtout que nous partons pour un classique dont je rêvais depuis des 
lustres : oui, c’est bien le fameux Béhia qui nous attend aujourd’hui !
Nous cheminons habilement entre les gouttes à bord du camion-lit-aux-vitres-embuées de Thomas.
Quelques kilomètres de lacets plus loin, en bordure de la forêt d’Orion, se trouve notre point de chute...ou plutôt de descente. La marche d’approche, réduite à sa plus simple expression, nous mène  à 20m de la route sous un arbre courbé. « C’est par ici qu’il faut entrer ! » nous crie le chocard (ou le crave ?) effarouché. L’envergure de la bouche minérale peut nous laisser présager de la suite…

Le réseau resté longtemps en exploration est toujours équipé en fixe, après le 3ème puits, sans doute plus pour longtemps. Au moins 
serons-nous plus légers à la remontée. Une, deux vidanges de vessie et nous nous retrouvons du côté obscur.
P19, P7, P25, Thomas s’attelle à l’équipement et descend le premier. Ce P25 nous donne du fil à retordre, ou plus exactement de la corde à rallonger. Il va falloir gagner un dernier mètre par une pirouette technique à base de chaîne de mousquetons...Valérie qui nous surplombe encore s’en charge avant de nous rejoindre.
Thomas en profite pour m’enseigner une nouvelle configuration du descendeur : passage de la corde en O car diamètre et longueur de corde font un bond à partir d’ici. De quoi aborder ce gigantesque P72 sereinement ! J’ai l’impression de prendre l’ascenseur au milieu des abysses, ma frontale ne parvenant pas à percer l’obscurité du fond de cette salle monumentale. Je prends de la vitesse tout en voyant défiler les mètres de corde. Étroit au départ, le puits s’évase peu à peu en un cône très volumineux. L’atterrissage s’effectue en douceur mais le descendeur a pris un coup de chaud !
Mes coéquipiers ne sont plus que deux étoiles lointaines dans ce ciel de pierre…

Les goulots s’enchaînent dans une interminable descente. Une déviation par-ci, une déviation par-là.
Quelques vasques d’eau cristalline ponctuent le parcours. Un joli P44 avant de bientôt atteindre la base des puits. Presque 3h30 de descension mais le temps semble s’effilocher, jouer de l’accordéon. Les repères spatiaux, eux aussi, deviennent parfois troubles. Serions-nous déjà passés ici ?
Mousserons et pâquerettes peuvent même s’inviter par 400m de fond... 
Après cela, le premier passage plus exigu de la cavité. Nous nous faufilons au travers de cette chatière rocheuse pour déboucher sur notre réfectoire de fortune. Pas le temps de piquer un roupillon, l’objectif étant d’atteindre le bivouac.
De nombreuses empreintes dans l’argile témoignent de la fréquentation régulière de ces galeries. Des pas qui se sont parfois perdus...
Nos prédécesseurs ont eu la bonne idée de baliser le parcours car tous les chemins ne mènent pas à la Rome souterraine ! Mieux vaut ne pas s’égarer dans ce dédale de plus de 11km. Au fil de notre progression le parcours se fait de plus en plus labyrinthique. Les puits ont laissé la place à de grandes galeries qui se divisent, se multiplient, se croisent et se recroisent. Le développement horizontal devient plus important. Je pars en tête en essayant de repérer les lucioles artificielles, tandis que les voix de Valérie et Thomas résonnent toujours non loin dans mon dos.
De petites curiosités ça et là : la trace d’un ancien bivouac, une chrysalide de libellule et une surprenante mousse blanche au sol 
rappelant des billes de polystyrène...des moutons de calcite ?
Le chant d’un ruisseau se fait entendre, suis-je en train de rêver ? Le bivouac est en vue, moins 500 et des bananes, nous y sommes ! Des tentes de camping fort accueillantes mais pas un brin d’herbe. Je ne pensais pas arriver jusqu’ici mais je ne vais pas m’en plaindre. La pause s’impose. Il est temps de déguster une petite madeleine, baptisée « madeleine 500 », et de se réhydrater. La remontée ne va pas être de tout repos.

Nous rejoignons la salle dans laquelle nous avons déjeuné au bout d’un temps...indéterminé !
Le dos calé contre la roche humide, extinction des feux pour une minute de méditation, puis quelques minutes de discussion existentielle.

Je repars devant tandis que Valérie et Thomas tentent de clore le débat. 
Les premiers puits ne sont pas trop énergivores. Au bout de trois je pense déjà être arrivé au pied du P72, non, seulement un petit 44m. Il faut commencer à se demander comment travailler efficacement et ne pas perdre d’énergie inutilement en tirant sur les bras ! Au moins je réussis miraculeusement à ne pas m’emmêler. Une heure, deux heures ou peut-être trois heures plus tard je me retrouve au pied du vase titanesque. Je m’engage sur la corde plein vide. Un vrai élastique.
Plusieurs mètres de corde sont déjà avalés alors que je n’ai même pas décollé du sol…
Une fois en suspension, je dois ressembler à un yoyo pendu sur sa ficelle. La corde défile sous mes bottes mais moi, je ne monte presque pas ! Des vibrations sourdes se propagent sous ma combinaison, je prends conscience que c’est seulement mon palpitant qui tambourine joyeusement contre ma poitrine. Les 20 derniers mètres sont bien plus confortables, enfin une impression d’élévation...
Valérie et Thomas me rejoignent comme par magie, mais eux ont choisi la version fractionnée…

La sortie n’est plus très loin, j’aperçois la paroi suintante et luisante du puits d’entrée. La météo est visiblement toujours aussi 
clémente.

Retour au local après pas loin de 8h d’aventure. Un apéro dînatoire bien 
mérité ne se refuse pas !

Darioush

Posté par sergeplanes à 22:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 juillet 2019

Althagneta - 14 juillet 2019

ALTHAGNETA

Avec Valérie, Sylvain, Philippe et Gérard.

Après avoir descendu Phista la veille, le séjour Leize Mendi en Soule se poursuit ce jour de fête nationale. Althagneta est l’objectif suivant. Après une nuit de repos passée à Logibar, nous devions nous retrouver au petit déjeuner, mais quelle ne fut ma surprise en consultant mon téléphone de constater que Valérie et Sylvain s’en étaient allés porter secours dans la nuit au Gouffre de Couey-Lodge, où une personnes avait fait un malaise et ne pouvait plus remonter.. Les péripéties de la veille n’allaient quand même pas se renouveler. Eh bien non, en effet, sortie du trou au petit matin Valérie, notre valeureuse secouriste, et Sylvain, le tourtereau, sont arrivés au parking de Kakueta avec un peu de retard mais le ventre soulagé par un petit déjeuner bien venu. Entre temps Philippe, qui n’était pas là la veille, nous a rejoint et tout étonné, ne croyait pas possible de faire un canyon après une nuit blanche de secours.

photo 1 photo 2

Les tourtereaux vont nous démontrer que cela reste possible. Navette en place, nous voilà au départ de la descente vers 11h. Un niveau d’eau un peu bas mais suffisant, une température douce et un ciel couvert telles sont les conditions pour entamer ce canyon. Une première partie de ressauts et de rappels plutôt classiques nous amènent vers la partie plus excitante du parcours. Le cours d’eau se rétrécit fortement, les parois hautes et étroites, la végétation en suspension et une luminosité beaucoup plus faible rende le parcours plus ténébreux.

photo 4 photo 3

 Ici les rappels se font dans l’actif et même si le niveau est bas on se mouille très régulièrement. La descente se poursuit dans un long couloir sinueux parsemé de troncs énormes, tant par leur longueur que par leur diamètre : sûrement des vestiges de la tempête Xinthia, on se sent tout petit devant cette nature toute puissante.

photo 7 photo 5

La sortie de ce méandre nous amène vers la partie la plus magnifique, à savoir la double cascade avec sa vasque suspendue : un monument. L’organisation se met en place, Philippe pose le premier rappel assez court qui nous place au-dessus de l’obstacle. Valérie équipe le suivant et Sylvain organise le rappel qui démarre de la vasque suspendue. Gérard, lui ne fait que constater le travail bien réussi de ses compagnons, et descend en premier. Le spectacle est grandiose, quelques clefs d’arrêts pour immortaliser le lieu, nous voilà tous descendus pour admirer d’en bas le profil de cette belle cascade de 50m au total.

photo 9 photo 8

S’en suit un nouvel obstacle de 35m, que l’on aura du mal à descendre  sur nos pieds tellement la roche est glissante, nous terminons tous par poser les fesses dans ce toboggan naturel. Dernière de cordée, Valérie nous gratifie d’un raboutage de cordes plein gaz sur cette partie fuyante, la manœuvre parfaitement réussie nous étions obligés de la féliciter.

Quelques rappels  classiques plus tard, nous retrouvons la gorge de Kakueta que nous descendons  à travers les chaos et méandres en essayant de ne pas tomber, car la réputation glissante des canyons souletins est bien fondée. Le retour par la partie touristique et sa cascade bien fraiche, ne fut qu’une simple formalité et la bière dégustée à l’arrivée fut appréciée à sa juste valeur.

photo 11 photo 10

Très belle descente avec Sylvain le tourtereau, Valérie la tourterelle, Xipo le traileur d’Amikuze et GG le parrain de la sortie.

Posté par sergeplanes à 20:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 juillet 2019

Phista 13 juillet 2019

Participants :Christophe, Daniel, Gérard, Etienne, Mathieu
Participants invisibles : Valérie P., Sylvain
Le réveil sonne, certains se lèvent pour aller bosser un samedi matin, d'autres pour prendre la voiture en direction de Larrau pour aller se rafraîchir en canyon... Je fais parti de ceux-là!
Le rendez-vous est calé pour 9h30 devant Etchemaite.
Partant d'Oloron, je ne co-voiture pas et arrive sur les lieux en avance. En chemin Gérard m'informe par téléphone que le petit groupe aura un peu de retard. Les causes demeurent floues, une histoire de réveil et de clefs..Moi qui pensais qui c'était les aiguilles qui donnaient l'heure, bref...Non en réalité j'ai rien écouté, je suis pas du matin..
Une chose est sûre, pas de soucis pour moi, un bon café chez Etch avec la topo du canyon, que je ne connais pas, et l'occasion de me rafraîchir dans la brume matinale, assis dans le coffre de mon break en bouquinant un peu. Il fait déjà un peu lourd et le soleil devrait se lever.
Un homme s'avance vers moi, guidé par le fluo des cordes et des kits qui débordent de mon navire : c'est Gérard !

 

Serrage de main, quelques têtes connues, reconnues, ou pas, et nous voilà partis sur le chemin du canyon en question.
Alors il faut savoir que Phista se prononce PiCHta. C'est parce que la piCHte est longue avant de garer la voiture !
Quelle galère, obligé de passer la première pour pas laisser mon châssis en plein milieu...En plus de ça Christophe me nargue avec son pick up qui a des roues 2 fois plus grosses que les miennes.

P7130192

On finit par arriver après cette étape bien connue du rallye de la Soule.
Valérie et Sylvain ont annoncé leur retard par téléphone et nous rejoindront dans le canyon. Etant un groupe de 5, on envisage qu' ils ne devraient pas avoir de mal à nous rattraper, d'autant qu'ils connaissent les lieux.
Nous voilà partis pour la marche d'approche, légère. On mélange pas les sports, passé 30 min c'est plus du canyon, c'est de la rando, pas d'arnaque !
Le temps a du mal à s'éclaircir mais on apprécie se tremper les jambes assez rapidement.
On croise à l'entrée un ex gendarme du PGHM d'Oloron, qui accompagne un groupe, qu'on laissera devant nous avec un peu d'avance tout le long de notre descente. 

P7130073

En ce qui concerne celle-ci nous avons choisi l'option la plus longue, qui consiste à démarrer à la prise d'eau. Ce canyon d'initiation offre l’embarrât du choix en ce qui concerne le départ. Il y a aussi possibilité d'arriver au milieu de la partie supérieur, avant le croisement avec le ruisseau Phista, par un R7, ou partir également de la grosse buse plus bas afin de faire que la seconde partie, ayant généralement un peu plus d'eau.
L'ambiance est très agréable, la végétation luxuriante du coin donne une fois de plus des airs de Papouasie, ou du Jurassic Park... Les rayons de soleils viennent à point nommé pour éclairer les plus belles vasques après de très beaux cassés.
En toute honnêteté je m'attendais à un "petit truc", sympa, mignon... J'ai été très agréablement surpris. Certains enchaînements sont très esthétiques.
Niveau équipement, il y a de quoi s'amuser un petit peu et de quoi contenter tout le monde.
Concernant celui-ci c'est Christophe et moi même qui sortons un peu de corde à chaque obstacle afin d'enchaîner un peu plus vite vu la taille de notre groupe.

P7130028

On fait un peu de tout, ça débraille, ça part sur des AN, ça fout des kits pour gérer des frottements...On a même eu des dev humaine courageuses de la part de Christophe.. Bah oui courageuses..Il y en a qui pèsent !
Une heure passe et le soleil a définitivement investi les lieux. Les reflets dans les vasques, les odeurs des arbres, les embruns qui viennent caresser nos vis.... NON MAIS C'EST QUOI CES CAILLOUX QUI GLISSENT??!!
Ah le pays Basque ! J'avais presque oublié que le mot "adhérence" ne faisait pas parti du champ lexical local. On pourrait peindre les galets des canyons et les vendre en tant que savonnette, ça passerait inaperçu!
Au bout d'une heure, on profite de notre arrivée à l'intersection des deux affluents pour grignoter un peu, compote clope, le repas des rois. 
Toujours pas de nouvelles de Valérie et Sylvain qui devaient nous rejoindre en cours de route. Étonnés, en vu du temps qu'on met avec le groupe du guide devant nous, nous continuons tout de même notre descente.

P7130034

C'est de plus en plus mignon, le caractère vertical se démarque un peu plus sur la fin, ça enchaîne bien et on oublie vite les glissades pour prendre le temps de profiter des dernier rappel.
Bon côté révision pour les multi-points, on repassera, la majorité des MC sont équipées en fixe, et on n'a pas non plus trouvé de lieux adéquats pour travailler les guidés de manière confortable à la demande de Christophe.
Ce n'est que partie remise !

Le dernier rappel de 12 est superbe malgré le fait qu'on ne peut pas sauter en vu des changement qu'a subit la vasque à l'inter-saison. Et entre nous...J'aurais peut être mis une corde quand même !
On s'offre tout de même le luxe de régler la corde à 3m de l'eau après avoir sondé, pour finir avec de belles éclaboussures. 
"Défroquage" pour tout le monde, on enlève les "baudards" et on se prépare pour la marche de retour. 
Quelle surprise quand je découvre qu'une fois après avoir enlevé ma combi, remis mon short, torse poil...Il reste encore quelques dizaines de mètres dans l'eau..
Me voilà à faire le chat, à tenter de ne pas me faire un autre genou et à ne pas me mouiller, alors que Daniel s'empresse de me montrer à Christophe comment se la "coller" entre deux blocs..Heureusement, rien de méchant.
La remontée dans la forêt se fait assez rapidement, du moins ça correspond au temps annoncé dans le topo, et tout le monde apprécie que je serve de "paramouche". C'est comme le truc pour attirer les éclairs, mais avec les mouches..Bah ouais je suis à poil et je transpire !
On arrivera à la sortie du bois au bout de 20 minutes, après avoir passé les obstacles les plus dangereux de la journée je pense...Entre les échelles bancales, et les toboggans de terre..Le baudrier ne sera pas du luxe par temps plus humide c'est certain !

P7130059

Quelques blagues plus tard, les voitures sont en vue. Mais pas que... Voilà Valérie et Sylvain qui sont sortis avant nous du canyon et qui nous attendent à leur tours.
Ils sont entrés au niveau du R7 dans la partie supérieure mais ne nous ont pas intercepté. Le fluo de ma corde leur a fait peur c'est certain !
Christophe transforme le coffre de son pick up en table d'hôte, on discute un moment et nous voilà à prendre le dernier casse-dalle de la journée avant de repartir gentiment mettre un peu de poussière sur la piCHte.
Une partie du groupe restera le soir à l'auberge Logibar à Larrau pour enchaîner le lendemain avec un autre canyon de la zone.
Je n'ai malheureusement pas pu me libérer mais reste enchanté de cette première journée officielle dans ce nouveau club, qui présage de bonnes sorties !
Mathieu

Posté par tipianotte à 17:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]