Voyageurs des strates

21 août 2016

L 5

La découverte récente du gouffre Ximista relance l'interêt d'une revisite de cette zone étroite située entre la piste de Leize Handi et la Mouche en contrebas.

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Aussi,aujourd'hui,je projette d'aller faire un tour dans le L 5 alias le " Vieux clou ",cavité que je ne connais pas mais qui m'avait parue interessante en raison de son courant d'air aspirant.

Le courant d'air n'est pas présent aujourd'hui peut être en raison d'une météo pas vraiment chaude.

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Le seul spit du puits d'entrée me paraissant insuffisant,je rééquipe en sécurité l'entrée de la cavité.

 

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Le puits permet d'arriver dans une salle confortable et une légère pente conduit sur une petite ouverture qui est en fait le puits suivant.

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Jusqu'ici,le gouffre est agréable,les puits sont spacieux mais dès le fond du deuxième puits,on sent que les choses vont se compliquer.

Après avoir descendu un éboulis,j'arrive à l'entrée d'un méandre.Je pensais pouvoir tenir debout mais il s'agit plutôt d'un boyau étroit ou il faut ramper.

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Je passe au dessus d'un puits,je crois qu'il s'agit d'un P 4 non descendu,et m'arrête en haut du puits suivant,normalement un P 13.N'ayant plus de cordes,je stoppe mon explo.Un léger courant d'air soufflant est présent ici.

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La cavité change ici et on ne peut pas dire que c'est le royaume des grands volumes,c'est plutôt intime.

Il faudra quand même revenir pour aller au fond de ce gouffre et qui sait espérer aller plus loin même s'il faut employer des moyens plus percutants,le positionnement du gouffre étant potentiellement interessant.

 

Philippe

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31 juillet 2016

Ximista - Leize Handi - Urkulu

Perdu au milieu de nulle part on vous dit ! Bout de ficelle et bout de bois...

Et hop ! Mêmes conditions, brouillard, crachin Quand on vous dit que c'est étroit ! Un joli petit nœud

Dimanche 31 juillet 2016 – Ximista – Leize Handi

Fred, Iban, Philippe, Serge

Forts de notre découverte du lundi passé, nous revenons, constitué d’une équipe d’explorateurs, armés du matériel nécessaire pour descendre à moins 200 !

Par politesse, Philippe et moi, on passe au kayolar, en douce pour boire un café et discuter avec le berger, mais on les retrouve en famille, on parle beucoup…

Vers 11 h 00, on monte vers le trou dans un crachin des plus pénétrants, pas de doute, on sait où on est, et, malgré le brouillard, on retrouve le trou caché sous une planche en attendant la clôture promise par le syndicat.

 

On équipe un peu mieux que la première fois, vu que ce sera sans nul doute un trou majeur sur Urkulu !

Je purge l’entrée, terre, blocs, je plante des doubles points quasiment partout.

Iban s'engage Salle de l'arche de Noé

Philippe me rejoint à la base du puits où il découvre à son tour la belle salle dite «  Arche de Noé » pour 2 raisons :

-          une belle arche décore le milieu de la salle

-          deux brebis et un chien ont atterri là même

En attendant Fred et Iban qui doivent nous rejoindre, nous explorons les recoins de la salle. La base de donne rien.

Philippe escalade un petit ressaut de 5 mètres qui donne sur 3 puits parallèles.

Descente du 2ème puits parallèle Le même en contre-plongée

Nous en explorons un, un P 6/7 m qui ne donne rien.

 Deux brebis égarées Base du puits P39

Nous remontons manger (14h00) et nous repartons vers le 2ème puits quand les 2 petits jeunes nous rejoignent. On se relaient pour équiper ce 2ème (P14) et 3ème (P6) puits, mais ils ne donnent pas suite malgré un léger courant d’air.

Philippe en explo sur le 1er puits parallèle En bas du 1er puits

Iban fouine, mais sans succès.

Nous remontons vers 17 h 30.

Tout le monde est sorti vers 18 h 30, on sort un par un malgré les fractios car ça parpine en tête de puits.

Extraction Iban Extraction Sergio, la grâce en plus

Un crachin franchement pluvieux nous accueille, ça caille un peu, n’oublions pas que nous sommes un 31 juillet !

Nettoyage du matériel au Jai Alai, à l’eau chaude s’il vous plait, petite bière et hop, à la maison.

Une belle petite première depuis bien longtemps…

Serge

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25 juillet 2016

Spéléo Secours sur Urkulu

Lundi 25 juillet 2016 – Spéléo Secours sur Urkulu

Fred, Serge

Tout à commencé dès le réveil à 10 h 30, où un coup de téléphone anonyme demande de l’aide à Alexis, qui, indisponible, me transmet l’info plus le numéro qui s’affiche, pour aller sauver un chien qui est tombé dans un trou inconnu, sur le mamelon de Leize Handi.

Philippe est indisponible, Fred est disponible.

J’enquête un peu plus, je tombe sur Ramuntxo (de Leize Handi) qui me résume la situation :

Son voisin de kayolar, Manuel, cherche des intervenants pour tenter de retrouver leur chien qui est tombé dans une cavité inconnue, à même le sol.

Vers 11 heures, nous montons avec Fred et quelques mètres de cordes.

Par hasard, on croise les pompiers d’Oloron qui sont venus voir malgré tout, sur insistance du berger. Ils n’ont rien tenté et rentrent à Oloron.

Nous sommes accueillis par les occupants du Kayolar Paris, Francesca est très émue, c’était son chien, elle nous offre le café gentiment.

Rien au milieu de nulle part Bon, ben, le trou ! 

Dans un brouillard standard sur Urkulu en plein juillet, le berger nous amène au bord du trou, en effet absolument invisible tout autant qu’improbable en affleurement sur le pâturage.

J’équipe tant bien que mal, m’enquille dans le trou, je plante 3 ou 4 goujons si jamais quelqu’un repasse après moi, mais je m’attends à mettre pied au sol rapidement.

Que nenni. Je pose pieds au sol bien plus tard, avec seulement 3 ou 4 mètres de rabe sur ma C58 que j’avais prise pour rigoler !

Si je soustrais la main courante et les boucles de nœuds, le puits doit bien faire 30 à 35 mètres.

Le pire c’est que je tombe dans une grande salle, avec un potentiel de suite intéressant.

Merde, il faudra revenir.

Concentré sur ma mission première, j’appelle le chien par acquit de conscience, car, vu le P35 plein pot et le tapis de cailloux et blocs ici-bas, inutile d’espérer trouver Ximsita vivant.

P39 tout de même Là où Ximista gisait

Je retrouve Ximista mort en contrebas, contre une brebis récemment tombée également.

Raide et froid, avec une blessure au coté, inutile de m’éterniser ici, je dois remonter informer Francesca et Manuel et remonter aussi le petit colis dans le sac du perfo que j’avais anticipé grand au cas où.

Dehors, il bruine, Francesca est effondrée, on déséquipe et on gagne le kayolar pour un apéritif sympa, mais pesant, perdre un animal de compagnie dans ces circonstances-là, est flippant. Et encore, ce n’était qu’un chien !

Souvent, leur enfant d’une dizaine d’année, gambade par-ci, par-là, sans se douter du gruyère qui nous attend dans le sous-sol.

Avec Fred, on décide de revenir au plus tôt…

Serge

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21 juillet 2016

Ourdaibi 21/07/2016

Philippe, Iban, Fred

Changement de programme, Météo France annonçant des orages, on décide de ne pas partir sur Saratze et de plutôt faire Ourdaibi en partant tôt.

Rdv à 7h30 au club, et le temps de boire le café à Tardets et de s'équiper, on rentre dans le canyon vers 10h.

On décide de laisser le haut et de rentrer à la 1ère échappatoire. Le début est toujours aussi encombré d'arbres et l'équipement un peu technique, les relais étant plutôt hauts!!

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Petit crachin durant une partie de la descente, mais l'eau est très douce et on se trempe régulièrement, car on a un peu chaud dans nos combis.

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Très joli canyon, avec des parties vraiment magnifiques, particulièrement la cascade de 25m.

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On boucle tout ça en 2h30, et on mange à la sortie.

Retour à Tardets pour voir si la bière est aussi bonne que le café

Fred

 

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Motivé,motivé !

Un petit résumé d'une désob entreprise quelque part en fôret d'Orion.

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Merci Olivier pour ton coup de main,j'ai agrandi le fond et le courant d'air est toujours là.   Philippe

Unknown

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12 juillet 2016

Camp Urkulu 2016

Compte-rendu camp Urkulu

du samedi 18 au samedi 25 juin 2016

Leize Mendi / Spéléo Club de Périgueux

 

Urkulu-juin16-006Le camp n'a pas motivé les foules, aussi dès le vendredi je descends seul de Dordogne sous une pluie battante tout du long de la route. Tristan, contrairement à l'année précédente, ne peut pas se joindre à nous, il attend un heureux évènement...

Nuit à Saint-Michel chez Peio.

 

Samedi 18 juin

 

Philippe P. / Roger L. / Olivier D.

 

 

RDV avec Philippe au local de Leize Mendi que je découvre pour la première fois depuis le déménagement du Jaï Alaï. : c'est plus lumineux, au moins il y a des fenêtres ! Nous récupérons les dernières choses manquantes : perfo, batteries rechargées, cordes, amarrages, kits et babioles toujours utiles à ce que l'on croit toujours... Le temps est couvert, parfois de belles apparitions du soleil mais brèves, et lorsque nous montons sur la petite route d'Urkulu, nous allons de plus en plus vers les nuages et un fin crachin, le tout poussé par une petite bise fraîche. 

OK, personne ne se faisait d'illusion sur le temps qu'il allait faire les jours prochains, aussi avais-je prévu pour la pluie et le froid, du genre sortie automnale dans les Pyrénées. En passant devant le cayolar Barbareña, je pose un panneau jaune fluo avec une flèche sur le bord de la route pour indiquer, à ceusses qui ne connaissent pas encore, de prendre à gauche la piste qui mène au cayolar Leize Handi. Cette dernière est passablement arrosée, de grosses flaques barrent la route mais ça passe et c'est dans un brouillard épais que Philippe et moi arrivons au cayolar.

La clé est à sa place, l'intérieur est froid et humide et un coup d'éponge sur la nappe et sur le plan de travail pour enlever les crottes de souris et nous pouvons décharger les affaires. Le groupe électrogène du SCP – ultra silencieux – est installé ainsi que l'éclairage qui va avec, et toute la mangeaille et tout l'attirail plus ou moins nécessaire à un camp d'une semaine.Urkulu-juin16-004

Repas à l'abri et nous partons braver les éléments pour descendre dans la grande cuvette d'Elhursaro et aller au G 701 (G pour Garateme, la montagne où se trouve l'entrée). Cette fois, Philippe me montre un nouveau chemin moins pentu pour descendre jusqu'au fond du ravin où s'ouvre l'entrée du gouffre. Par une longue sente en pente douce depuis le haut de Garateme, chargés de pas mal de matos et sous une pluie fine, nous arrivons au ruisseau à sec, nous reprenons le sentier sur l'autre rive pour patauger dans la boue puis glisser sur les rochers dans le lit du ruisseau. Aujourd'hui la température extérieure est fraîche et le trou aspire nettement contrairement à ce que nous avions vu l'an dernier où il soufflait fortement alors que la température extérieure était plus chaude. Un signe positif pour nous, le phénomène est dans dans la logique des courants d'air souterrains : froid = aspire, chaud = souffle ! L'idée aujourd'hui est d'aménager le passage de l'entrée jusqu'au p. 10 en attaquant d'abord la margelle au dessus de la tête de puits qui rend le passage vraiment mal commode à la descente ainsi qu'à la remontée. Pendant que Philippe fait les trous, je descends jusqu'au terminus actuel  vers les -30 m, direction la tête dans le boyau du fond où je sens le courant d'air aspirant mais il va y avoir du boulot pour élargir tout ça pour courrir vers l'inconnu ! Le trou est bien humide, un ruissellement d'eau part dans ce même boyau tandis que le puits est arrosé comme s'il pleuvait. Une fois remonté 2 tirs de paille dégage la margelle, je suis trempé à cause de ma vieille combinaison toute trouée, j'ai froid et nous remontons après cette première prise de contact avec le trou. Nous regagnons la voiture par le même chemin et un SMS m'indique que Roger est déjà en train d'arriver au cayolar, il est 17h et nous nous retrouvons au cayolar sous un temps moche et humide. Le feu est démarré ainsi quele groupe électrogène et il fait déjà meilleur dans ce vieux cayolar de Leize Handi. 

Apéro, bouffe et dodo dans le cayolar pour Roger et moi, non sans être dans l'odeur âcre de la fumée.

 

 

Dimanche 19 juin

 

Philippe P. / Roger L. / Olivier D.

 

Réveil dans le brouillard, le vent et la pluie.Urkulu-juin16-001 Nous faisons quelques tests pour peaufiner les tirs puis dans la confection des bonbons : un beau rocher en fait les frais, c'est de bonne augure. En début d'après-midi nous partons au trou, la température est plus clémente 200 m plus bas qu'au cayolar et nous sommes en dessous des nuages, cette fois nous pouvons apprécier le paysage et voir la vallée en bas. A l'entrée de la cavité nous remarquons l'inversion du courant d'air due à l'élévation de la température extérieure mais l'air qui en sort est très froid, je sens que nous allons nous peler ! Pour me protéger un peu plus, j'étrenne ma nouvelle combinaison "Jamaïque” (rouge, vert, jaune, noir) made in Stéphane ! La classe ! Roger et moi descendons jusqu'à la tête de puits pour continuer à élargir les passages en remontant. Quatre tirs ont un résultat incroyable etnous avons beaucoup de cailloux à évacuer, mais c'est facile, il suffit de pousser avec les pieds pour tout évacuer dans le puits. On avance vite et on gagne en confort. Quatre autres tirs dans le passage le plus étroit, deux sont sans effet et encore beaucoup de gravats à faires descendre. Un dernier tir avant de partir mais sans résultat, le rocher est faillé et il faut jouer de la pointerolle et de la massette.

Il est 19h passées lorsque nous remontons, le cayolar est dans la brume et il fait grand beau dans la vallée. Philippe repart chez lui.Urkulu-juin16-014

Platée de spaghettis à la tomate et au lit.

 

 

Lundi 20 juin

 

Urkulu-juin16-011Roger L. / Olivier D.

 

Grand soleil au réveil, des écharpes de brume se lèvent doucement, Roger voit pour la première fois depuis son arrivée le paysage alentour : le pic d'Errozate émerge,le pic d'Ohry se laisse enfin voir. Urkulu-juin16-008Petit-déjeuner dehors, nous lézardons au soleil tandis que nos affaires sont étalées partout à l'extérieur pour sécher, le pied !

Nous préparons de nouvelles charges et nous avons la visite de la pimpante Emilie qui passait par là et qui vient nous dire bonjour. Urkulu-juin16-007Départ au trou vers 15h. Le gouffre souffle encore plus méchamment que la veille : fort et froid. 

Au passage, nous voyons pour la première fois la Tour d'Urkulu qui trône au dessus des rochers à 1400 m. Nous continuons à "rectifier" tout le méandre jusqu'au puits. Au total quatre tirs particulièrement efficaces, nous en déblayons un peu. Départ vers 20h.

Au cayolar, du monde nous attend : Alexis est arrivé ainsi qu'Eric D.Urkulu-juin16-009 qui a accepté l'invitation au camp, il est le "représentant" de la SSPPO qui a découvert le trou dans les années 80. Alexis a monté des grillades et donc c'est un festin qui nous attend !

Eric monte sa tente, Alexis dort dans sa voiture.

 

Mardi 21 juin

 

Alexis A. / Eric D. / Roger L. / Olivier D.

 

Urkulu-juin16-012Le soleil est au rendez-vous dès le réveil. Petit déjeuner puis nous filons au trou.Eric mesure la distance : 13 kilomètres à l'aller et nous croisons des hordes de pèlerins de toutes nationalités qui montent péniblement la petite route goudronnée pour passer la frontière et atteindre la prochaine étape du chemin de Saint-Jacques de Compostelle : la collégiale de Roncevaux. 

Le sol du petit sentier qui nous amène jusqu'au ruisseau a considérablement séché depuis qu'il fait beau, l'ambiance sous le soleil change tout : pas un nuage dans le ciel, nous voyons le paysage aussi loin que le regard le permet.Urkulu-juin16-010

En descendant, je montre aux autres l'entrée de l'AM 702 dit "Le Réacteur”, trouvé l'an dernier par Tristan A., le souffle est tellement fort que nous le sentons depuis le sentier et la fougère qui pousse devant l'entrée fait la danse de saint Guy ! Le G 701 souffle lui aussi très fort, il faut se motiver pour s'équiper et affronter le froid.Urkulu-juin16-005 Alexis et Roger descende finir de casser du caillou dans le méandre et faire un dernier tir. Eric, qui a descendu ses outils, et moi déchaussons tous les gros blocs pris dans la terre à l'entrée : en seulement quelques minutes, l'entrée est bien élargie. Alexis descend la corde du puits pour rééquiper, nous le suivons de près avec Roger, pressés de descendre car nous sommes en plein sur le chemin du courant d'air glacial, mais il est capital de purger les margelles où se sont accumulées quantités de blocs de toutes tailles. La trémie se passe bien malgré quelques passages étroits que nous délaissons car nous voulons nous attaquer en priorité au boyau terminal du gouffre. L'air qui s'en échappe est très fort, à tel point qu'il “rugit” ce qui est très motivant pour une suite : cela pourrait annoncer un passage très resserré qui donne dans une galerie volumineuse ou un puits, qui sait ? Il faut creuser pour le savoir ! Rapidement Roger sort le perfo et le voila en train de faire des trous pour élargir le passage pour que nous puissions manœuvrer à l'aise. Les tirs sont déclenchés depuis le bas du puits en dehors de la trémie mais nous nous prenons pas mal de gaz poussés par le courant d'air. Ensuite la cadence se règle : tir puis massette et pointerolle pour finir de dégager le rocher et enfin on fait une chaîne humaine pour se passer les blocs et les stocker sur le palier au dessus de nous. Pendant ce temps là, Eric continue de travailler  sans relâche dans le méandre d'entrée, nous entendons depuis le bas le bruit des tirs. Nous remontons aux voitures en ayant laissé pas mal de matériel à l'entrée pour être plus léger. Alexis repart chez lui. Apéro au soleil en dégustant un petit blanc frais de l'Entre-deux-Mers.  Comme tous les soirs, il faut allumer le groupe électrogène pour recharger les batteries des accus des perfos et pour s'éclairer. La nuit tombante nous laisse découvrir un magnifique lever de lune au dessus du pic d'Ohry. 

 

 

Mercredi 22 juin

 

Eric D. / Roger L. / Philippe P. / Olivier D.

 

Le soleil est encore au rendez-vous au réveil, un bonne journée s'annonce. Philippe nous rejoins au cayolar. Nous passons la matinée à préparer le matériel nécessaire à la désob, nous mangeons sur place avant de partir au trou. Urkulu-juin16-016Cette fois nous mesurons la température du courant d'air qui souflle toujours aussi fort d'autant que la température extérieure est chaude aujourd'hui : 6 °C ! Eric, en grand connaisseur des Arbailles, nous explique que cela correspond à la température du courant d'air de circulation du massif et donc que nous ne sommes pas dans un courant d'air de surface ou de faille ce qui nous pousse à croire que nous sommes sur l'entrée d'un grand réseau. Si cela pouvait se vérifier, un nouveau grand réseau sur Urkulu serait la consécration de beaucoup de désobs acharnées menées depuis des années sur le massif ; allez, faut y croire, on tient le bon bout !! 

Urkulu-juin16-019Eric continue de dégager le méandre d'entrée, on le laisse continuer pour aller au fond, travailler au corps le boyau pour qu'il nous livre ses secrets, mais il refuse de se laisser faire facilement, le bougre ! 

Pendant que nous sommes en bas, Serge passe à l'entrée nous dire bonjour mais seul Eric le voit. Nous continuons cependant à gagner des centimètres petit à petit puis nous décidons de faire quatre tirs simultanés depuis le haut du trou mais la batterie de 12 V d'Eric ne suffit pas, il faut utiliser la batterie de 36 V du perfo pour entendre le résultat. Nous partons sur ce tir, nous verrons demain le résultat. Retour aux voitures et au cayolar où Iban nous attend, et il a remonté des grillades et du pain, il nous annonce que la température était de 39 °C dans la vallée de St-Jean aujourd'hui ! Serge, quant à lui, nous a laissé également du pain ainsi qu'une bouteille de cidre. Apéro dehors tandis que le barbecue travaille pour nos estomacs. Je vérifie les messages sur mon téléphone au seul endroit où ça passe et Olivier H. est sur le point d'arriver, nous l'attendons pour atteindre le cayolar et il nous trouve tous en train de se mettre à table. La nuit tombante nous laisse découvrir un magnifique lever de lune au dessus du pic d'Ohry. Olivier et Iban dorment dans leurs voitures.

 

 

Jeudi 23 juin

 

Eric D. / Roger L. / Philippe P. / Iban D. / Olivier H. / Alexis A. / Olivier D.

 

Le soleil est encore au rendez-vous. Eric, réveillé depuis longtemps, nous pousse à nous activer et à 8h tout le monde est réveillé voire debout ! Alexis nous rejoint directement au parking en haut du Garateme avec un vieux bidon qui va servir à sortir les cailloux de la désob. Urkulu-juin16-013Aujourd'hui, c'est un record d'affluence, nous sommes nombreux à descendre, tant mieux, ça devrait bien avancer. Roger préfère aujourd'hui rester aider Eric à finir d'aménager le méandre d'entrée, le reste de la troupe va au fond triturer le boyau. Olivier H. découvre le courant d'air violent du gouffre, c'est vrai que ça change beaucoup de ce que l'on peut avoir en spéléo en Dordogne ! Les tirs de la veille ont eu peu d'effet mais le bidon est bienvenu pour évacuer les cailloux, d'autant que nous sommes suffisamment nombreux pour faire une chaîne et entasser les gravats sur le pallier à l'arrière.Au dessus de nous, l'équipe de choc Eric/Roger enchaîne les tirs dans le dernier passage bas avant la sortie. Au fond, c'est l'alternance massette/pointerolle et tirs, nous nous relayons souvent pour supporter le froid glacial du courant d'air. Nous avançons très difficilement au fond car le rocher s'avère faillé, nous avons affaire à un mille-feuille composé d'une alternance de roche et de fines couches d'argile ce qui rend les tirs sans résultat ou peu efficaces.Urkulu-juin16-017 On s'acharne quand même mais la progression de l'élargissement diminue. Nous finissons la journée en déclenchant depuis l'extérieur 3 tirs simultanés, on verra bien le résultat ! La sortie du trou est maintenant facile après le travail d'Eric et Roger qui ont augmenté la taille du boyau initial : remonter avec un kit est désormais largement plus aisé qu'il y a encore quelques jours ! Nous laissons tout notre matériel (combinaisons, baudriers) pendu sur les branches des arbres pour sécher tranquillement. Nous remontons aux voitures, Alexis redescend chez lui tandis que nous filons au cayolar où nous retrouvons Stéphane V. venu passer la soirée avec nous. Le temps change et le brouillard est en train de nous envelopper doucement. la désob,ça rend fou !Roger repart chez lui ce soir, Eric aussi nous quitte content d'avoir fait du bon boulot.

Je reçois un texto de Tristan qui m'informe qu'il est papa depuis ce matin d'un petit Eban, félicitations aux parents et nous sommes obligés de trinquer à sa santé !

Dans la soirée Philippe nous quitte à son tour tandis que nous éclusons méthodiquement des bières avec des conversations qui s'étirent jusqu'à tard dans la nuit. Au final, Stéphane reste dormir au cayolar.

 

 

Vendredi 24 juin

 

Iban D. / Olivier H. / Olivier D.

 

Lever tardif, nous sommes dans un brouillard humide, Stéphane nous quitte à son tour. Nous mangeons avant de descendre au G 701, nous profitons d'être encore trois pour avancer au maximum. Nos affaires laissées la veille sur les branches sont trempées, on s'équipe vite pour aller sécher dans le courant d'air ! Les trois tirs Urkulu-juin16-020déclenchés la veille n'ont pas du tout marchés, nous continuons mais sans succès, il faut se rendre à l'évidence, nous n'avons pas ce qu'il faut pour être efficaces, nous ne pouvons plus avancer. Iban enfonce la tête au maximum sans le casque pour voir la suite. Le passage est très étroit on peut voir le boyau qui bifurque vers la gauche et s'agrandit et le vent est toujours très fort et produit un grondement comme les jours précédents même s'il est plus faible à cause de la baisse de la température extérieure. Dans une position de ver de terre dans ce passage étriqué, j'arrive un peu à casser du caillou à coup de massette pour ne voir guère plus loin qu'Iban, mais la suite s'annonce pas mal, on dirait qu'un méandre plus grand débute, Olivier lui, entend la rivière plus bas ; difficile à dire, je pense personnellement que c'est uniquement le bruit du vent mais qui sait ? Iban doit partir, nous le chargeons de tout le matériel dont nous n'avons plus besoin et Olivier et moi décidons de "rectifier” les passages étroits de la trémie avant de partir. La grosse dalle au pallier du fond qui nous génait pour passer nous donne du fil à retordre mais nous l'avons à l'usure, idem pour un passage étroit un peu plus haut qui se retrouve bien élargi en un tir qui me surprend par son efficacité. Un dernier petit tir dans le passage bas améliore désormais son franchissement. Au final, nous quittons le trou avec le sentiment du travail accompli même si nous ne sommes pas passés plus loin dans ce trou. Nous remontons tous les outils et tout ce qui traîne et ensuite toutes nos affaires pour regagner la voiture et le cayolar dans un brouillard épais. Nous passons la dernière soirée tranquillement.

 

 

Samedi 25 juin

 

Olivier H. / Olivier D.

 

Nous nous levons dans un brouillard épais et humide, il pleut en rafales. Urkulu-juin16-021J'amène Olivier lui montrer la grotte d'Oyenbeltxa et ses griffades d'ours. Nous allons jusqu'au fond puis à la sortie nous constatons que le temps ne s'est pas amélioré !Nous rangeons tout le cayolar et tout le matériel dans les voitures. Tout est en ordre et propre. Olivier repart en Dordogne, quant à moi je redescends dans la vallée en ayant fait une halte avant Estérençuby pour nettoyer des kits et les outils dans la Nive. Puis direction Baigorri pour déposer tout le matériel du club chez Alexis. Rendez-vous est pris pour remettre les couverts en septembre.

Nous sommes près du but, du moins de savoir si nous allons déboucher dans quelque chose de grand, il reste quelques séances de désob avec du matériel adapté pour être fixé sur le devenir de ce G 701. A n'en pas douter, la prochaine séance en septembre devrait nous révéler la Vérité ! Courage mes Frères !

 

Urkulu-juin16-022

 

 

 

 

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10 juillet 2016

Pendant que les marseillais cuisent à la plage.

Et ça désob,ça désob.Putain !!!! aujourd'hui,j'ai sorti un bloc,au moins ......100 kg !!

Le courant d'air est toujours là.

Je l'aurai,un jour je l'aurai !!

 

Philippe

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03 juillet 2016

Ode du désobeur solitaire

Par un beau dimanche ensoleillé

 M'en vais vers Garatémé

Pour faire le pétard chanter

Dans mon trou bien caché.

Voltigent les gros blocs bien fêlés

Dans le ravin s'en sont allés.

Mais non,je ne chasse pas le sanglier

Mais j'ouvre bien ma cavité.

Le courant d'air est toujours là

Et le thermomètre est au plus bas.

Me sentant seul au fond des bois

Je remonte illico presta.

Mais ne t'en fais pas mon trou la la

Je reviendrai pour aller plus bas.

 

Bauphilippedelaire

 

C'était la complainte du désobeur fou.

 

 

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02 juillet 2016

Artazul 11/06/2016

Alexis, Philippe L, Jean-Luc, Fred

Nous nous donnons rendez-vous aujourd'hui pour aller voir la perle de la Navarre. Le rendez-vous dans un petit village près de Pampelune, entraîne un bon retard, le téléphone ne passe pas et, à proximité de pampelune, il y a 2 bleds Anots, ou Anos ou Anotz ou encore Anoz, ça varie au grès des cartes et des gps. On finit par quand même se retrouver et, après une petite navette, on arrive au départ du canyon, et c'est du coup aussi l'heure de déjeuner.

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Un groupe devant nous démarre, et quand on part à notre tour, on décide d'attaquer par un autre relais, histoire de doubler tout ce petit monde. Le 1er rappel, d'une 30aine de mètre est en fil d'araignée, et, une de nos cordes se tonche en 1 passage, sur un vilain frottement. Finalement, le temps de changer de corde et de partir sur l'autre relais, on ne double pas du tout l'autre groupe, qui a lui décidé de tout descendre à double, ce qui est, il est vrai meilleur pour les cordes...

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On rejoint ensuite la partie médiane du canyon, qui est un encaissement avec de petits rappels, pas mal de sauts et de toboggans, vraiment très sympas. On n'a pas l'habitude de tels enchaînements de sauts et de toboggans. Jean-Luc qui est le moins habitué se débrouille très bien.

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On finit par le dernier rappel, d'environ 40m, avec une bonne partie plein vide, très beau, bien qu'encore plutôt abrasif, une seconde corde finit aussi tonchée.

Une petite bière au bar du coin et retour au bercail

Fred

 

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27 juin 2016

Allez,je fais un petit effort pour rendre compte de cette sortie effectuée en fin de camp d'Urkulu.

Après avoir travaillé pendant cette semaine sur le G 701,je suis revenu voir  cette fissure située sur cette zone particulièrement interessante.Nous passions régulièrement devant lors du retour vers les voitures en observant le courant d'air froid qui en sortait mais comme nous étions occupé ailleurs,nous ne faisions que l'observer.Aussi,aujourd'hui,je suis revenu avec des moyens conséquents afin de voir s'il existe une continuation.

C'est lourdement chargé que j'entame la descente vers mon objectif.Arrivé sur les lieux,je constate que le courant d'air est bien présent mais pas violent du tout.Le peu de différence entre l'air extérieur et intérieur explique surement le phénomène.

J'entreprend l'ouverture de la fissure et un bloc particulièrement imposant me donne du fil à retordre.Je suis même obligé d'utiliser des moyens plus persuasifs pour l'extraire de l'entrée.P1010863

Au fur et à mesure,l'entrée s'élargit et la suite sera plus facile je pense car il s'agit de plaques à enlever .La suite a l'air de descendre mais il y a encore pas mal de boulot avant d'y voir plus clair.

Philippe

P1010861

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