Voyageurs des strates

Histoires sans dessus dessous

22 novembre 2009

Mécanique blues

IMGP1799Le mois de novembre étant particulièrement beau et doux cet année,l'idée me vient quand Olivier me propose de sortir ce dimanche d'aller déséquiper le Christophe.Les cordes sont en place depuis Juillet et vu que nous n'avons pas encore le perfo afin d'attaquer le" réseau moins débonnaire ",il est plus sage je pense de reporter les explos au Printemps et de préserver le matériel.L'hiver peut nous faire une attaque soudaine et nous bloquer l'accés a la cavité.

Le vent est fort et la température assez basse quand nous arrivons sur les hauteurs d'Urkulu.Nous nous changeons rapidement afin d'aller manger au bord du trou,la bas ,nous serons dans la forêt protégés des frimas.

IMGP1801Olivier part en premier dans la cavité.J'étais persuadé qu'il connaissait le gouffre,mais il m'avoue que c'est la première fois qu'il vient ici. Alors,bienvenue a l'OR 108,le gouffre qui hante la mémoire de nombreux ( .....en fait quelques uns.......pour être franc,une poignée....) spéléologues qui rêvent la nuit aux immenses galeries (au moins 1m au plafond ) situées quelque part vers - 250.IMGP1808

Les amarrages en place sont déja bien oxidés,ce qui nous laisse penser qu'il serait peut être interressant quand nous reviendrons au Printemps de placer quelques broches inox aux endroits stratégiques.

Nous sommes rapidement a l'entrée du "réseau moins débonnaire" et pendant que nous commencons a remonter,Olivier,lui,commence a déséquiper.

IMGP1812Pour une fois,nous ressortons de la cavité de bonne heure.Mais c'est sans compter sur les ennuis mécaniques a venir.En effet,au moment de redescendre vers les sources de la Nive ou Laurent nous invite a boire un pot,ma voiture refuse obstinément de démarrer.Rien a faire.Décidemment,la semaine dernière l'embrayage,cette semaine autre chose,ça commence a bien faire !

Je vous passe les péripéties habituelles,appel assistance,etc...bref c'est seulement vres 20h que j'arrive chez moi grace a l'aide précieuse de Laurent.Quelle journée !

Enfin bref,le principal ,c'est que l'objectif de la journée soit atteint,le Christophe est déséquipé .

Olivier,Laurent,Emilie,PhilippeIMGP1815

Posté par aven à 22:59 - classique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2009

Un membre de Leize Mendi dans le Sud Ouest !

Un journaliste de Sud Ouest est passé prendre un cliché de nos valeureux candidats sauveteurs.

L'un d'entre nous passait par là. Il est éblouissant !article_SO_14_11_2009

Sud Ouest Béarn et Soule du 14 novembre 2009.
Voir l'article taille réelle.

Serge

Posté par sergeplanes à 17:50 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 novembre 2009

à vos ordres chef !

Semaine du 7 au 15 novembre 2009 - Stage équipier / chef d’équipe – Lannes en Baretous

 Me voici à Lannes ce samedi 7 novembre au milieu d’une quarantaine de spéléo de toute la France. Parmi nous 22 candidats équipier ou chef d’équipe du spéléo secours, 11 autres candidats au poste de conseiller technique en surface pour gérer les chefs d’équipe lors d’un secours spéléo. Quelques têtes connues autour de moi, dont Christine Gastereguy, Paul Doumenjou, Mathieu Rasse, Sébastien Verlhac et Joël Danflous.

Le reste des participants encadreront cette joyeuse équipe de spéléo hirsute et hétérogène. Seront présents certaines pointures de la fédé :bordel

Dominique BEAU (président du SSF), Bernard TOURTE (cadre commercial chez MTDE), José PREVOT (trésorier adjoint de la fédé), enfin Manu TESSANE (président de la commission professionnelle à la fédé), lui-même candidat chef d’équipe.

Essentiellement des spéléos de base comme vous et moi, mais aussi beaucoup de BE spélélos parmi les stagiaires ce qui m’intimide quelque peu d’un point de vue culture spéléo, technique et confiance en soi.

Le premier jour commence par des révisions techniques très utilisées en secours : palans, balanciers, contrepoids, déviations largables, pose des répartiteurs, tyroliennes, reprise de charge, frein de charge, conversion de position montée/descente et tous les nœuds utiles. Bref, beaucoup de boulot.tests_techniques

4 cavités au programme : Lucuzilo, OX 655, Betxanka et enfin Arphidia pour le barnum final où nous passerons une douzaine d’heures sous terre.

Petite anecdote marrante : je me retrouve chef d’équipe avec deux potes pour assurer le premier contact avec la victime stoppée dans la salle Bizance au fond d’Arphidia à moins 150.

Déjà, se repérer dans une cavité inconnue avec une topo approximative n’est pas évident, mais le plus marrant, c’est qu’on est arrivé dans la salle en question 5 heures avant la victime. J’ai même passé un bilan médical sur son état de santé avant qu’elle n’arrive. Si c’est pas de la prévention ça !

Sinon, très bon hébergement au village de vacances de Lannes en Baretous, une cuisine extrêmement soignée, gîtes en bungalows, j’ai même eu droit à une chambre pour moi tout seul (bénéfice de l’âge ?).le_repos_du_guerrier

Nous avons passé une trentaine d’heures sous terre en temps cumulé, une dizaine d’heures en salle pour des infos théoriques. Le reste se passera en falaise ou dans les arbres pour perfectionner les techniques ardues. moi_dans_la_civi_re

Toutes nos actions étaient surveillées et contrôlées par nos cadres qui étaient là pour nous juger, pour nous jauger en situation d’équipier ou de chef d’équipe à tour de rôle.

Le dernier jour a été consacré au nettoyage et inventaire du matos. Ça a duré plus de 8 heures.jauge_de_hauteur_du_matos

 

 L’avenir dira si j’ai été à la hauteur de ces responsabilités, on verra si le prochain conseiller technique de spéléologie me confiera une équipe dont je serai le chef lors du prochain exercice. À vos ordres chef.partie_du_matos

En tout cas, c’est un stage que je conseille à tout spéléo engagé dans le secours, c’est extrêmement formateur.

Serge

Posté par sergeplanes à 19:13 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 novembre 2009

Ballade au Landais

Initalement,je n'aurai pas dû sortir aujourd'hui,devant participer vendredi au barnum de fin de stage équipier-chef d'équipe du spéléo secours.Celui ci se déroulait du côté de la galerie d'Aranzadi en haut de la Verna.Je me faisais un plaisir d'y aller,ne connaissant pas l'aval de la Pierre. Malheureusement,la mécanique en a décidé autrement,l'embrayage du Picasso me lachant traitreusement en début de semaine.Récupérant mon véhicule vendredi soir,il était trop tard pour monter a Lanne en Baretous.

IMGP1770Du coup,je décide d'aller faire un tour au Landais,ayant oublié quelque chose lors de la dernière sortie dans cette cavité.

Le temps de passer au club récuperer une corde pour le puits d'entrée,je me retrouve au bord de l'orifice vers midi.Je vois qu'une corde a été installée dans la descente pour acceder au bord du gouffre par nos amis du SCL montrant qu'ils sont venus ici recemment.

Je suis rapidement en bas du puits d'entrée.J'ai prévu de passer a droite pour aller vers la salle des griffades non sans quelque inquiétude voire interrogation.En effet la dernière fois que nous sommes venus ici,la cavité était extremement sèche,j'avais même pu descendre très bas dans le siphon d'équilibre,mais depuis,il a énormement plu et j'ai un doute quand a cette galerie.Elle a tendance a s'inonder facilement et bien sur,je n'ai pas pris de bottes.On verra bien.

Je ne dois pas aller bien loin pour constater que l'eau est bien présente.IMGP1771Elle a l'air assez profonde,et je n'ai pas envie de me tremper les pieds.Tant pis,je reviendrai plus tard.C'est bizarre d'ailleurs la présence d'autant d'eau dans cette galerie,vient elle du plafond ou d'autre part ?

IMGP1789Je vais jeter un oeil du coté de la chatière,la aussi il faut bien se tremper pour passer.De plus je n'ai pas pris de corde pour équiper le ressaut.

Du coup,il ne me reste plus qu'une solution pour ballader un peu,c'est sur la gauche,le réseau Lyne.Ca tombe bien,je ne le connais pas.

Il s'agit d'une galerie étroite au départ mais qui s'agrandit ensuite pour finir sur un beau puits remontant.J'aperçois un départ une vingtaine de mètres plus haut,c'est marrant,sur la topo il n'y a rien.

Retour tranquille en surface,comme la sortie d'aujourd'hui.IMGP1792

Philippe

Posté par aven à 18:53 - classique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Soule souletine saoûle

Au pays des hirondelles et du vent(uri) le 15 novembre 2009

Il nous faut désormais 2 voitures, au remplissage optimisé, pour aller à notre point de départ. Les arrêts sont multiples pour organiser le covoiturage: Garazi, Gamarthe, Bunus…

Ah, Bunus, l’indispensable halte à Bunus ! l’incontournable arrêt convivial-rencontre matinale-café-gâteau-réveil de Battit ! Ah, il est comme cela Battit : il est capable de se rendormir entre deux de nos passages dans le couloir, 8 personnes exactement passant à 6h35 devant sa chambre !

2009_11_PixtaA pied d’œuvre à 8h30 ou presque, au pont d’Amubi (660 m). Chemin boueux comme d’habitude, odeurs d’ail des ours aussi, et nous voilà déjà à la cascade de Pixta (1150 m).

La dizaine d’isards que nous croisons nous disent bien que le vent les décorne là haut et qu’ils se mettent au nord, là où l’herbe est verte et à l’abri. Nous leur disons que ce ne sont que des mollassons. L’isard est susceptible, ils sont tous partis en deux temps deux mouvements et demi en nous montrant l'arrière de leurs jarrets.

Au point côté 1497, pour ceux qui sortent parfois la carte puis un œil sur la carte, le cirque d’Ardane se découvre, dominé par la crête frontière. On a le choix entre plusieurs options, de l’est vers l’ouest : Chardekagagna (1881 m), Otchogorrigagna (1823 m), ou la crête de Gaztarrigagna (1732 m). Tout est accessible !

2009_11_Elhuresoko_lepoa_2009_11_Elhuresoko_lepoa___2_Après une courte pause à la cabane, nous montons en direction du vallon de Mulhedoy vers la crête et le col d'Elhurresoko lepoa à 1650 m (en effet c’est là qu’il reste quelques névés de la semaine passée). La grimpe au col est fastidieuse. Eole, c’est connu, est plus rapide en crête et sous les cols, et la température ressentie vraiment plus fraîche…

On va même jusqu’à se regrouper, avant de s’élancer pour les derniers mètres, et finalement s’affaler les uns derrière les autres à la borne frontière 243, pour se protéger du sud, au vent complètement fou ! Au passage sous la crête, les turbulences derrière le sommet nous déstabilisent en nous plaquant à terre. Comme en parapente : surtout, ne jamais passer derrière le relief !

2009_11_Ardane2009_11_Ardane__4_2009_11_Ardane__3_Descente légère et légèrement emportés dans le vallon d’Antchoulogia, et leçon d’hydraulique dans le magnifique vallon d’Ardane, pendant toute la descente, pris dans les venturi quand l’air s’accélère à chaque rétrécissement des gorges.

Mais, ce n’est pas pour cela que le chemin s’appelle le chemin des hirondelles. C’est le nom des jeunes filles aragonaises ou navarraises qui empruntaient ce chemin, de ces dames qui venaient travailler à Mauléon dans l’industrie de l’espadrille fin 19ème et début 20ième et qui passaient par la montagne…La cabane où nous avons mangé en garde la trace, par son dessin d’hirondelle. La montagne n’est pas ce qu’on pourrait croire, c'est bien un lieu d’échanges.

2009_11_Retour_Coulee_de_boue__3_La journée n’aurait pas été assez stimulante et fluidifiante sans la coulée de boue qui a emporté le chemin et la végétation sur plusieurs dizaines de mètres de dénivelé. La boue est très épaisse et molle. Après le bain de boue de Damien, le raide xaxi est l’option retenue pour terminer le plus directement possible. Merci à Kattin pour son aide de fin de parcours, et bon vent !

Présents : Damien, Isabelle, Claudine, Argitxu, Marie-Marcelle, Maialen, Kattin, Claire

Dénivelé 1200 m

Posté par Bordattoa à 18:00 - randonnée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2009

A la mine !

IMGP1717La météo prévue pour les prochains jours n'étant pas formidable,je décide d'aller faire un tour vers le BS 50 ( va falloir qu'on lui trouve un nom a force ) . La neige est même annoncée vers 1200m pour demain mais bon,les prévisions avaient annoncé la pluie pour cet après midi et il a fait super beau,alors......

Un signe qui ne trompe pas,c'est le nombre de palombes que je vois dans le ciel en allant vers la Pierre,même les grues sont de la partie.En général,elles précedent le froid

Le temps de passer au club récupérer le groupe et le perfo,et c'est a 11h que je parviens au bord du trou.

IMGP1713Je suis acceuilli par un très net courant d'air bien froid qui contraste avec la température exterieure.J'ai vraiment hâte de voir la gueule que ça a la dessous.Ce ne sera pas pour de suite bien sur,mais croisons les doigts.

Trois tirs plus tard,et quelques kilos de déblai en moins,la place commence a être un peu plus grande.J'arrête la pour aujourd'hui en esperant pouvoir revenir avant que la neige ne m'en empêche.

IMGP1710Philippe.

Posté par aven à 19:17 - exploration - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 octobre 2009

Peñas de Isusi

Mardi 27 octobre 2009 – Peñas de Isusi

 

Maité, Lucile, Sergeirubela

 

C’est par cette très belle journée d’automne que nous avons décidé de refaire cette classique inépuisable de beauté et de variété.

 

Nous avions promis monts et merveilles à notre petite Lucile afin de la forcer à monter là haut. Parmi les promesses (que nous n’allons pas tenir, bien entendu) :

- lui laisser regarder la Star’ac, Secret Story et autres stupidités à la télé tant qu’elle veut.

- Lui laisser manger des chips et du Nutella à volonté au lieu des endives au jambon

- La laisser dormir jusqu’à dix heures les jours d’école.irubela2
surlechemin

Cinq heures de balade au milieu de nulle part, à cheval sur la frontière, parmi pottoks à demi sauvages et vautours à demi apprivoisés.pottoks

Encore une fois, je ne me suis pas perdu. J’ai amené ce petit monde bien haut et bien loin de la civilisation, passant par les crêtes et retour par le village abandonné d’Aritzakun.

Météo très chaude dans les couleurs d’automne de ce petit vallon arrosé par une rivière qui jadis charriait de l’or (vestige d’orpaillage romain dans les environs). cascadeLe moment venu, je vous amènerai descendre la cascade d’Ezpalza toute proche avec son rappel de
160 mètres d’un seul tenant.



Serge

Posté par sergeplanes à 18:03 - randonnée - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2009

CCS en VTT

Vendredi 23 octobre 2009 – VTT – Hauteurs d’Aincille

chuteClaire, Christian, Serge

dolmenRendez-vous autour d’un petit café chez Christian. Tradition quand tu nous tiens.

fierOn attaque gentiment les premiers tours de pédale pour chauffer la mécanique. C’est pas qu’y fasse froid, mais bon, fait pas chaud chaud non plus.

mont_eJe mène la danse par des petits chemins dont certains connus de moi seul. Ithurburua vieux chemins vers St Jacques, Estérençuby, piste qui monte à Ernaga, borde d’Handiague pour rejoindre le GR10. Y repasser entre amis redouble le plaisir. Pourtant ça monte sévère par endroits et y a pas que les pédaliers qui grincent. Nous terminerons les montées par le Dolmen de Buluntza avant de redescendre tous freins lâchés par Ahadoa puis Çaro par un talweg glissant et humide.sousbois C’est assez gras par endroits, mais le VTT, c’est aussi de la galère. Il suffit alors d’une traversée de ruisseau pour repartir de plus belle. On achève notre parcours par un retour mystérieux vers St Michel, puis autre surprise par le pont d’Olhonce et le pont romain. Arrivée triomphale dans les vieilles rues de St Jean Pied de Port.

c_est_finiFin du sketch vers 14 heures.

Serge

Posté par aven à 09:00 - Multiactivités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Coume

Samedi 24 et dimanche 25 octobre 2009

La Coume Ouarnède – traversée Pont de Gerbaut à Pène Blanque

Alexis, Frédéric, Jean Claude, Olivier, Serge, Stéphane

pontgerbautCe week-end démarre par des larmes. Les larmes que les cieux déversent sans discontinuer sur la Coume Ouarnède et la vallée de Hérran(Haute Garonne) où l’on a pris gîte. On y apprend qu’ici, on ne dit pas « il pleut », mais « il coume » tant ce phénomène météo est entré dans le dictionnaire patois. Bon accueil au gîte par la gérante, plus de quatre vingt dix balais au compteur, mais aussi par le râtelier de fusils de chasse de son mari qui n’a plus lui, ni bon pied ni bon œil. On a faim, on va manger.

Réveil à sept heures trente, au petit jour. Vu ce qu’on a pris comme flotte hier soir et ce qu’il coume ce matin encore, on se demande si une traversée est raisonnable, mais finalement, la passion l’emporte.

Les uns préparent le petit déjeuner, les autres les kits. Huit kits de matériel pour cinq spéléos. Aujourd’hui, il y aura donc deux heureux.

Une solide petite montée d’une heure vers l’entrée du Pont de Gerbaut puis, il est onze heures, Alexis équipe la cavité non sans s’accommoder tant bien que mal des erreurs d’enkittage au point qu’on lui coupe et raboute au passage une de ses cordes par mesure de sécurité, ce qui nous vaudra un regard noir sur lequel on verra poindre une petite larme d’émotion. C’était sa corde, sa première corde, son cadeau de première communion.

On négocie pour qu’il reste avec nous. Finalement, après moultes promesses, tout s’arrange et on déambule guillerets dans les antres de ce réseau gigantesque.

Parvenus au contact de la rivière, nous mangeons et nous nous équipons de néoprène. Bien nous en prit car l’eau est glacée, surtout dès qu’elle humecte de sa douce caresse les parties les plus joyeuses de notre corps. Messieurs, vous m’avez compris !

Nous avançons longuement dans la rivière, parfois de l’eau jusque sous les aisselles et parfois aussi avec le plafond assez bas pour se mouiller le cou. On imagine le niveau d’eau vingt à trente centimètres de plus et s’en était fait de notre belle randonnée, surtout que nous avons déjà récupéré la première corde au premier rappel selon la technique canyon.

peneblanqueHeureusement, le parcours est extraordinairement beau et pourtant vous savez maintenant à quel point nous sommes exigeants. Cela éloigne un peu l’inquiétude. Des rappels de plus de vingt mètres arrosés par les embruns frais, des vires suspendues sur câble au dessus du grand vide, des mains courantes très rampantes, des passages fossiles de toute beauté.

Alexis se repère bien dans le dédale de carrefours et de salles. On note ici ou là une jonction avec un autre réseau, autre possibilité de traversée, autres galeries, autres kilomètres sous terre. Si le gruyère avait été inventé là, il s’appellerait Coumyère.

ploufAprès avoir quitté la rivière, à regret pour la beauté mais sans regret pour le froid, nous attaquons la sortie par Pène Blanque par un autre réseau connecté avec d’autres volumes, d’autres plaisirs.

Nous remontons cette fois des galeries fossiles avec un final en laminoir de toute beauté.

Vers dix heures du soir, nous apercevons des hêtres et des sapins. Soit les arbres poussent dans la cavité, soit on est dehors.

Finalement, la pluie, la chaleur, le vent, un coup de klaxon au loin, on est bien dehors.

memepasfatigu_Une remontée exigeante d’une bonne heure jusqu’au parking voiture finit de nous achever, ou achève de nous finir, je ne sais comment dire tellement on traine nos savates, même si pour Fred ce sera ses morceaux de bottes.

Parvenus secs et entiers au gîte, on se venge sur la bouffe, on passe notre fatigue sur les bouteilles d’apéro et de pinard. Heureusement, Stéphane, venus nous rejoindre au gîte, nous aide à descendre plats et verres que l’on vide plus vite que le cuistot ne les remplit.

Dodo.

Le lendemain dimanche, seuls Alexis, Olivier, Stéphane et Serge repartent sous terre. Jean Claude et Fred remontent vers leurs foyers respectifs. Nous décidons à cause de la pluie de nous contenter du déséquipement de la cavité de la veille, puis de balader un peu dans une autre partie du réseau, vers la salle Elisabeth Casteret.

heureuxAutres lieux autres volumes, quitte à me répéter. Ce réseau est gigantesque, quatre vingt dix huit kilomètres topographiés, reliés par plus d’une trentaine d’entrées toutes interconnectés.

Le temps passe, on décide le demi-tour à cette salle. Petit casse croûte, déséquipement puis sortie de l’équipe.

Nous garderons un excellent souvenir de ce week-end.


Posté par aven à 08:48 - classique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2009

Vite fait en passant

Je n'avais pas prévu de venir sur la Pierre aujourd'hui,mais étant donné que je me retrouve a 11h sur le parking de l'aéroport de Pau,mon fils partant vers l'ile du soleil levant,une idée me vient en tête,pourquoi ne pas revenir vers Bayonne en faisant un crochet par le BS 50.

Aussitôt pensé,aussitôt décidé.En plus,le temps est magnifique ,un ciel bleu limpide et une température très douce.

IMGP1691Je rejoins la route de la Pierre en passant par la station de ski de fond d'Issarbe.Les paysages sont magnifiques.Quel coin superbe,avec ces couleurs d'Automne en plus,on apprécie vraiment la chance d'être d'ici.

J'arrive rapidement près de l'entrée de la cavité.J'ai prévu de déblayer le fond a l'aide de seaux pour progresser en profondeur.

IMGP1700Au bout d'une heure,je commence a entrevoir une fissure descendante.Un tès net courant d'air remonte de cette même fissure,mais le travail de déblaiement doit laisser maintenant place a un travail d'élargissement et je n'ai pas ce qu'il faut sous la main.

Petit a petit,le gouffre se dévoile.Tout ceci bien sûr au profit d'un travail acharné.Mais le courant d'air froid est bien présent et je n'ai qu'une hâte,c'est revenir le plus rapidement possible avant que les Arres ne soient recouvertes d'un blanc manteau.

En tout cas,je peux vous dire que la Pierre était vraiment superbe aujourd'hui !

Philippe IMGP1692

Posté par aven à 21:36 - exploration - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »