Voyageurs des strates

16 mai 2019

Sierra - du 8 au 12 mai 2019

Voici  enfin le grand jour que nous attendons  avec impatience. La météo annonce une météo pas terrible mercredi et vendredi mais qu’importe, nous restons positif. Après quelques messages Whatsapp afin de préparer notre périple, je récupère Jean Philippe à La Bastide Clairence à 7h15 mercredi matin. Pas grand monde sur la route vers  Béhobie où nous retrouvons Gérard à 8h. 

Quelques minutes suffisent poue transférer les sacs dans la voiture de GG et nous voilà parti direction la Sierra de Guara. Gérard conduit, JPh joue parfaitement son rôle de copilote. Pour ma part, j’en profite pour regarder l’épisode 4 de la saison 8 de Game Of Thrones….. J

Nous nous arrêtons au parking du Formiga près de Panzano vers midi où nous décidons de casser la croûte afin d’attaquer le canyon. Il y a 2 voitures déjà garées, ce ne sera donc pas la grande foule.

Là je me rends compte que j’ai oublié mon maillot de bain. Peu importe, je ferai la marche d’approche avec la combi.  Quelques minutes après, je me dis que ce serait vraiment bien que j’arrive à trouver un maillot car j’ai un peu chaud….

Nous prenons de la hauteur et du chemin, nous voyons le fond du canyon et nous entendons les voix de 2 groupes que nous ne reverrons plus.

Après 50 minutes, nous nous  trouvons dans le lit du Formiga. Jean Ph équipe le rappel de 10m. Je me longe. Jean Ph ne me connait que depuis quelques heures et quand il me voit regarder bêtement mon huit pour descendre, il doit se dire « oh put….., ça va être long…… ».

Formiga5 Formiga2

La suite se passe nickel avec une succession de rappels et de sauts. J’ai 2 cadres pour moi tout seul. C’est royal !! Il m’initie même à l’équipement.

20190508 - Leize Mendi Formiga

En résumé, superbe canyon !! Avec une descente de 3h environ.

Formiga1 Formiga4

Formiga3

Retour à la voiture et direction le camping El Puente de Rodellar.

Nous récupérons les clés du bungalow auprès de Fina, la patronne. GG est connu comme le loup blanc. Il s’enlace tendrement….non, je déconne… mais on remarque quand même que GG est un client fidèle depuis de longues années. GG demande à Fina si elle aurait un maillot de bain à me prêter. Quand La patronne demande la taille, GG se tourne vers moi et précise que c’est pour un petit cul blanc. Je vous épargne la traduction en espagnol…..Fina sourit, et nous dit qu’elle en trouvera un.

Nous nous installons et GG nous annonce qu’il prend une chambre seul car il a une fâcheuse tendance à faire vibrer les cloisons la nuit…..

La suite c’est douche, apéro puis nous dirigeons vers le restaurant  du camping pour dîner. Après avoir pris l’apéro (Eh oui encore !), nous prenons une entrée, un plat. Seul JPh prend la célèbre crème catalane au dessert. D’après lui, cela va permettre à son corps de mieux passer dans les passages étroits….J’ai quelques doutes…

Avant de se coucher, JPh nous montre les vidéos prises avec sa GoPro . Superbe ! Il compte faire un montage des images prises en Sierra. Les chefs décident d’aller faire le Fornocal demain. GG en garde un excellent souvenir.

La nuit se passe  bien pour certains, moins pour un autre….

Réveil 7h30. JPh est peut être initiateur canyon mais il ne sait pas utiliser correctement une cafetière à l’italienne  J.

Nous sommes seuls au Parking pour le Fornocal.

20190509 Fornocal

Durant la marche d’approche (environ 45min), mes 2 compères font des commentaires sur la botanique locale. Nous avons une superbe vue sur le massif du Mont Perdu.

Nous débutons le canyon par un rappel. Nous constatons rapidement qu’il y a beaucoup moins d’eau que la veille. Cela dit, le canyon est beau avec des passages dans des couloirs étroits et hauts puis dans la végétation. La 2nde partie du Fornocal est heureusement plus aquatique malgré que l’eau soit beaucoup moins claire qu’au Formiga mais nous pouvons faire quelques jolis sauts. Au bout de 3h de descente, nous arrivons au pont qui marque la fin de notre sortie.

Il faut maintenant remonter 65m de D+ très raide pour mettre les pieds sur le pont. Le souci est que la voiture est 7km plus haut. Mais comme nous sommes des adeptes de la pensée positive, nous ne doutons pas que nous allons trouver une âme charitable pour remonter GG au parking. 5 min après 3 français se  garent au bout du pont. GG engage la conversation  et au bout de quelques minutes, il est dans leur véhicule pour remonter à notre voiture.

Retour à El puente, et là c’est le même refrain que la veille, douche, apèro, repas au resto du camping puis visionnage des vidéos de la journée.

Seuls changements, le menu du repas ; Paella pour tout le monde et comme j’ai  constaté que la crème catalane a des vertus qui permet de se faufiler dans les passages étroits, je décide d’en prendre une. JPh me suit sans hésitation. Pour GG, ce sera un flan.

Aussi, Valérie nous annonce son forfait. « Me…de, qui va faire le ménage ? » dixit GG.

Afin de digérer cette annonce, mes 2 amis décident de prendre un Gin Tonic !!

Le choix du canyon  se porte sur l’obscuros de Balced pour le lendemain pour 2 raisons.

20190510 Oscuros de Balced

La 1ère c’est la météo moyenne . Comme c’est un canyon assez court, on ne prend pas trop de risque. La 2nde raison est que nous voulons nous ménager afin d’être en forme samedi pour faire LE canyon de la Sierra Guara : le MASCUN !!

Réveil à 8h30, nous avons le temps aujourd’hui ! Les murs ont encore tremblé cette nuit….

 

1h15 de marche d’approche. Le paysage est magnifique !!! Il ne pleut pas et il y a des éclaircies. La descente est assez pénible car dans les cailloux en permanence.  Ce canyon est assez court mais vraiment magnifique avec ses passages étroits  et des parois hautes. A la fin, concours de sauts pour conclure en beauté. Retour en 40 min à la voiture.

Nous sommes rentrés au camping pour 15h. Apéro, salade de riz, desserts. Sieste pour certains, marche pour JPh. Après avoir fait le gros du ménage (merci Valérie…..), nous décidons d’aller dîner au Kalandraka, un resto très connu à Rodellar.  Il nous faut prendre des forces pour le lendemain, alors nous décidons de prendre un apéro, des lasagnes végétariennes ou avec de la viande, une bouteille d’un bon rouge local, senorio de Lazan reserva 2011 (très bon choix de GG).

Après avoir visionné les vidéos du jour, nous nous couchons en réglant le réveil à 6h !! Eh oui, il y a 3h de marche d’approche. La nuit se passe quasiment comme les précédentes.

Réveil donc à 6h. Nous quittons le bungalow à 7h30. Nous nous garons à Rodellar et démarrons la partie rando à 7h40. GG et JPh me proposent gentiment mais avec fermeté de prendre dans mon kit la corde de 25m,  celle de 50m, une bouteille d’eau ainsi qu’un bidon étanche (en plus du baudrier et de la combi).

Nous descendons dans la partie inférieure du Mascun. Puis après 45min, nous commençons la montée vers les crêtes afin de rejoindre le village abandonné d’Otin. Nous arrivons au point de départ « Saltador de la lana en un peu moins de 3h. Il y a un groupe devant nous, un guide local avec 4 français. Nous prenons le temps de manger, puis nous nous équipons et commençons directement par un saut de 5m dans une belle vasque, puis un petit saut de 1m50 et pour finir un rappel  d’une douzaine  de mètres pour arriver au pied de cette superbe cascade.  Il y a de l’eau mais pas trop. La suite est une succession de rappels et de sauts. Nous passons aussi dans la grotte, dans des passages étroits et hauts (les obscuros). Après le dernier rappel, nous nous dirigeons vers une zone de chaos. Nous passons dans des passages étroits, un rappel bien arrosé et arrivons devant un siphon où on voit la lumière du jour. Il y a moyen de passer ailleurs mais GG est chaud patate. Il y a va  et passe. Il nous annonce 3 à 4 mètres. JPh fait passer son sac et  y va aussi. Je me retrouve seul comme un c…  avec 2 possibilités : soit je fais le tour soit je fais comme eux.  Avec un peu d’appréhension, je me lance dans le siphon et suis bien content de retrouver mes copains !

 

La suite de canyon est de la randonnée aquatique. Nous enlevons donc nos néoprènes. Un conseil, méfiez-vous de JPh car il est joueur. Il  a échafaudé un plan afin de me jeter dans l’eau fraiche du Mascun. Il commence par vouloir me montrer une plante qui est sur la berge, puis m’attaque par surprise  pour me faire prendre le frais…. Au final, nous nous retrouvons tous les deux trempés !

Nous continuons sur le chemin du retour et élaborons un plan afin de mettre GG dans l’eau mais le temps est compté car le niveau de l’eau est de plus en plus bas. Une occasion se présente mais nous ne réussirons à renverser GG…. Il est solide le type ! Pour être tout à fait honnête, JPh m’a lâché sur ce coup-là…..

Nous nous approchons de la Fuente del Mascun, nous voyions de plus en plus de grimpeurs.  Encore une dernière montée et nous arrivons au village vers 16h45.

20190511 Leize Mendi - Mascun

Après s’être changé  et avoir préparé le matos, nous prenons la route vers Béhobie avec pleins superbes d’images dans nos têtes. JPh nous confirme qu’il fera des montages vidéo afin que nous gardions un souvenir de ce séjour à Rodellar.

Nous arrivons vers 21h30 à Béhobie. Nous quittons GG en se promettant de remettre ça !

 

Distance (km)

temps

D+

D-

Temps descente canyon

Approche Formiga

2.5

50

154

41

3h

Approche Fornocal

3.5

 

53

80

113

3h

Approche Obscuros

3.5

1h15

132

308

2h

Retour Obscuros

1.75

40

228

15

 

Approche Mascun

10

3h

523

312

4h

Retour Mascun

3.3

1h

110

30

 

Philippe A.

Posté par sergeplanes à 09:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 mai 2019

le 701, encore ...

Sortie spéléo du 14 mai 2019

Participants: Darioush, Alexis

Plus que deux aujourd'hui pour continuer la désob au G701 ...

Petite approche ensoleillée, puis nous filons directement au fond. Darioush joue de la massette afin de rendre confortable un passage juste avant le petit puits. De mon côté j'installe de quoi faire un premier recalibrage, puis un deuxième. Darioush s'occupe du troisième, j'use de pédagogie pour lui enseigner la technique. Le résultat est nickel ! le quatrième aussi, mais juste après, le perfo commence à déconner ... nous regagnons donc la sortie. Récolte d'ail des ours sur le retour puis petit bière au soleil (pas assez fraiche pour Darioush malgré la journée passée dans l'abreuvoir) A Garazi, Darioush embarque le perfo afin de voir ce qui cloche.

Alexis

Darioush, content d'y rentrerMoyenne

désob dans le méandre

sur le retour, ail des ours partout, un spot !

un peu de poésie tout de même !

Posté par urkalex à 16:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sortie au G701 du jeudi 9 mai 2019

Participants : Alexis, Valérie P., Darioush


Nous voilà donc tous trois réunis en ce jeudi pour un nouveau volet de la saga désobstruction au G701, dans la lointaine contrée d'Urkulu.

Cette fois nous prévoyons du lourd : perforateur, massette, burin, pied-de-biche, et surtout des pailles magiques soigneusement préparées par Valérie la veille.

L'aventure commence par une sympathique marche d'approche à flanc de coteau. Alexis s'engage sur la voie de la sagesse en passant le plus haut, Valérie amorce rapidement sa descente tandis que de mon côté je choisis un chemin intermédiaire, quelque peu hasardeux et pas forcément très futé car je me retrouve vite parmi les ronces...

Qu'à cela ne tienne nous nous retrouvons finalement devant la gueule béante du 701, entourés d'un parterre d'ail des ours particulièrement vigoureux !

Après quelques minutes passées à confectionner des bourrages en papier mâché, nous nous engouffrons sous terre. Le souffle frais de la cavité ne faiblit pas, je ne le trouve d'ailleurs pas désagréable !

Alexis ouvre la marche et se fait inévitablement asperger d'eau par son suivant (dont je ne citerai pas le nom...).

Le premier puits étant descendu sans encombre, nous arrivons bientôt à cette petite désescalade de mi-parcours. Une corde est déjà en place mais jugée néanmoins mal en point. Un seul point d'ancrage également pour le moment. Il est donc temps de remettre les choses au propre !

C'est le moment de vérité : je tresse mon tout premier nœud de 8 sur l'anneau d'ancrage en bout de corde (c'est comme ça qu'on dit ??)...aussitôt certifié par Valérie. Ouf ! Ça me rappelle le stress des exams...

Le dernier puits situé en fond actuel de la cavité montre bientôt le bout de son nez. Lui aussi aurait bien besoin d'être équipé malgré sa profondeur modeste. C'est parti. Alexis se charge de poser un spit et d'installer la corde.

Quelques incidents mineurs sont à déplorer : une soufflette obstruée par l'argile, double panne de lampe et...tiens bizarre Valérie n'a pas de casque ?

Les hostilités commencent enfin. Nous installons la ligne de tél tandis qu'Alexis s'occupe du premier recalibrage.

A l'autre bout du fil, nous effectuons les connexions à un tout nouvel outil artisanal. Avec ce bidule électronique façon flash d'appareil photo, plus besoin de massacrer les accus ! On n'arrête pas le progrès...

Le recalibrage est réussi, l'excitation est palpable. Pour le second opus c'est Valérie qui s'y colle. Forage, nettoyage, ..., un sans-faute. De nouveau de l'excellent travail !

Le passage est maintenant tout à fait praticable. Il nous ouvre la voie vers un méandre vertical et étroit que nous nous empressons de découvrir tour à tour.

Le temps s’écoule aussi sous terre et il va falloir songer à rejoindre la civilisation.

Quelques décilitres de sueur et de boue plus haut nous revoilà en tête du premier puits. Qu'ils sont lourds ces kits ! Le 701 nous aura prélevé une part non négligeable d'énergie, sans doute le prix à payer pour se laisser dévoiler...

Finalement nous nous arrachons tant bien que mal aux ténèbres du ventre de la Terre, accueillis par cette lumière verdâtre presque surnaturelle d'une fin d'après-midi printanière.

Darioush

Posté par urkalex à 14:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 mai 2019

Petite Bidouze

 

Mercredi 1er mai 2019

Participants : Hélène, Valérie V., Virginie, Christophe, Gilen, Daniel, Étienne

1er mai jour chômé ??? Par pour les membres du club !! Nous étions 7 motivés à se retrouver au pit à 9h direction la Petite Bidouze. 
Nous retrouvons Gilen et Youssra qui nous attendent à l'intersection de la piste d'Elsarre. 
Entorse à nos habitudes, Christophe qui se sent une âme conquérante avec son 4X4 (facile) et surtout qui veut s'économiser 200 m de marche, se gare à la petite cabane près des panneaux solaires. Gilen et moi avec nos voitures basses sommes beaucoup plus mitigés sur l'idée, craignant de se faire un carter avant la bidouze!! Mais ça passe ! 
Une fois changés direction l'entrée de la cavité. Pas de surprise ça ne coule pas à l'entrée mais en ce moment les niveaux d'eau sont vraiment très bas pour la saison. 
Avant de rentrer dans le vif du sujet on propose d'aller visiter l'amont. P5010029
Ceux qui ne connaissent pas passent devant afin qu'ils puissent marcher dans une eau limpide. Quant aux autres....ben tant pis...c'est ça l'abnégation ! L'eau qui paraît bonne pour les mains l'est beaucoup moins une fois bacqué dedans entièrement. A chacun ses onomatopées mais en tout cas l'unanimité est là : c'est froid!!
P5010031
Retour sur nos pas une fois arrivés au terminus et on commence à enchaîner les rappels. La progression se passe bien. On prend notre temps et deux heures après notre entrée nous voyons déjà la lumière au bout du tunnel de gours. Cette sortie est toujours aussi belle et nous décidons de la faire dans noir sans l'aide des frontales, juste avec la lumière naturelle. Petite photo de l'équipe du jour dans les gours avant de sortir. Mais pourquoi ne sommes-nous que 5? Ah oui j'oubliais !! Daniel et Christophe sont partis devant récupérer la longe pyrénéenne qui les attend en haut de la 18m ! Quel farceur ce Daniel !!
P5010043
P5010054
Aux voitures on retrouve Youssra qui s'est baladée avec Jatun. A moins que ce ne soit le contraire connaissant l'animal !
Mais trêve de plaisanterie, il fait faim ! Le pique-nique au soleil est ma foi bien sympathique et nous donnerait même des envies de sieste!! 
Voilà une bonne journée de passée et comme on dit "Ça, c'est fait !"
Virginie

Posté par tipianotte à 15:33 - Commentaires [1] - Permalien [#]

26 avril 2019

3 jours au G 701

Valérie P. - Laurent D ; 

Invité Thomas Floriot un ami du Club du Tarn, BE speleo

JOURNÉE N° 1 

Le G 701 pour certains sonne comme une cavité prometteuse et pour d'autres un simple trou sans grande valeur, mais qui laisse quand même entrevoir l'espoir d'une belle exploration. Et pourquoi pas ! C'est agréable de voir les autres rêver, ils ont peut-être raison ! ? 

Sans grande connaissance du milieu karstique, j'écoute avec attention ce que l'on me raconte. "Tu sens ce courant d'air, c'est impressionnant et son emplacement, il y a sûrement un lien avec les sources de la Nive !" "Tu as vu ce bassin-versant, ce trou doit être soumis à des crues régulières" "On va trouver le collecteur, mais il y aura du boulot !!"

Du boulot ! ! Le mot est faible, ou alors je me suis fait une idée de la désobstruction et de l'exploration bien trop idyllique. Quand je compare avec le Behia descendu quelques jours avant où l'on se promenait dans de grands boulevards somptueux jusqu’au bivouac à -500 sans se tordre dans tous les sens et que nous remontions telle une promenade du dimanche, 5 heures après le corps à l'air libre.

L'exploration devait être un jeu d'enfant exploré par des grands. Hé oui, je ne suis pas née à la bonne époque.

Nous partons donc avec une énergie débordante, un regain d'enthousiasme, nos outils de cheminots à la main et nous descendons en direction de la cavité située au bord du ruisseau d’Orion.

Au premier regard, ce trou donne une impression plutôt austère, où l'on peut sentir un air froid sortir d'un orifice don l’entrée n'est pas très large. Cela nous conditionne pour la suite...

Nous descendons ce petit boyau où l'eau a su jouer de son charme et sculpter de petites vasques sympathiques. Un bain de pieds froid sur quelques mètres et nous voilà arrivés en tête de puits. Après une courte descente, nous posons les baudriers et entamons la suite dans un enchevêtrement de blocs pour se diriger vers un boyau quasiment bouché, mais qu'importe un peu de forcing sur quelques mètres, une bonne dose de détermination pour passer, et le lombric sort de son trou !

Thomas reste à cet endroit pour élargir l’entrée, bien motivé à dégager tous ces petits cailloux pouvant nuire à son avancée.  

Pour ma part, je m’échappe et poursuis sur une désescalade acrobatique de quelques mètres, pour ensuite me faufiler dans une faille qui diminue au fur et à mesure de ma progression.

Arrivé au terminus, il est temps pour moi de sortir les instruments de torture et d'en finir avec ces cailloux qui nous empêchent d'imaginer une suite surprenante.

À défaut d'avoir de quoi tirer, j’entaille avec détermination la roche à grands coups de marteau et de pointrole. Elle cède sous les coups acharnés et entrouvre un passage où l'on peut enfin se mettre debout. Alléluia !! c'est la délivrance, mais à quel prix ! Car juste le temps de savourer cette petite avancée que le méandre se referme quelques mètres après. Quelle déception. Toutefois. On peut apercevoir la suite, rien n'est perdu, car elle nous montre un passage étroit qui descend et prend un virage sur la droite, de quoi laisser encore un peu de mystère et d'imagination pour entrevoir la suite.

Peut-être y trouverons-nous une grande salle ou de magnifiques puits ou peut-être un actif que sait-on ?

Je suis brusquement arrêtée dans mes pensées par une voie, celle de Thomas qui vient m'avertir d'un orage. On sait qu'il n'est pas bon de s'aventurer dans une étroiture par temps de pluie surtout quand celle-ci se trouve près d'une rivière. Un orage ? Il plaisante ? Le temps de la réflexion qui ne dura qu'un quart de seconde, le temps de comprendre que ce n’était pas une blague, je remonte en forçant la gravité et en laissant derrière moi tous les outils. Comme si l'eau allait surgir des failles d'un moment à l'autre !!

Pas de panique Monique, après le passage du lombric, tu ne risques pas grand-chose ! Je descends donc pour prêter main forte. Je n'avais pas vraiment prêté attention à l’élargissement du boyau à la remontée, mais Thomas avait déjà bien travaillé. Tel un bulldozer il avait désobstrué tout le boyau. Le passage que nous passions en ramping forcé était maintenant un quatre pattes 2 étoiles qu'il voulait encore améliorer pour en gagner une troisième. Quel boulot, il est fou !!

Puits du jusqu'ici, tout va bien !

Après avoir posé mon cerveau dans un coin nous voilà en train de creuser et de remplir des seaux de cailloux et de terres. Entre deux, mes pensées vagabondent "Mais pourquoi tu fais ça ? Mais qu'est-ce que tu fais là dans le froid à enlever des pierres qui à la prochaine crue viendront te narguer en revenant te boucher l'entrée"" Il veut reproduire l’entrée de la Verna ou quoi ?" " En plus, tu ne vas même pas y retourner dans ce trou !"

Je repense au bouquin que je lis et qui parle du stoïcisme, savourer l'instant présent se contenter des bonheurs simples… Eh… bien là, la seule, chose qui me procurait du bonheur en cet instant présent, c'était de m’acharner sur les grosses pierres dénichées dans cet amas de petits cailloux boueux et user de mes forces pour réussir à les sortir ! Comme quoi... On arrive toujours à trouver quelque chose pour se motiver ...

La fatigue se faisant sentir, nous décidons à ma grande joie de remonter. Dans le caca blocs, on peut apercevoir de l'eau qui n'était pas visible, et même inexistante à la descente, l'orage est là ?! L'eau s'engouffre dans les failles et à la remontée du puits, on peut voir des petits filets d'eau qui font leur apparition. Le boyau que nous empruntons à la remontée lui, est sec par chance. 

Arrivé dehors, l'orage est bien présent, il est juste au-dessus de nos têtes, et déverse sur nous des trombes d'eau. On s’empresse de retirer les baudriers, on attend que cela passe. En vain ... Il est temps de remonter en laissant le matériel sur place ... Je perds mes poumons sur la pente herbeuse en essayant de suivre Thomas et arrive au camion soulagé de ne pas avoir été foudroyée.

JOURNÉE N° 2 

Le soleil n'a pas refait surface, bien dissimulé derrière de gros nuages gris, mais par curiosité et aussi pour récupérer le matos nous redescendons au trou pour jeter un œil aux travaux après crue. Le cours d'eau a repris ses droits et coule de manière abondante, par chance le trou a la tête hors de l'eau. Nous consolidons le petit barrage pour que la prochaine crue ne condamne pas l'entrée et tous les efforts entrepris.

L'oreille penchée sur l'entrée de la cavité, un bruit sourd arrive jusqu’à nous., de l'eau ? Thomas décide d'entreprendre une descente. 

Quelle bonne idée !!!

Entendre l'eau pour ma part me suffit à savoir où elle se trouve et ne pas y mettre les pieds. Mais la voie de la sagesse se fait vite écraser par la curiosité et je m’empresse de le rejoindre. Spectacle assuré, de magnifiques gerbes d'eau sortent de deux ou trois failles et remplissent le puits d'un petit lac où l'eau a siphonné l'entrée du laminoir.

On est certain maintenant qu'il n'est pas bon de rester dans ce trou par temps de pluie, mais aussi que l'eau ne s'infiltre pas seulement par l'entrée principale. 

JOURNÉE N°3    Plus on est de fous, plus on creuse !

Une nouvelle recrue ! Laurent est au rendez-vous. Quelques jours auparavant nous sommes partis Thomas, Laurent et moi pour descendre la Cantinière, un gouffre toujours en explo qui descend à moins 200 et quelques choses. Ils ont du mérite ou tout simplement le goût de l'exploration pure pour aller farfouiller aussi profond ces spéléos.

Quand je repense à ce trou. Un gouffre rempli de merde !

Premier conseil : ne jamais regarder son collègue qui remonte sur la corde si tu ne veux pas finir aveugle en te prenant de la merde dans les yeux.

Deuxième conseil : tu ne te plaindras plus des cordes légèrement sales quand tu vois l'état de celles-ci. On se pose encore la question à savoir sur quoi nous sommes descendus ! Y avait-il une corde sous cet amas de boue ?

Voyons le côté positif, nous étions très contents d’en sortir et en prime avec un masque facial, plus bio que bio !

Mais où sont passés les jolis trous que nous équipions en début de semaine tel que le yéti l'EX 655, Etchar, et même Le Charlotte !!

Ce qui est sûr, c'est que cela n'a pas dégoûté Laurent qui nous a rejoint quelques jours après pour le G701.

Et nous voilà partis. On effectue la marche d’approche sous le soleil pour aller s'enfoncer dans ce trou qui me paraît maintenant beaucoup moins hostile. Il est temps d'aller régler son compte, à cette étroiture.

Nous avons notre maître d’œuvre, Thomas, qui fort de son expérience nous conditionne pour la suite de la désobstruction "Petit boyau tu deviendras grand" . Il avait raison, cela devient plaisant et bien plus confortable de passer à cet endroit « Le but est d’élargir pour y revenir ! » Mais qui voudrait y revenir, une question qui reste en suspens !

Les travaux validés par l'équipe, nous décidons de descendre pour regarder la suite.

Laurent s’attèle au terminus, tandis que Thomas décide d’élargir le reste de la cavité dans l’idée, je pense, d'en faire un boulevard, heureusement qu’il n’a pas de quoi faire des tirs, on serait déjà aux sources de la Nive. Laurent, tel Noé, nous ouvre un passage dans une faille qui n’a plus de secret pour lui. 

Les choses intéressantes commencent. Pris par notre enthousiasme nous nous faufilons dans cette étroiture sans nous faire prier.

 Glauque de chez glauque

La suite est là, nous avançons sur quelques mètres pour tomber sur un puits, à mon grand désarroi, il n’est pas très profond (2 à 3 mètres) mais qu’importe, nous le désescaladons sans prendre la peine d’y poser une corde, sûrement trop pressée par l’idée de découvrir la suite. Arrivée en bas, plus rien… Tout ça pour ça ! Tant d’effort pour s’arrêter sur un puits borgne. 

Je soulève une dalle bien lisse, je bouge quelques cailloux et la suite apparaît comme par magie… Ou presque. Un méandre de deux à trois mètres qui n’est pas très large s’ouvre devant nos yeux. Je m’y glisse en espérant ne pas m’y coincer et j’observe la suite.

Une petite salle où gît une mare d’eau qui s’engouffre dans une étroiture de 20 cm de large sur 60 cm de haut et une profondeur que je ne saurais déterminer.

La suite est ici sans aucun doute ! 

Passage géant avec corde de 3 m de diamètre

Valérie P.

Posté par sergeplanes à 16:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]


22 avril 2019

DIABLOZULO ……DIABLOSECO 20/04/2019

Sortie club durant le week-end pascal avec Fred, Iban, Virginie, Valérie, Gilen et Gérard. Sûrs de nous, grâce aux infos recueillies sur « infocaudales », nous voilà 6, quelques kilomètres après Pampelune près du village de Monreal (pas au Québec), pour découvrir ce canyon navarrais. Les renseignements donnaient un débit correct 2 jours auparavant, quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous arrivâmes au parking du départ en découvrant le lit du ruisseau, alimenté par le canyon à descendre, pratiquement sec. Inquiet mais toujours motivé, le groupe se prépara chacun à sa façon, petit déjeuner express pour les réveillés du dernier moment pour les uns et préparation méticuleuse des sacs pour les autres (sauf Valérie qui n’avait pas de sac la tricheuse !).
photo 1    photo 2
Marche d’approche prévue en 1 petite heure, de notre parking l’accès ne parait pas très éloigné, nous entamons la marche, décidés et surtout confiants. Il a fallu très vite déchanter, le sentier recherché n’a jamais été trouvé, nous avons dû remonter tout le dénivelé du canyon à travers une forêt dense remplie de ronces et de branchages tombés au sol : chacun a souffert à sa façon, certains trop couverts ont sué à grosses gouttes, d’autres se sont massacrés les jambes.
photo 3    photo 4
Plus d’une heure après, nous sommes enfin arrivés, nous entamons le canyon par des rappels qui se succèdent sans pause entre eux mais hélas sans une goutte d’eau. Il a fallu attendre une demi-douzaine de rappels pour trouver une première flaque d’eau et réussir à tremper enfin nos cordes. La faille que nous descendons est vraiment belle, on imagine bien l’ambiance qu’il doit régner dans ce
secteur lorsque de l’eau y coule avec plus de générosité.
photo 5    photo 6
La descente a été un moment privilégié pour échanger et réviser quelques techniques. Valérie a équipé son premier rappel, la présidente, sous l’œil expert d’Iban, a assuré par-dessous la jambe et Gérard a proposé un équipement foireux qui a été bien critiqué.
photo 7    photo 8
On a terminé par des techniques de débrayage du bas pour gérer les frottements et les obstacles dangereux. D’après Fred et Iban, les 2 experts qui révisent les techniques une semaine avant la sortie pour mieux épater les autres, il s’agissait de « ravale ton mou et grande verticale ». La prochaine sortie devra être anticipée en annonçant le programme, on pourra peut-être réussir à faire meilleure
figure.
photo 10   

Le retour au parking en 5 minutes sonna l’heure du pique-nique, même si quelques avaient anticipé au bas de la plus grande cascade. Cacahuètes, chocolat, bières et cookies étaient au menu accompagné par le « je reviendrai à Montréal » du québécois Robert Charlebois idolâtré par Fred.
On s’est quitté en se disant qu’un canyon avec de l’eau c’était quand même mieux, et pourquoi pas Artazul, on y a pensé, on l’a rêvé, qu’est-ce que cela aurait pu être bien !
photo 11    photo 12

 

Posté par fr3d0 à 21:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 avril 2019

Korrika - 1 km à pied, ça change, ça change des bottes aux pieds !

Youssra, Alexis, Christophe, Gilen, Serge

Après une belle brochette de 8 ou 9 volontaires, force est de constater que l'horaire (4 h du mat) en a refroidi quelque uns.

L'ancêtre Gilen, en forme ! 

Youssra, un peu timide Christophe, un bascophone en devenir ?

Bref, une belle course, de nuit, dans une ambiance de folie, mais fort heureusement tout en descendant.

Les autres, vous avez bien dormi ?

Serge

Posté par sergeplanes à 04:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 avril 2019

Gouffre TH2 sur les Arbailles

Sortie spéléo du 30 mars 2019

 

Nous voilà partis la voiture chargée à bloc, 5 joyeux motivés (Valérie Vigne, Jérôme, Christophe, Philippe et Valérie P)  pour aller explorer de nouveaux horizons. Direction les Arbailles pour y retrouver d'autres compagnons de cordées comme Jérôme Labat, Gérard, Christophe, Lucie, Eric, Virginie  et bien d'autres.
Le rendez vous a lieu au bar Eppherre d'aussuruq le temps de prendre un café et de repartir illico presto!
Christophe nous conduit tel un Sébastien Loeb jusqu’à la fin de la piste carrossable ou nous retrouvons nos amis Spéléo.
Place à l'équipement, avec une combinaison toute neuve et flamboyante pour Valérie Vignes, mais qui ne va pas rester longtemps dans cet état, des baudriers à régler car soi-disant ce sont eux qui on rétrécis et des pic niques oubliés mais qu'importe l'esprit de partage sera au rendez vous!
Le temps que tout le monde se change Gérard par équiper le puits d'entrée. Après 20 min de marche d'approche nous le retrouvons ( Jérôme nous fait savoir que des personnes auraient loupés l'entrée du gouffre ... difficile à concevoir quand on voit l'immensité de celui-ci).
Pour commencer nous traversons une vire sur quelques mètres qui nous plonge directement dans une ambiance forte appréciable et d'autant plus impressionnante quand on contemple le vide de ce trou béant. et nous voila arrivé en tête de puits 1 fractionnement et  41 m plein vide, que du bonheur, à descendre.. peut être moins à remonter! Les puits s’enchaine les uns après les autres P5, P22 P truc et P je ne sais plus, mais peut importe, tout au long de la traversée nous tombons très vite sous le charme de ces grandes galeries aux formes surprenantes, de cette petite étroiture qui nous fait jouer des coudes, et des ces méandres qui nous imposent une certaine souplesse!

"Les galeries s’étendent sur plusieurs niveaux, le cheminement principal aboutit sur un P24 qui rejoint l’actif qu'’il faut délaisser au profit d’une remontée d’'une quinzaine de mètres à l’Ouest. Encore une belle galerie fossile sur presque 200m qui aboutit sur un P13 où l’on entend l’actif plus bas. Un fossile nous conduit jusqu’au bord d’un P20 qui s’ouvre sur la salle Martel (50m de long et de large pour 30m de haut.) où l’'on peut voir nettement la trace d’un ancien lac."

Après une bonne pause casse croute l'équipe se divise en deux, une première commence à remonter tandis que la deuxième reprend la marche, direction de siphon! Nous suivons l'actif en évitant de mettre nos pieds boueux dans cette eau cristalline pour que tout le monde puisse profiter et contempler cette eau limpide sur cette roche de calcite. Après quelques petits passages  d'escalades, un puits étroit et un méandre que nous suivons sur une dizaine de mettre  nous pouvons apercevoir une corde qui au regard de Gérard n'est pas bonne à prendre, mais qui descend sur un petit lac que nous pouvons distinguer et qui est surement le terminus Siphonus !
Et voilà nous terminons cette jolie balade par une remontée sportive mais en laissant nos yeux d'enfants contempler ce que nous n'avions pas eu le temps d'apercevoir à la descente dont quelques chauves souries suspendus au plafond. Nous retrouvons les derniers....de la première remontée au P41. Il nous reste encore assez de force pour remonter ce jolie puits par deux car des génies ou tout simplement des génies avec une certaine expérience ont pensé à installer deux cordes!! La tête sortie du trou on remonte la vire au crépuscule pour bien finir ce voyage aux travers les strates!
Un grand merci aux organisateurs Jérôme Labat, Gérard et tout ceux qui ont participé à cette sortie.

Valérie

 

image

image 1

image 2

Posté par urkalex à 17:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mars 2019

DUO SUR ALTHAGNETA 16.03.2019

Au départ 635 places étaient disponibles, comme pour la sortie vtt de Serge, au final nous ne fûmes une fois de plus que 2. Face à ce constat, le programme a été « aménagé » avec une descente de plus grande envergure, Althagneta le fleuron de Ste Engrace.

La météo printanière de ce 16 mars nous confortait dans notre projet, il faisait doux et beau, même si les crêtes aux alentours étaient enneigées.

P1    P2

Restait à savoir si le niveau d’eau du canyon allait être compatible avec notre caprice de fin d’hiver. L’entrée du ravin était plutôt calme et paisible, le ruisseau était plus large qu’en été et la dalle-repère était légèrement recouverte. Après quelques discussions et hésitations, nous décidons de nous engager jusqu’au premier  échappatoire.

P3    P4

Une lumière magnifique et une première cascade en gerbe nous ont incitées à poursuivre cette descente. Entrés dans l’étroiture, l’ambiance a tout de suite changé, le caractère aquatique du canyon était évident et tout cela devenait encore plus excitant.

P5    P6

Les sauts n’étaient pas à l’ordre du jour, non pas qu’on n’aime pas, mais la température de l’eau nous incitait à ménager notre fougue, les arrosages et douches sous les cascades nous suffisaient largement

P7    P8

Au milieu de troncs bloqués et nouveaux d’après Gilen nous avancions avec précaution pour atteindre le moment tant attendu de la cascade de 35m à partir de la vasque suspendue. L’embâcle qui obstruait le premier rappel pour atteindre le départ de la grande verticale ayant disparu, la mise en place fut plus aisée même si l’eau très fraiche commençait à faire trembler nos mains. Ensuite…….que du bonheur et des sensations fortes.

Les petites gorgées de thé bien chaudes au milieu de ces cascades bien actives nous ont fait encore plus apprécier le spectacle. La suite était moins intéressante, avec des équipements bien vieillots (vivement que le rééquipement prévu par le CDS 64 cet été nous améliore ces passages), nous avons essayé de nous frayer un chemin pas évident car la hauteur d’eau ne nous permettait pas de passer partout. Malgré tout, au milieu d’un parterre d’ail des ours, nous avons réussi à atteindre le collecteur de Kakoueta.

P10

Après un déjeuner express, nous voilà partis pour rejoindre la partie touristique du secteur. Passages de blocs, mini chaos et glissades plus ou moins maitrisées étaient au menu, seul le débit plus important nous incitait à la prudence. Malgré tout nous sommes arrivés à bon port sans oublier le passage obligé sous la grande cascade de Kakoueta.

P11    P13

Le duo chanceux du jour, Gilen et Gérard.

 

Posté par fr3d0 à 21:12 - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 mars 2019

VTT sur Irouleguy et Guermiette

4 roues crantées, amenées par 2 sexas, par monts et par vaux, sur une vingtcinquaine de kilomètres non sans oublier quelques centaines de mètres de dénivelé.

80 % de piste, 19 % de goudron, 1 % de houblon.

Un peu entamé en montée Mais encore en forme...

 

Bon, pas trop rabougris les anciens, mais la montée a été plus difficile que la descente.

Jugez sur les photos.

Et ça monte toujours, dur, dur... Enfin la descente, et là, on a été bons et rapides...

Alors les jeunes, pourquoi n’êtes vous pas venus vous mesurer à nous ?
Peur d’être largués ?

Merci Gérard pour ce bout de chemin partagé.

Serge

Posté par sergeplanes à 21:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]