Voyageurs des strates

04 juin 2020

canyon d'Oilloki

Oilloki                   dimanche 31 mai 2020

Participants : Valérie P, Valérie V, Gérard, Jérôme, Christophe, Darioush, Jean Louis, Serge, Daniel,Xipo

 

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C’est par un beau début de journée que nous avons rendez-vous  à Lacarre. Au programme de la journée : Harzubia à Sainte Engrâce. Enfin, le 1er canyon de la saison !!!

Nous sommes 8 à partir de la Basse Navarre pour la Soule avec un arrêt à Tardets où nous retrouvons Valérie P et Jean Louis.

Valérie nous annonce qu’il n’y a pas d’eau à Harzubia, on s’en doutait un peu vu le temps sec des 15 derniers jours. Elle nous propose Oilloki, que nous validons.

Pour ce canyon, il faut prévoir une navette,  alors nous laissons des voitures au parking en face de Kakuetta pour monter au « parking » d’Oilloki.

 

 

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Pendant qu’on s’équipe, vu que nous sommes nombreux, Gégé a déjà vu avec les 2 futurs candidats initiateurs (Jéjé et Chris) qu’il vaut mieux faire des binômes : Gégé et Loulou, Valou P et Zouch, Chris et Momo (les beaufs), Jéjé et Valou V, Sergio et Xipo.

Chaque binôme est équipé d’une corde. Pas de gros rappel en vue, donc on est tous avec une nouille de 30 à 45m.

La descente débute à 11h. Nous ne sommes pas seuls mais il n’y aura pas d’embouteillage.

Chaque binôme équipe son rappel et s’auto assure que les techniques utilisées soient réalisées dans les règles.

 

 

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Il y a de l’eau sur la 1ère moitié du canyon mais l’autre moitié sera plus sèche. Il n’y a pas trop la possibilité de faire des sauts mais peu importe, le jeu de lumières est magnifique dans cette faille.

Nous arrivons à la confluence avec l’Uhaitza sans souci avec un dernier rappel de 18m. Gégé  propose à Jéjé de le descendre avec un débrayable du bas. Tout se passe sans problème.

 

 

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Nous nettoyons les cordes afin de les débarrasser des gravillons. Nous en profitons aussi pour nous rafraichir !! Puis retour en quelques minutes aux voitures. Sur le chemin  du retour, nous remarquons qu’il n’y a plus d’eau dans l’Uhaitza  à l’arrivée au lac de Kakuetta, ce qui rare en cette saison…..

Les dernières pentes ont  raison de  nos néoprènes qu’on s’empresse de quitter !

Le canyon est plié en 4h environ malgré la taille importante de  notre groupe.

Il semble qu’il y ait une tradition qui est en train de se mettre en place, celle de boire un coup ensemble après l’effort. La bière ou plutôt les bières sont les bienvenues.

Lors du casse croûte, nous discutons avec des collègues canyonneurs  de comment s’est passé notre journée, les sorties déjà faites depuis la fin du confinement, etc….

Mais l’orage aura raison de notre pause déjeuner et nous commençons à recharger les voitures pour repartir au pays des  « Manexs ». Jean Louis nous propose de s’arrêter chez lui afin de boire une dernière bière mais nous déclinons son invitation car nous sommes raisonnables à Leizemendi J !

Xipo

 

 

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02 juin 2020

Je sers la science et c'est ma joie !

Oyanbeltza – beltxa… 2 juin 2021

Présents : Darioush, Jacques, Jean-Louis, Serge.

Objectif de la journée : contribuer à la connaissance de la biodiversité cavernicole du massif d’Urkulu. Pour mémoire, cette grotte recèle 3 espèces endémiques (soit uniquement connues de cette grotte, soit dont l’espèce a été connue à partir de cette grotte) : un Isopode aquatique Proasellus chauvini, (« découvert » dans cette grotte à la fin des années 1970 et trouvé aussi depuis dans la grotte d’Haytzaldé) un Collembole Ongulogastrura longisensilla (considéré comme un des Collemboles le plus adapté au monde souterrain et connu uniquement de cette grotte) et un Coléoptère Aphaenops orionis, présent dans tout le massif.

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Le protocole consistait en la pose d’appâts (croûtes d’ardi gasna) et récupération des pièges dans 2 ou 3 semaines. Les bestioles, attirées par l’odeur du fromage tombent dans un piège (pot en verre contenant du glycol ethilique : liquide conservateur qui permet de récupérer les bestioles intactes).

Le projet était également de pouvoir photographier Proasellus chauvini « in situ », jamais photographié depuis sa découverte.

5 « pièges » ont été posés et plusieurs Invertébrés ont été récoltés « à vue ».

Cette sortie a également été l’occasion pour Darioush et Jean-Louis de découvrir ce réseau. Ces derniers ont même pu faire un aller/retour vers la sortie (ou l’entrée) suite à une mauvaise compréhension… La grandeur du réseau (en parties distinctes) ont fait que Serge et Jacques cherchaient «  la petite bête » dans le réseau supérieur SSE, alors que Darioush et Jean-Louis ont cru qu’on était sortis…

Mais finalement, tout le monde s’est retrouvé dans la salle sans cascade.

Le retour collectif nous a permis d’admirer les bauges et les griffades sur les parois des Ours des cavernes.

Un pique-nique, à la sortie, malgré un paysage brumeux, nous a permis d’apprécier une nouvelle fois ce très beau site du massif d’Urkulu.

La récupération des pièges devrait avoir lieu dans 2 ou 3 semaines (date non encore fixée).

La liste des bébêtes récoltées aujourd’hui, après tri à la loupe binoculaire est la suivante :

Eboulis d’entrée : 2 Aphaenops orionis, 5 Myriapodes, 3 Araignées, 11 Collemboles.

Galerie SSE : 1 Aphaenops orionis, 2 Proasellus chauvini, 2 Niphargus sp.

Salle sans cascade dans les flaques d’eau : 5 Proasellus chauvini, 9 Niphargus sp., 1 planaire.

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Jacques

 

  

 

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28 mai 2020

Journées technique canyon 22 - 24 /05/ 2020 Baigorri

 

Vendredi 22 & dimanche 24 mai 2020

Entraînement technique canyon – site d’escalade Eyheralde à Baïgorri

vendredi : Gérard, Christophe, Candice, Jérôme, Alexis, Darioush

dimanche : Laetitia, Valérie V, Christophe, Jérôme, Darioush

C’est l’heure pour les taupes en hibernation de pointer le nez dehors ! Première sortie club après deux mois de confinement, proposée par Gérard. Deux séances sont prévues sur le rocher d’escalade de Baïgorri afin de dépoussiérer les mémoires et de dérouiller les articulations, avant de se jeter à l’eau pour de bon.

Quelques désistements pour le vendredi 9h, mais cela ne nous empêche pas de revoir les fondamentaux et les techniques avancées que tout bon canyonneur se doit de maîtriser !

Le manuel technique officiel de la fédération et la fiche d’évaluation du Professeur Gérard ne sont jamais bien loin en cas de doute.

Au programme du jour, pêle-mêle :

- installation et passage de déviation largable

- installation de rappel guidé

- essai de descendeur à griffes (très en vogue en ce moment)

- passage de nœud en débrayable du bas sur corde raboutée

- installation de main courante simple et multipoint rappelable

- technique du bloqueur-sauveur en cas de manque de corde sur un débrayable du haut

- Rappel guidé avec poulie micro traction et avec demi-cabestan + clé. Alexis avait posé deux spits le vendredi sur un rocher. 

- Descendeur de fortune + clé d'arrêt

- Débrayables du bas (3 fois la longueur + raboutage et en boucle)

- Passage de nœud à la descente (plus utile en canyon qu'à la montée)

- Installation d'un huit en butée

- j’ai forcément dû en oublier.

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Pour la séance de dimanche, on prend (presque) les mêmes et on recommence, le rendez-vous est fixé à 9h devant la déchetterie de Baïgorri pour monter à la falaise. Après un manque de communication, nous nous retrouvons les 5 à la falaise. Valérie V., Laetitia, Darioush, Christophe et Jérôme sont les motivés du jour.

A peu près les mêmes exercices seront travaillés, mais on peut ajouter :

- clé d’arrêt sur descendeur huit

- installation de débrayable du haut

- techniques de réchappe : descente sur demi-cabestan et remontée sur nœud de Rémy

- passage de nœud à la descente

- conversions

- notation avec la plus grande sévérité des élèves récalcitrants-es avec rapport au Professeur Gérard. Jeunesse dépravée !

Bref, bonne journée pour tous qui nous permet de réattaquer la saison canyon plus sereinement même si on se dit que l'on fera ces techniques de façon régulière en situation pour garder la main. Si tout se passe bien, mise en pratique prévue pour la semaine suivante.

A bientôt

Jérôme et Darioush

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08 mars 2020

Gouffre Etchar transformé en rando neige

Gouffre Etchar...en surface.

Dimanche 8 mars 2020

Participants : Laetitia, Valérie P, Étienne, Darioush

Un peu de répit dans le ciel de Garazi ce matin, après une semaine très mouvementée.

Une nouvelle proposition de Valérie à visée pédagogique réunit quatre jeunes spéléos désireux de se faire la main sur les cordes râpeuses. Au programme, la visite du gouffre Etchar dans les Arbailles, après le col d’Ahuski. Nous disposons d’une topographie incomplète et d’informations succinctes sur la cavité, avec un équipement à vérifier voire à compléter sur place. Nous prévoyons même un planté de Spit à l’entrée !

Il s'appelle grave

De la verticalité s’annonce, dont deux beaux puits de 55m…

La préparation du matériel soulage le râtelier d’une grosse partie de ses cordes. Chacun s’affaire à l’art de la bouclette et au taper de kit.

Les sommets vêtus de poudreuse laissent d’abord craindre de possibles déboires routiers en altitude, mais nous partons finalement confiants et la fleur au fusil !

Etienne se charge de nous trimballer, au son pittoresque de l’accordéon, vers les hauteurs de Béhorléguy. Le bitume commence sérieusement à s’enneiger à l’approche du col d’Ahuski, mais les roues adhèrent toujours, jusqu’à un certain point ! Bientôt nous nous retrouvons à l’arrêt, et commençons à regretter d’avoir oublié les chaînes dans la voiture de Valérie…

On va se peler grave

 

1ère, 2nde, marche arrière et rebelote, la situation ne semble pas entamer la témérité de notre chauffeur.

Hélas la neige aura raison des pneumatiques essoufflés et patinants.

On se pèle grave

Une marche arrière s’impose tandis que nous escortons à trois le véhicule en descente, jusqu’à une zone de demi-tour envisageable. L’heure est à la concertation solennelle, un plan B est de rigueur. Nous optons pour une petite rando prospective au pic de Béhorléguy, chaussés de nos bottes, baskets ou autres souliers non identifiables…

Après tout, la météo est avec nous et Laetitia est visiblement rassurée d’échapper à la remontée de tous ces mètres de puits.

Il est presque midi lorsque nous nous engageons sur la route du col d’Aphanize. Le célèbre gouffre  du même nom et sa stèle explicative ne manquent pas d’attiser notre curiosité. 328 mètres plein vide, ça ne passe pas inaperçu !

L’ascension est un peu sportive et dispersée, mais chacun parvient à rejoindre les crêtes de calcaires ciselés, aux allures de brise-lame contre les forces d’Éole.

La magie des sommets immaculés opère et nous invite au déjeuner tant attendu, en terrasse s’il vous plaît !

On se poile grave

Trois ou quatre clichés plus tard, nous entamons la descente, non sans imbiber chaussures et chaussettes de neige en fusion.

Temps passé sur terre : environ 4h.

 

Darioush

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02 mars 2020

4 jours d'acharnement et d'explo (petite ...) au G701

Jeudi 30 janvier 2020

Participants : Laetitia, Darioush, Alexis

Alexis et Darioush proposent une sortie au G701. J’avais déjà entendu parler de ce trou, pas en de très bons termes, mais je suis joueuse, j’ai envie de voir à quoi ça ressemble et qu’est-ce qu’on y fait. Me voilà donc embarquée avec la fine équipe. Covoiturage avec Darioush toujours plus que ponctuel et Alexis, … qui a d’autres qualités ! ;)

Au club, les gars se concentrent pour faire le point sur le matériel à emporter. Petit à petit, j’associe de plus en plus de mots de vocabulaire aux objets bizarres contenus dans ce local et surtout à leur utilité. J’ai même découvert que le diminutif « désob. » signifie désobstruction et non désobéissance ! Les sacs sont remplis. Nous partons sur la route d’Urkulu. Arrivés en haut, les paysages sont magnifiques mais un vent à décorner les bœufs souffle. Changement de tenue et en route pour la descente à flanc de montagne jusqu’au fameux trou.

Dès le début de la descente on s’y sent à l’étroit. Le ton est donné. Quelques araignées sur le passage, Darioush n’est clairement pas fan. La progression est plutôt lente et fastidieuse. Il faut régulièrement se contorsionner pour passer dans les méandres, ramper ou avancer à 4 pattes. Trois petites descentes sur corde si mes souvenirs sont bons dont un fractionné. Les garçons installent tout. J’en profite et me laisse guider. Au bout d’un bon moment dans les méandres, on manque de matériel pour continuer plus loin. Ça a déjà été désobstrué par d’autres mais nous ne pouvons plus avancer en sécurité faute de matériel. Sur les conseils prudents d’Alexis, nous nous arrêtons donc là. Petite pause restauration dans un semblant de mini-salle où nous rentrons difficilement à deux. C’est vraiment pas la Verna ! Chacun leur tour, les gars en profitent pour tapoter sur quelques pierres qui entravent la progression. L’idée est d’élargir un peu afin de faciliter la progression pour les futures équipes qui souhaitent avancer et désobstruer.

Le retour se fait sans encombre. Darioush râle encore un peu de partager les lieux avec les araignées.

Cette sortie m’aura valu quelques courbatures. Le G701 peut se venter d'une grande qualité, c'est qu'il permet de vraiment apprécier les paysages et la progression dans les autres grottes! A ce jour, le mystère du G701 reste intacte.

 

Laetitia

 

 

Jeudi 13 février 2020

 

Participants : Darioush, Alexis

 

Une petite séance pour continuer à équiper une main courante merveilleusement confortable (cette fois, on a suffisamment de matos), mais aussi pour recalibrer lorsque cela est nécessaire. Mais pour cette partie là, aujourd’hui, rien ne fonctionne vraiment bien. Le caillou à casser est vraiment trop fissuré, du coup efficacité proche de 0. Ça ira mieux la prochaine fois !

 

Alexis

 

 

Mardi 18/02/20 et jeudi 20/02/20

Explorateurs : Alexis (mardi seulement), Thomas, Darioush

TPST : ~ 2x 9h

 

Mardi 18/02

 

Le G701 n’a pas encore livré tous ses secrets et nous sommes trois Martel en herbe bien décidés à en percer les mystères ! Thomas, présent pour les vacances, va pouvoir sérieusement nous épauler sur le chantier rocailleux.

Nous nous enfouissons aux alentours de 11h, dans des conditions météorologiques extérieures très favorables.

Le courant d’air habituellement vigoureux est plutôt faiblard, indécis entre aspiration et refoulement...Les gaz divers et variés risquent de tournoyer un moment !

Le matériel est déchargé au dernier terminus des périgourdins, une petite salle faisant suite à une diaclase inconfortable aux murs hérissés de piques. Un court répit d’élargissement qui replonge très vite vers un méandre vertical où nous commençons à nous atteler. Nous envisageons un recalibrage en partie basse, misant sur un passage possible au pied d’un ressaut. Je fore le calcaire par deux fois, nous allons ici tenter la technique du coup double suggérée par Thomas. Pendant ce temps Alexis prépare un second élargissement au bout de cette infâme diaclase, et en profite pour préparer deux nouveaux points d’amarrage pour une descente en toute verticalité.

De notre côté, les complications commencent lorsque j’essaie de forcer le passage avec une bourre un peu trop épaisse. Quelques minutes plus tard, quelle frustration de ne rien entendre en appuyant sur le bouton ! Aucun des deux tubes granuleux n’a daigné s’exprimer…A coup sûr, les laminaks ont encore frappé ! Trêve de mauvaise foi, Thomas se charge de faire remonter le taux de réussite avec une troisième fragmentation couronnée de succès.

Alexis s’en va alors vérifier l’hypothèse du passage bas. Hélas point d’exutoire de ce côté, les joies de la désob…

La partie haute à son tour dégagée s’ouvre sur une galerie étroite sous le pendage très incliné, similaire à celle de l’entrée de la cavité. Un rocher que l’eau n’a pas terminé de ronger fait obstacle, il aura droit à quelques coups de massette, libérant juste la place nécessaire à notre passage.

Il est l’heure pour Alexis de rejoindre la surface, tandis que nous nous acharnons toujours plus bas, les -100 certainement déjà derrière nous.

Le rocher dissimulait un petit ressaut puis une trémie de blocs mikados. Il ne faut pas trop s’agiter lors du passage de l’étroiture qui se trouve à leur base. Nouvelle galerie à ressauts-vasques dans la partie active qui ne manquera pas de se remplir en cas de crue. Le bas de la galerie semble se heurter à un mur et le courant d’air, aussi faible soit-il, provient plutôt d’un cheminement parallèle à droite. Thomas entame l’élargissement de la jonction tandis que je décide d’aller maximiser le passage en pulvérisant, à la force des bras, le fameux rocher un peu plus haut. Mes articulations s’en souviendront…

Au total, une avancée d’une bonne vingtaine de mètres de première, et nous remontons avec notre fatigue !

 

Jeudi 20/02

 

Nous ne sommes plus que deux vaillants explorateurs toujours aussi motivés à en découdre avec la caillasse. Le temps est avec nous, très dégagé et le vent est de retour sur les reliefs de l’Urkulu.

Nous poursuivons l’érosion forcée de la galerie parallèle, en remontant une quantité non négligeable de débris jusqu’à la jonction. Un bouchon se forme rapidement, condamnant la première galerie. Nous espérons avoir misé juste ! Quelques recalibrages plus tard, nous atteignons un mur qui dévie le cheminement vers la droite. L’endroit est très étroit et il faut à nouveau user de combustible. Le courant d’air en léger souffle ne nous aide pas à respirer convenablement. La suite débouche sur un petit méandre un peu plus large. Mon coéquipier continue sa route vers une nouvelle galerie pentue pendant que j’élargis un virage. Je me rends vite compte qu’un bloc d’une taille respectable, calé au dessus de ma tête est en fait légèrement mobile. La cloche minérale se balance dangereusement, nous décidons d’y remédier avant qu’elle ne puisse sonner un quelconque glas !

L’opération de perforation par le dessus est un poil délicate et le trou finit par traverser le bloc…Il va falloir bourrer des deux côtés.

Finalement nous triomphons de la menace et la voie est libre. Nous nous retrouvons au nouveau terminus, en bas de galerie qui dévie encore sur la droite. Nous n’irons pas plus loin. Quelques aménagements manuels à la massette-burin sont de rigueur en amont. Encore une vingtaine de mètres de gagnés sur ce front souterrain.

La dose de vapeurs viciées est certainement atteinte pour la journée, nous remontons tranquillement pour une dernière étape : pose d’un grillage anti-soutirage en amont du « tunnel » près de la base du P10. L’installation est sommaire et les goujons peu abondants, nous espérons qu’il fera tout de même son office en attendant une vraie grille de fer forgé !

 

Darioush

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15 février 2020

Plouf à la Nive

9h30, les vaillants se rassemblent : Darioush, Laetitia, Jean-Louis, Serge et moi-même. Nous sommes rejoints par Frédo et Ludo, le nouveau crapouillaux béarnais. PH, Yves et Josée jonctionneront au parking. Cela arrive de tout le 64 dites donc !

Parce que la Nive, elle le vaut bien.

Petit briefing pour les ceusses qui ne connaissent pas la cavité : l'objectif est de suivre le fil posé par Frédo l'an dernier dans le S4, qui après un point bas à -47m remonte jusqu'à -12, où il avait laissé son dévidoir ; après quoi, l'idée est de continuer à remonter en espérant tomber dans un exondé, et qui sait, trouver le chemin vers les mythiques tréfonds du Behia... Au passage, nous espérons réaliser quelques prises de vues si les conditions s'y prêtent.

Serge devant nous quitter pour le moment, nous nous répartissons les kits sur le parking des sources: nous sommes 8, il y a 9 kits sans compter les persos, mais heureusement les portages seront courts, et puis on a oublié le pinard. Nif-Nif et Nouf-Nouf nous tiennent compagnie pendant la délicate opération de l'enkitage, avec un regard gourmand bien qu'un peu suspect pour les néoprènes. Au moins, on aura de quoi bouffer à la sortie si nécessaire.

J'adore ce pays, où le jambon gambade en toute liberté dans la prairie...

J'adore ce pays, où le jambon gambade en toute liberté dans la prairie...

Dans le pierrier à l'entrée de la grotte, il est temps de se déguiser en canyonistes/spéléos/surfeurs. Mention spéciale à PH, qui tel Brice (pas Maestracci, l'autre), semble tout disposé à surfer une Belharra souterraine. Un lamina taquin fait tomber une chaussure de Frédo entre les blocs ; comme quoi il faut toujours partir en spéléo avec des bâtons de randonnée, ça peut servir pour partir à la pêche, merci Yves ! Enfin nous voilà tous prêts, tous beaux, aussi propres et reluisants qu'une chaîne de mousquetons neufs, et Laetitia ressemble à la sirène du port de Copenhague.

Les obstacles sont avalés en douceur : la marche de l'entrée, le pont de glaise, le premier lac, le pierrier, le deuxième lac. On barbote avec bonheur jusqu'au ventre dans une eau à 10°C, après avoir transpiré. Cette grotte est toujours aussi agréable à parcourir, avec ses volumes superbes et le cours d'eau en ambiance sonore.

Au terme d'une heure environ de portage depuis le parking, tout l'équipement est au bord de la vasque. L'eau est d'une limpidité inédite, mais décidément les laminak sont joueurs aujourd'hui : l'un d'eux s'est amusé à jouer aux quilles avec une 12 litres, et le détendeur n'entre plus dans le robinet ! Il faudra un bon quart d'heure d'efforts musculaires et la mise en commun de quatre cerveaux, d'une clé de 17 et d'une providentielle sanglette de Dyneema, pour arriver à faire pénétrer Papa dans Maman avec la délicatesse d'un Américain introduisant la démocratie au Moyen-Orient.

 PH énumérant tout son répertoire de jurons basco-béarnais.

 

PH énumérant tout son répertoire de jurons basco-béarnais.

Tout le monde aide les ploufeurs à se déguiser en cosmonautes, même si en ce qui me concerne mon sex-appeal tient certainement davantage du bibendum Michelin que de Thomas Pesquet. Tout fonctionne, les lampes éclairent, la caméra tourne, les détendeurs détendent, les plombs plombent.

Non mais regardez-moi cette flotte, les Caraïbes j'vous dis !

Non mais regardez-moi cette flotte, les Caraïbes j'vous dis !

Nous rejoignons rapidement le départ du puits, pour attaquer la pente à 30° plein ouest découverte en 2017. L'eau est cristalline, 10 mètres de visibilité, c'est à peine suffisant pour voir toutes les parois.

A -35m la pente s'adoucit, et nous progressons dans le "couloir des graviers", cap au 210, 12 mètres de large et 4 mètres de haut je dirais...peut-être davantage, c'est gigantesque.

Bref, le point bas est atteint, quasi 50 mètres, 100 mètres de l'entrée. Et là, horreur, malheur, consternation, coquins de laminak : le fil est rompu. Il repose, flasque et pitoyable, en une pelote aussi bordélique que la chambre de mon héritière adorée.

Forcément, le temps de ramener les morceaux, d'en faire une pelote, de tout raccrocher en sécurité, on perd du temps et de l'air. Ce qui fait que c'est bientôt l'heure de rentrer... Aujourd'hui, la science n'aura guère avancé malheureusement.

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L'opacité du siphon pouvant inciter à la mythomanie, n'oubliez pas que Dieu vous regarde ! (ou Frédo en plein débat philosophico-plongistique avec PH)

Les copains nous accueillent à la surface, ils auront à peine eu le temps de jouer les touristes dans la partie haute après le pique-nique. Au sortir de la grotte, certains profitent de la baignoire à remous naturelle pour se laver quelque peu ; et quel plaisir de retrouver Serge qui à lui seul nous embarque deux kits ! Je ne sais pas ce qu'il mange cet homme-là, mais c'est sûrement pas du Burger King.

Voilà, un TRÈS grand merci aux participants, on sait que ce n'est pas particulièrement drôle de trimbaler du matériel de plongée sous terre, sans eux on n'aurait plus qu'à aller tirer du fil au Port-Vieux, respect, force et honneur ! Merci aussi à Jean-Louis pour ces premières photos, si certains en ont d'autres on est preneurs !

Bises à tous.

Stéphane.

 

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08 février 2020

BEXANKA - 8 février 2020

Présents : Marine, Swan, Joël, Etienne, Valérie V, Laurent, Serge, Darioush, Jérôme, Hélène.

Rendez-vous à 8h au local pour préparer le matos. La tension est palpable ….mais tout est bien qui finit bien ……..

Nous voilà partis pour Camou, passage obligé au bistrot pour un café léger et la petite signature de rigueur.

Une petite montée de 10 minutes qui donne une bonne suée avant l’arrivée devant le trou.

Darioush et Jérome équipent et descendent les 50 mètres du puits d’entrée, Marine et Swan, Joël et Laurent les suivent illico presto, puis Hélène qui n’a pas le temps d’avoir peur… Le puits est beau et large …

Valérie et Etienne équipent le fractionnement à mi-hauteur pour faciliter la remontée. Et Serge ferme la marche. Pendant ce temps, Darioush et Jérôme avancent pour équiper la suite. Joël, Laurent et moi avançons un peu mais nous préférons attendre les autres qui mettent du temps….. Vu d'en bas, Marine et Swan ont l'impression que le cœur de Valérie balance entre Serge et Etienne. En vrai c'est plutôt un casse-tête chinois (il fallait bien pour mériter le temple…) pour débloquer un mousqueton grippé…. Après un « Ah ça y est »  de Serge, le groupe ne mettra pas longtemps à se reformer.

 Jusqu'ici, tout va bien... Avancée vers le néant...

Après plusieurs descentes le long d’échelles où la corde était cependant nécessaire, nous avons laissé le gouffre des entonnoirs à un quart d’heure sur notre droite, pour aller vers la salle de la grande arche où nous restons émerveillés devant l'essaim de chauves- souris qui tapisse une partie du plafond. On ne s'attarde pas trop car on a en tête qu'il ne faut pas trop traîner si on veut profiter de la cathédrale et du temple chinois. Il nous faudra faire une bonne remontée (moins difficile qu'il n'y paraissait de loin), pour enfin atteindre la salle de la borne où nous aurons le privilège d'un petit café chaud pour terminer le repas. « Vous voyez les cafés qu'on sert en Italie….rien en commun avec celui- là ». Notre hôte est bien modeste et nous, repus et réchauffés.

  Pause casse-croûte  

D 'ailleurs réchauffés nous l'avons été tout au long de la sortie car Bexanka n'est pas une cavité où il fait froid , et il y a très peu de courant d'air.

A ce moment- là nous avions vu des choses magnifiques : des meringues, des stalagmites en forme de trompettes de la mort amoncelées, des gours bien dessinés, des cascades de stalactites ; et pourtant le meilleur restait à venir. Plus un bruit en arrivant dans la salle de la cathédrale, chaque détail y est magnifique. Joël mitraille avec son appareil photo. Le silence laisse place aux Ahhhhh, Ouhhhhhh, Ohhhhh. Chacun y va de son petit commentaire….on est conquis.

La cathédrale La cathédrale et ses belles orgues

Etienne et Darioush jouent les aventuriers, ils n'épargnent aucun recoin….et heureusement car sans eux le temple chinois serait sans doute resté un mystère. En haut de la salle de la cathédrale il fallait prendre la large chatière qui mène à ce temple, ornée de draperies. Petite photo de groupe pour immortaliser l'instant. Les formes sont folles dans ce temple, on dirait des petites figurines de cire qui dansent….

Le temple chinois

 

Vient le moment où se termine la découverte…. « on sera dehors dans 4h ». Il faut remonter, déjà ! On comprend ceux qui viennent bivouaquer là !

Perdus, quelque part dans la cavité Descente vers la borne

Les plus courageux feront un crochet par la salle de l'entonnoir, les autres s'en tiennent à la remontée classique. C'est Joël et Valérie qui déséquipent en remontant.

Arrivés en bas du P53, il ne fait pas encore nuit. Swan et Marine attaquent et font une longue pause au frac où Swan se retrouve bloqué, sans pantin et avec un kit qui n'aide pas…...grrrr. On finit par se dépatouiller et repartir (hélas il fait déjà nuit).

 

Chacun ressort petit à petit, et plus ou moins facilement selon si le camarade d'en dessous est déjà sur la corde ou non… ;-)

Avant la petite bière nécessaire, nous mettons tous la main à la patte pour nettoyer le matériel. Il est aux alentours de 21h quand nous quittons le club fatigués mais ravis !

Marine

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26 janvier 2020

Ski de rando - Vallée d'Ossau

Sortie proposée : Ski de rando

Lieu : Col du Pourtalet- Pic de Canaourouye

Date : 26.01.2020

Personnes présentes : Darioush, Jean Philippe, Lætitia, Étienne et Valérie P

 

PETIT SOMMET DEVIENDRA GRAND !!


7h00 Ça va se découvrir !!

Départ matinal et pluie bien présente. Je croyais que Météo Ciel avait annoncé des éclaircies pour aujourd’hui ? Allez soyons optimistes ça va se découvrir, on y croit !!...

Je rejoins Jean Philippe à La Bastide Clarence, bien motivé pour chausser le snow dans une neige fraiche et reprendre les activités de montagne. Haaa, sûrement une bonne résolution de 2020.

 

9h00 Les retrouvailles

Rendez-vous à Sauveterre. On retrouve notre équipe de choc, Darioush, Laetitia, Jean Philippe et Étienne. Malgré le temps incertain, nous sommes tous motivés et prêt à explorer les sommets de la vallée d'Ossau. Après un - 100 étroits ça sera un + 600 la tête dans les nuages pour tout le monde.

 

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10h00 La rando des sportifs !

Nous arrivons à Laruns. Et oui les sportifs c'est comme ça, pas trop tôt le matin, et efficaces l'après-midi.

Nous récupérons les skis, les DVA et tout ce qui peut nous servir à crapahuter dans la neige et arriver jusqu'à notre destination finale, le sommet Heu... C'est quoi déjà son nom ... ah oui le Pic de Cuyalaret.

 

Jean Philippe récupère un Split (un snow qui va lui servir de ski de rando à la montée.) Très belle invention ... En théorie !! Petit cours pratique sur la mise en application, et nous voilà partis, équipés comme des montagnards aguerris, direction le col du Pourtalet. Cette fois-ci c’est avec de la neige dans les essuie-glaces. Bon, c’est toujours plus agréable que la pluie. Moi je vous le dis ça va se découvrir !!

 

Petite précision concernant les conditions et la randonnée (Et oui un peu de sérieux dans ce CR !!!) 

Le BRA (Bulletin risque avalanche) nous indique des conditions à risque d’avalanche 3 (risque marqué) sur 5 au-dessus 2000m et 2 sur 5 en dessous. Il est indiqué que de rares avalanches moyennes restent possible en partant des pentes raides. Ce qui ne sera pas notre cas et que le risque est limité en dessous de 2000m. Mais il faudra quand même rester vigilant.

Concernant la randonnée il nous faudra compter 3 heures à la montée et 1 heure à la descente peut être un peu plus pour une sortie initiation.

Les conditions météo annoncent de la neige dans la matinée et des éclaircies à partir de 11 heures. Alors pourquoi se presser. Si on peut avoir le soleil dès le départ !

 

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11h00

Nous arrivons à destination près de la Cabane de l’Araille (1720m). Le parking est déjà saturé de voitures. Hé oui les anciens et les sportifs ça se lève tôt. Le brouillard ne les a pas découragés, mais nous non plus.

Nous sortons nos affaires des deux voitures, tout en admirant le cirque d’Anéou sous son beau manteau blanc. Enfin ce que l’on peut apercevoir... Parce qu’il faut faire marcher son imagination.

Mais nous sommes chanceux, car le soleil pointe le bout de son nez et nous laisse entrevoir un paysage aux reliefs bien marqués, malgré les nuages qui s’accrochent aux sommets environnants.

« On sent que ça se découvre !».

Avant de chausser les skis on se met dans l’ambiance avec un cours sur l’utilisation du DVA.  Hé oui car le ski de rando c’est aussi s’exposer aux avalanches. Mais pas de panique Monique nous ne sommes pas des suicidaires juste des précautionneux avertis.  Après une démonstration rapide mais efficace, c’est l’heure de mettre les peaux. Les quoi ? Les peaux de phoques c’est ce que l’on colle sous les skis pour avancer !

Ahhh !

Il faut dire que nous ne sommes pas les seuls à trainer des pieds pour les horaires de départ. Des groupes de raquettistes entament, dans le même élan de motivation, leur ascension sur les sommets avoisinants.

DVA allumé, skis en positions, c’est parti pour deux heures de crapahutage et de randonnée idyllique !   Enfin presque car avant d’arriver au pont, situé au début du plateau d’Anéou, il faut descendre ... Et ça, ça sent la chute !!! Laetitia s’élance en première, nous pouvons lui attribuer la médaille d’or de la plus belle chute et gardera son classement jusqu’à la fin de la sortie. Rejoint de près par Darioush qui cette fois restera sur ses skis… Enfin… pour le moment.

Etienne quant à lui descend avec grâce et agilité comme s’il était né avec des skis aux pieds. Jean Philippe a préféré tracer tout droit. Haaaa les snowboardeurs. 

En vue des traces non présentes en direction du sommet de Cuyalaret (et une incertitude de l’itinéraire) nous décidons d’entreprendre un sommet bien plus intéressant (que je connais déjà) mais légèrement plus haut !! Et d’un autre point de vue, quand on se retrouve avec une équipe de choc il faut revoir ses objectifs à la hausse !!

 

11h20 Le faux départ

Nous traversons le pont, skis aux pieds, bâtons réglés, DVA branchés et blousons déboutonnés. Il faut dire que les quelques mètres nous ont déjà donnés chaud !

Azimut sur le centre pastoral, (1778m) quand tout à coup nous perdons Jean Philippe victime d’une chute inopinée, dans un faux plat montant. En le voyant peiner pour se remettre sur ses deux jambes nous constatons un problème inhabituel. Je décide d’abandonner l’équipe pour prêter main forte au désespéré !

En constatant que le problème ne venait pas de Jean Philippe (Par chance) mais bien de ses faux skis une question nous viens à l’esprit « Tu n’aurais pas mis les peaux à l’envers ? »  « Il y a un sens pour les mettre ? » 

Le vendeur n’a pas du boire que de l’eau lors de la démonstration du collage des peaux sur le split !

Le Problème à moitié résolu nous retrouvons les membres de l’équipe qui dans l’attente, se sont entrainés à faire des conversions !  On reconnait les bons élèves !

 

Plus que 2 heures, promis !!

Pris par la dynamique du groupe, nous doublons les raquettistes et autres passionnés de montagne partis juste avant nous. Il faut dire que les deux loustics, ne chôment pas à la montée !! Nous arrivons sous le Pène de la Glère qui nous dévoile un bout du cirque d’Anéou.

On n’est pas bien là !!! le soleil commence à faire surface, parfait pour peaufiner son bronzage.

Lors de la montée deux groupes se sont formés, Darioush et Étienne, les sportifs dont le dénivelé ne leur fait pas peur, que nous distinguerons par deux petits points et les admirateurs de paysage (Jean Philippe, Laetitia et moi-même) qui préférons prendre le temps et savourer la montée.

 

14h00 Arrivée au Plaa de la Gradillère.

Les yeux de certains se fixent instinctivement sur l’objectif fixé ! « On part tout là-haut !! ? » Bon effectivement ça sera peut-être 1 heure de plus !! mais nous sommes dans les temps pour monter au sommet et laisser les frontales au fond du sac !

Nous reprenons des forces en cassant la croute et en admirant le panorama. C’est aussi l’occasion de faire une pause bien méritée. Hé oui la descente ça se mérite !! 

Sans nous presser nous reprenons les skis par une belle diagonale direction le col d’Houer. Jean Philippe ouvre la voie.

Après quelques conversions, nous arrivons en haut du col. Pour certains, les jambes et la fatigue commencent à se faire sentir, mais l’équipe est toujours motivée pour rejoindre le sommet !!

Allez dernière ligne droite !!

Nous reprenons les skis, il ne reste plus qu’à suivre l’arête nord sur 200m pour arriver au sommet du Pic de Canaourouye (2347m).

La montée ne se fait pas sens mal, mais la neige est bonne, et les conditions optimales. Après une pause pipi perturbée par des espagnols, quelques arrêts pour admirer le paysage et reprendre son souffle, le sommet s’ouvre devant nous. Un cairn recouvert de neige nous indique le point culminant, nous voilà au sommet du fameux Pic.

 

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16h00 La conquête

Quel spectacle magnifique, nous pouvons admirer la vue à 280°. Sans un nuage à l’horizon, Nous distinguons le Pic du Midi D’Ossau, le Peyrejet et tous les sommets du cirque d’Anéou et de la frontière voisine, immaculés de blanc, et pour certaines vierges de traces !!

Nous prenons le temps d’immortaliser cet instant. Nous prenons même un moment pour s’initier au photo montage (digne d’une ascension au K2) avec une bonne dose de rigolade. Halala !! Avec une équipe de choc ce weekend est devenu exceptionnel !!

Au sommet il reste deux Espagnols aussi pressés que nous…

Il est temps de descendre. Nous préparons les skis pour les pentes raides heuuu.. Les petites pentes choupinettes, nous rangeons les peaux dans le sac à dos, les chaussures serrées, les skis verrouillés ! et c’est partie mon kiki !!  

16h01 Les premières chutes

C’est parti mon kiki… enfin surtout pour Jean Philippe qui décide de faire sa trace là où la pente est la plus raide. Le reste de l’équipe, moins rassurée, préfère les pentes choupinettes de la crête, redescendre au col d’Houer avant de retrouver le cirque d’Anéou. Sur cette portion la neige est légère et profonde. C’est l’assurance de chuter sans crainte et à volonté… et en plus c’est gratuit ! C’est chose faite pour Lætitia, Darioush et Étienne. Moins d’une minute après le départ du sommet, chacun est déjà tombé une… ou plusieurs fois !!!  Valérie coach, rigole et… filme ! Vous ne le savez pas encore mais Leize et Mendi va bientôt devenir une boîte de prod’ !

Il faut bien 15 20 minutes à nos apprentis rider pour retrouver Jean Philippe qui commençait à se demander si nous étions bien descendus sur le bon versant de la crête. 30 secondes de descente pour lui contre 20 minutes pour le reste de l’équipe… va comprendre !

17h00 Tomber pour mieux se relever

Les chutes se suivent et ne se ressemblent pas… enfin pas toujours ! L’Histoire retiendra un magnifique « face plane » d’Étienne. Le plantage net propre et précis de Darioush dans une congère. Mais surtout, surtout le « J’peux pas m’arrêteeeeeeeeeeer » suivi d’un arrêt d’urgence mémorable de Laetitia. En attendant, la joyeuse équipe qui n’a pas tout à fait le style montagnard à la mode comme les deux Espagnols croisés au sommet, les distance largement dans la descente. Sans doute grâce à sa supériorité technique. Ba oui, on tombe beaucoup mais on apprend vite =P 

 

17h30 Derniers virages

Le soleil, tout comme nos skieurs du dimanche, poursuit sa descente. Derniers virages dans une neige bien labourée. Dernières chutes mais moins fréquentes ^^ Il s’en est fallu de peu pour que Jean Philippe percute un groupe de raquettistes eux aussi sur le retour. L’instant de quelques secondes, il croise le regard d’une belle soixantenaire fort bien maquillée. Coup de foudre et électricité dans l’air !!! Mais pas le temps de laisser son cœur balancer, il faut déchausser les skis et remonter à la voiture.

17h35 La fausse arrivée

Pour Valérie, Darioush et Étienne cette étape ne présente pas de difficultés particulières. Mais pour Lætitia et Jean Philippe, impossible d’enlever les skis de Leatitia. Ba merde alors ! Heureusement que passent par-là deux jeunes espagnols en collant pipette du style « on part à la nuit tombée les gars et est pas là pour rigoler ! ». Lætitia se fend alors d’un magistral « sabes como QUITAR los esquís? ». Mais comment peut-on ne pas savoir enlever ses skis de randos à la fin d’une course ?! À ce jour, le mystère demeure entier et nos deux beaux espagnols en sont encore bouche bée xD

 

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17h40 Ahhh la voiture !

Retour voiture. On se change, range les affaires et file vers Laruns pour rendre le matos.

Trinquer une fois, puis deux puis trois avec du Monaco ou bière citron au choix, there is no alternative (certains se risqueront au chocolat chaud) et programmer déjà la prochaine session ! 

 

Valérie POITOU pour la montée
Étienne JOBARD pour la descente

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25 janvier 2020

Karaltzeta (Harbeltzeta) - Camou Cihigue

Sortie proposée : Initiation Spéléo

Lieu : Camou – cavité de Karalzeta

Date : 25.01.2020

Personnes présentes : Darioush, Jean Louis, Laetitia R, Etienne et Valérie Poitou

9h00. Rendez-vous

Samedi 25 janvier, nous sommes 5 à répondre à l’appel des profondeurs.

Le rendez-vous est fixé à 9h00 au local. Tout le monde est à l’heure et bien motivé à se faufiler sous terre ! Darioush a dormi avec la fiche d’équipement, et connait la cavité dans les moindres détails.

Quant à Laetitia elle nous a ramené des croissants pour booster le moral des troupes.

Nous mettons toutes les mains à contributions pour préparer les kits et prendre le matos nécessaire.

Etienne et Darioush seront à l’équipement, Laetitia perfectionnera sa technique de progression et Jean Louis, pris d’une seconde jeunesse, et sans le savoir aura pour objectif de défoncer toutes étroitures !

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11h00. Préparation de l’équipe

Nous arrivons à destination. Il est temps de se mettre en tenue de combat, baudriers réglés, kits sur le dos et nous voilà partis sur cette longue marche d’approche machette à la main pour venir à bout de la végétation dense. Mais non !!  Car nous ne sommes pas au Laos (on peut toujours en rêver !) et la personne en charge de trouver la cavité idéale s’est assurée de pointer un trou avec une marche d’approche de 5 min sur un sentier bien marqué ! Et oui quand on peut s’économiser !!

11h15. Ça ne passera jamais !!

Au bout de 5 minutes nous arrivons devant ce petit trou qui ne paye pas de mine. Tout de suite je remarque le visage inquiet de Jean Louis qui s’interroge sur sa capacité à se rétracter pour rentrer dans cette cavité « mais t’inquiète pas Jean Louis ça va passer » quant à Laetitia, Darioush, et Etienne cette ouverture est source d’aventure !!

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Darioush commence à prendre en charge l’équipement avec une main courante sur un bouleau ou noisetier (ce n’est pas moi la pro des arbres, il faudra demander à Etienne...)  Et disparait dans le trou pour trouver une racine où poser un chaise en double et quelques mètres après deux broches au plafond qui nous permet de descendre en rappel sur une pente inclinée ! Nous passons l’entrée de l’étroiture avec plus ou moins de grâce, même Jean Louis.

Arrivé en bas de ce rappel il faut passer ce petit ressaut d’un ou deux mètres qui nous demande un peu d’agilité. Et nous voilà repartis pour du ramping mais cette fois-ci dans une étroiture plus large mais toujours aussi basse. Pour certain c’est un jeu d’enfant et pour d’autres la gravité n’aide pas toujours !!

Nous arrivons sur un méandre large bien content de se retrouver sur ses deux pieds. Après quelques mètres nous trouvons deux broches au plafond Darioush équipe le rappel tandis que nous réfléchissons à un amarrage pour poser une déviation. Rappel posé il est temps d’entreprendre sa première descente de la journée. Laetitia s’engage avec précaution mais tact, Jean Louis le rappel n’a plus de secret pour lui et Etienne dans une seconde vie devait être un spéléo aguerri.

Le second rappel se trouve deux mètres après une petite escalade. Nous posons deux dyneemas sur un amarrage naturel irréprochable et l’équipier équipeur continue sa progression. 

La tête de puits n’est pas très large Etienne s’y engage sans difficulté, Laetitia le suit de près et passe le fractionnement avec brio et je sens déjà Jean Louis réticent à l’idée de s’engager dans un trou encore plus petit que celui d’avant (heureusement qu’il n’avait pas connaissance de la suite ...) Mais finalement quand les fesses passent tout passe !!

Nous continuons notre progression dans la bonne humeur

Les étroitures de la mort qui tuent !

Nous atteignons un petit ressaut de 3 ou 4 mètres puis nous voilà repartis dans une étroiture. Décidément… ce trou est sélectif pire qu’un jeu de Fort boyard. 

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Il faut dire que plus nous avançons plus les étroitures deviennent compliquées à passer mais rien n’entame le moral du groupe et la conviction de se dire que si les autres sont passés pourquoi pas moi !!?

Etienne prend la main sur l’équipement suivi par Darioush et Laetitia, qui brave les étroitures comme si celles-ci n’existaient pas !! Nous restons derrière avec Jean Louis bien décidé à défoncer ces tord-boyaux étroits. Petits ou gros ça va passer. Il est temps de sortir les bonnes vieilles techniques :  vidage des poumons, technique avec les bras devant sans oublier d’enlever son matos pour être le plus fluide possible. Et voila 30 ans de spéléo et les étroitures n’ont plus de secret pour Jean Louis.

Pause déjeuner

Il est temps de manger, nous posons nos fesses sur un bout de cailloux pour casser la croute. Pâté, compote, sandwich aux lardons et pot de caramel. Il manquait la bière et les cacahuètes !! ha ça sera pour la prochaine !!

La remontée rapidos !

Une fois bien rassasiés, nous reprenons l’itinéraire du retour. Etienne s’occupe du déséquipement. Darioush part le premier suivi de Jean Louis et de Laetitia.

Étroiture du matin, tu ne m’auras point. Les boyaux infâmes sont devenus des étroitures de luxe, sans aucune difficulté, elles sont enchainées avec une rapidité exemplaire et le déséquipement se fait sans problème.

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Nous retrouvons la sortie et l’air doux de l’après-midi.

La petite bière bien méritée !

Après s’être changé, nous faisons nos poches pour avoir de quoi nous substanter.                                                                           

Il est temps de savourer une bonne bière au bar de Camou. Nous nous inscrivons au registre, et sur le carnet nous remarquons que des Bordelais sont partis ce matin à béxanka !!

Bière terminée il est temps d’aller se coucher ! car demain, même équipe mais pas le même décor !

Encore une belle sortie ! Merci à toute l’équipe.

Valérie POITOU 

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Behia, début de la fin d'une aventure

Behia – 18 et 19 janvier 2020

 

Participants Leize Mendi : Alexis, Valérie P, Darioush

Participants périgourdins : Olivier D, Marie T, Thibault B

Sans étiquette : Stéphane V

TPST : env. 30H

 

 

Notre équipe de spéléos est aujourd’hui enrichie de nos amis du Périgord, présents pour le week-end afin de nous prêter main-forte dans la première phase de des-équipement de ce cher Behia.

Nous partons sans empressement de Garazi, ayant même le temps d’aller pallier à l’oubli de bottes de Stéphane…

La météo en altitude est plutôt accueillante malgré le souffle glacé qui fait inévitablement perler la goutte au bout du nez.

la goutte au nez !

Je me charge d’équiper les trois premiers puits avec une rapidité toute relative.

400 mètres plus bas, la grande majorité de la horde se dirige vers la salle des Pas Perdus, tandis qu’Alexis et Valérie optent pour un raccourci via le réseau Leize Mendi. Tous les chemins mènent au bivouac, qui nous attend sagement près de l’affluent ouest.

Petite pause ravitaillement-vidange avant de poursuivre notre chemin vers les tréfonds du réseau.

Au programme : visite guidée de la Béance, des Moustaches d’Alfred (l’entrée seulement !), de la Péniche échouée puis du Carrefour du Gypse et du Colorado pour arriver sur un terminus siphonnant de la rivière de la Hoya. Une belle rando souterraine qui use autant les bottes que les muscles !

the team ! (sauf le photographe)

Valérie sur la péniche (quelle inconsciente !)

Alexis profite des quelques moments de trêve pour immortaliser minéraux et spéléos dans un crépitement de flashs.

Peu de cordes sont à récupérer dans cette partie du réseau mais ce ne sera plus à refaire.

Nous rejoignons le camping par une voie plus directe, côté rivière de la Hoya.

Les Homo Speleus affamés et assoiffés par tant d’aventures vont pouvoir allègrement se sustenter autour de leur table de pierre massive. Heureusement les sources de chaleur ne manquent pas : brûleur à alcool home-made, lampe à carbure et...chaleur animale bien sûr !

Marie retient Darioush au siphon aval de la Hoya

Steph trouve qu'il fait chaud à la Béance

Olivier perplexe au dessus de l'affluent Ouest

De ce côté je suis plutôt efficace étant donné la quantité impressionnante de vapeur qui s’échappe de mes fringues…

La nuit promet d’être digne des plus grands palaces. Couchages suintants au délicat fumet de moisi, se mêlant aux effluves naturelles des corps en macération avancée. L’isolation phonique n’a pour autant pas été sacrifiée, comme le prouve le vacarme incessant de l’affluent ouest à tout juste quelques mètres de nos oreilles. Les plus téméraires termineront la soirée autour d’un (ou plusieurs...) verres, avant de se résigner au sommeil.

Il est 7h30, la nuit a été courte et il faut déjà repartir. Terminé pour la promenade, il va falloir se lester de quelques kits et ne pas faiblir sur le long chemin qui nous sépare de la surface.

Je tente la remontée avec deux kits pendus sous les bottes, pourvu qu’ils arrivent en haut !

Une pause-déjeuner succincte à mi-chemin de l’enfilade de puits, et tout le monde dehors. Nous sommes ce coup-ci rapidement pétrifiés par le vent et ses 3 petits degrés. Une seule solution : se barricader dans le camion d’Alexis, moteur tournant, tout en se gavant des restes de saucisson et de cacahuètes.

Retour au club vers 18h en emportant notre bonne humeur et nos courbatures !

 

Darioush

 

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