Voyageurs des strates

21 juin 2021

Cascades d'ASERI 19/06/2021

Ayé, j’ai repris la pratique du canyon. Avec un petit plus : une remise à niveau des bases. Du fait du risque d’orage, on est resté sur Ascain. Un canyon que j’ai fait moult fois. Mais la première dans ces conditions… Dans la série, je poursuis la relecture de mes bandes dessinées en faisant du canyon, on passe de Lucky Luke à Astérix. Non pas : « ils sont fous ces Romains ! » mais bien « ils sont fous ces canyoneurs ! ».

Dans les rôles principaux :

Gérard : comment lui enlever le rôle d’Abraracourcix ? Le dirigeant psychorigide, qui soumet des initiatives tout en imposant ses idées…

Krystof : Obélix. Pas tant dans le volume que dans la façon d’annoncer naïvement des invraisemblances…

Aubin : Astérix, l’infatigable guerrier : et que je te courre devant, et que je te fais 2000 guidés, et que je te porte tous les sacs et qu’en plus je te propose mon aide, et que je me jette à l’eau…

Tristan : Goudurix, le neveu d’Abraracourcix, le jeune citadin à former

Lolo : Panoramix, détenteur de la potion magique, de la salade magique, du baudrier magique…

 

Tout commence « normalement », le chef arrive le dernier et jette un regard circonspect sur ses troupes. Pas brillant. Astérix toujours chaud bouillant, piaffe d’impatience et Obélix commence son show de formation de Goudurix : « je vais t’enlever ton 8. Tu n’en auras pas besoin, ça ne sert à rien. » Ca fait quelque temps que je n’ai pas fait de canyon, mais quand même. Pas de huit ? Sur le canyon d’Ascain, très glissant ? La formation va être rapide et efficace…

Le chef annonce qu’on va pique-niquer au niveau de la deuxième cascade. Qu’auriez-vous fait ? J’emporte mon panier repas, avec toutes ses substances magiques. Que croyez-vous qu’ils firent ? Moqueries !!! C’est pas beau de se moquer des vieux.

PANORAMIX et son pique-nique

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Marche d’approche. L’âge de Panoramix, ne lui permet pas de gambader allégrement sur ce sentier sinueux et escarpé. Mais il trouve du réconfort en Obélix qui comme lui, adore ces parcours de santé : « vivement un tire fesse », « c’est quand qu’on arrive ? », « c’est nul les montées, mais les sorties sont très nulles aussi ». Obélix nous explique le danger des tiques. Très bonne ambiance.

Départ de la première cascade. Abraracourcix tente de donner des conseils à Goudurix. Malheureusement, ces conseils tombent à l’eau. Avec le chef… oui, oui. S’appuyant sur du terrain meuble, nous avons assisté à une « chute » au ralenti, en plein dans la vasque…

On se prépare à la première descente, c’est Astérix qui s’y colle. Un petit détail : c’est bien beau d’avoir emporter le repas, mais le pain ? Ceux qui aiment le pain mou ne seront pas déçus…

Deuxième cascade. Panoramix met la potion au frais et installe le rappel « à sec », sous l’œil (bienveillant ?) d’Abraracourcix (il faut toujours qu’il s’immisce). Premier de cordée Goudurix. Et oui, il est en formation. Tellement en formation, même que tout le monde veut l’aider : « tu as fait ta clé d’arrêt ? ». Chacun à son tour. Je ne sais pas si la formation sera efficace, en tout cas, je pense qu’il se souviendra de la clé d’arrêt… Pendant ce temps, Astérix et Obélix installent le guidé. Depuis le temps que j’en entends parler. Un petit tour de guidé et c’est l’heure du repas.

 

DESCENTE D'ASTERIX

 

Pas de sanglier, mais, bon, passons ces détails. Grandes rasades de potion magique. Même pour Obélix, c’est dire si ça va être physique…

Travail technique. Très technique. Séance photo/vidéo. Puis c’est l’heure de rentrer. Seulement deux heures de retard sur les prévisions. Abraracourcix était en forme.

Marche de retour. Obélix aussi est en forme : « on est bientôt arrivé ? », « elles sont hautes les fougères non ? », « attention aux tiques »…

A l’arrivée, les pottocks nous font une haie d’honneur. Puis c’est le retour.

Très, très bonne journée, révision des bases, réalisation (enfin) d’un guidé, pas d’orage… A refaire.

TPDE: 4h

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11 juin 2021

Sortie CANYON PISTA

Date : 29/05/2021

 

TPDC : 4h30

Marche d´approche : 10min

Retour : 15min

 

8 participants :

- Valérie (licenciée LM)

- Christian

- Serge

- Joan

- Lirian (licencié LM)

- Krystof (licencié LM)

- Xipo (licencié LM)

- Bixente (licencié LM)

Dans le cadre de la préparation à l’examen d’initiateur en canyonisme, Xipo et Christophe proposent une sortie canyon ouverte aux débutants

à Pista (joli petit canyon très sympa à côté de Larrau).

Le rendez-vous est fixé à 8h au parking de Saint Jean le vieux pour covoiturer.

Vers 10h, le groupe est fin prêt !

 

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A cet instant, nous ne nous connaissons pas encore tous, mais nous allons très vite faire connaissance ! 😊

 

Nous attaquons une marche d’approche très gentille de 10 minutes.

A l’abord du canyon, Xipo et Christophe prennent les choses en main pour des explications et passations de consignes claires.

 

QU'EST CE QU'IL ME RACONTE? ....                                                 J'AI RIEN COMPRIS....

 20210529_101335J'ai rien comprisSTOP! Arrêtez de filmer SVP.

STOP! ARRETEZ DE FILMER SVP.

 

Avec un temps parfait, le reste n’est que pur bonheur dans un cadre magnifique (petits toboggans, petits sauts, petits rappels). Un vrai régal sur un environnement tout de même un peu glissant.

 

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Une petite pause au milieu du canyon pour manger un bout et c’est reparti pour la deuxième partie.

 

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En milieu de canyon, Xipo apprendra la technique du saut en canyon à Serge qui boira ses paroles.

Un saut mémorable, exécuté à la perfection qui restera gravé dans nos mémoires 😊 !

Xipo, je te laisse partager la vidéo si tu le souhaites, tu pourras l’emmener avec toi le jour de l’examen.

 

 

 

Retour à la voiture (15 minutes de marche). Ça grimpe !

Arrivés à la voiture, tout le monde se change et nous voilà prêts pour une bonne bière accompagnée de chips, saucisson, pâté, etc…

Bref, une super journée !

Un grand merci à Xipo et Christophe pour l’organisation, vous êtes des chefs !

 

Bixente

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05 juin 2021

Grotte Arhex ou AL251 - samedi 5 juin 2021

Localisation : Alcay- Arbailles 

Sortie le samedi 5 juin 2021
PARTICIPANTS : Hélène, Valérie V, Darioush, Brice , Jean-Louis, David 
TPST : 2H30
Nous voilà réunis au parking de Camou pour visiter la grotte Arhex à Alcay.
Jean-Louis souhaite repérer les lieux pour y prévoir des sorties. 
Brice, passionné en photographie souterraine nous accompagne, il connait déjà cette cavité et veut réaliser quelques clichés au niveau de la rivière souterraine. 
L'entrée est originale, en bord de route et fermée par une plaque " d'égout ".
Nous laissons notre véhicule au plus près de l'entrée, empêchant comme cela qu'une autre voiture ne se gare sur la plaque et nous condamne quelques heures de plus dans ce trou !

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La préparation du matériel est assez rapide car cette cavité ne nécessite pas beaucoup d'équipement, une corde nous suffit.
Après avoir dérangé un crapaud et quelques araignées nous nous engageons dans le conduit et faisons face très vite à quelques étroitures. Il faut se tortilloner un peu, sur le dos, tête ou pieds en avant, il faut chercher la meilleure position suivant sa morphologie mais tout le monde passe aisément. Déjà le bruit de la rivière se fait entendre, le niveau d'eau doit être monté avec les orages des derniers jours. 

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Une corde est laissée en place par nos prédécesseurs, elle permet l'accès à la grande salle et à la rivière. La roche est terreuse mais pas glissante, quelques concrétions et surtout une belle rivière. Le niveau d'eau est élevé, Darioush après lecture de la topo farfouille en recherche d'itinéraire, mais apparemment le niveau du jour empêche tout passage, à moins bien sûr de s'aventurer dans l'eau.

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L'objectif étant de découvrir cette cavité, inutile de prendre des risques, nous explorerons la suite une autre fois.
Nous voilà donc "contraint" à servir de modèles à Brice. Darioush et moi nous prêtons au jeu, pieds dans l'eau sans bouger. Tout un art la photo souterraine, positionnement des flashs et lampes dans l'eau, poses longues, Brice cherche la perfection.

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Il y fait bon dans cette grotte, les copains se sont posés, observent et discutent, espérant peut-être nous voir le cul dans l'eau !
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Continuer n'étant pas envisageable, nous remontons tranquillement, petit passage obligatoire par la corde, et à nouveau les étroitures et chatières. 

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Hélène sourit, elle s'aperçoit de sa bêtise,
《le croll Hélène, c'est mieux pour remonter ! 》
 Jean-Louis est rassuré, il est passé à l'aller donc ça passera au retour. Les filles sveltes, telles des anguilles se faufilent facilement et emboîtent les pas de Brice et Darioush.

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Ouf ! Pas de voiture sur notre plaque d'égout. A force de frottement nous sortons néanmoins un peu sales. Petite bière et grandes discussions entre adultes pour clôturer cette sortie.

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Sympa cette cavité, il nous faudra revenir pour explorer la suite.
David I.
Photos David. 
Brice fera suivre d'autres Photos.

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30 mai 2021

AZALEGI ou LES MILLE VACHES

Participants : Joël, Valérie V., Jean-Luc, Nina, Laetitia,Jean-Louis, Darioush, Thierry

TPST : 4 heures

Sur une suggestion de Joël, nous voila partis vers Azalegi ; caverne située sur la pente descendante (beaucoup) au sud du col d'Ahuski.

Une piste nous monte sur une crête, où nous laissons les véhicules et nous nous préparons, comme d'habitude. Nous commençons à dévaler la pente très raide au flanc de laquelle s'ouvre la cavité . Elle a la particularité sournoise de s'ouvrir par un très grand porche, invisible tant on y est pas arrivés ! Manque de pot pour elle, un talweg boisé la trahit (il n'y a pas d'autres arbres dans la pente !).

L'imposant porche se poursuit par un petit passage entre blocs, remontant, très raide, pour suivre le pendange du secteur. Très vite, les grands volumes se dévoilent, et l'on parcourt une spacieuse galerie, raide (comme... le reste !) et entrecoupée de ressauts équipés. Nous decidons de choisir une salle pour le casse-croûte, et nous visiterons la suite jusqu'au dernier ressaut, descendant celui-là, et non équipé.

Le retour s'effectue sans problème, la seule difficulté restante étant la marche de retour . La sortie est sous le signe de la déclivité !

 

Jean-Louis

 

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25 mai 2021

Séjour canyon dans les Pyrénées orientales

JOUR 0 

Mercredi 12/05/2021 : ARRIVEE

 

Départ mercredi en 3 voitures. 

Toute l´équipe est réunie mercredi soir au camping "eaux vives" à Vernet-les-Bains , très belle vue sur le sommet du Canigou. La voiture balai arrive juste à temps pour l'heure de l'apéro. Nous avons dû modifier les plans initiaux et s'adapter. La neige est présente sur le sommet du Canigou et selon les infos locales les niveaux d'eau  des canyons dans les alentours sont hauts, ils nous contraignent à changer de terrain de jeu. Nous avons choisi des canyons plus au Sud-Est du Canigou, plus précisément dans le Massif des Albères pour le 1er. La météo sera plutôt clémente avec nous.

Nous sommes répartis en 2 bungalows. Je ne peux pas passer au lendemain sans mentionner qu’Aubin a rejoint notre Bungalow dans la nuit, après avoir quitté la chambre partagée avec Gégé lorsque celui-ci a mis en route la locomotive !! :) 

Merci à Christophe et Gérard pour l´organisation. 

Benoit

 

JOUR 1 

Jeudi 13/05/2021 : GOURG DES ANELLES 

 

Nous commençons notre séjour par le canyon du Gourg des Anelles, situé dans le massif des Albères.

Cotation : V4 A4 II

TPDC : 4h30

Marche d´approche : 20min

Retour : 30min

 

9 Participants: Gérard, Xipo , Christophe, Candice , Darioush, Alice, Gillen , Aubin , Benoit

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Canyon très sympa et obstacles variés, plusieurs sauts et toboggans rendent ce canyon agréable pour tous. Superbe C25,  cascade en goulotte en forme de S de 25m, qui renvoie la gerbe au-dessus de vous lors de la 2nd partie du rappel. Il est possible de rejoindre une main courante à 10m et de faire le saut dans une marmite gigantesque. Nous avons eu droit à un spectacle mémorable d’Aubin lors de ce saut, 1er homme à marcher sur une dalle verticale!!!

Preuve en vidéo.

 

 

Les initiés comme les confirmés ressortent ravis de ce 1er Canyon. Révisions des manips et choix d'équipements. Très instructifs. Merci aux plus confirmés pour votre pédagogie et votre patience, au top!

 

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 Benoit.  

 

JOUR 2 :

Vendredi 14/05/2021 : MAS CAL SANT

 

8 Participants : Gérard, Xipo, Christophe, Darioush, Alice, Gillen, Aubin, Benoit.

TPDC : 4h30

 

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Deuxième jour de canyoning en Pyrénées orientales pour notre petite équipée. Réveil de bonne heure pour se laisser le temps du trajet en pays catalan et d’un canyon qui prévoit 3 heures de descente et une marche d’approche d’une demi-heure. Sur place, après une bonne montée en voiture, nous arrêtons les voitures à « Le Roch « pour entamer la marche d’approche, un panneau « canyon » indique clairement la marche à suivre. La randonnée matinale est bien agréable sous le soleil méditerranéen. La vue sur les montagnes rocailleuses et la végétation fleurie est déjà un régal. Nichée au fond de la vallée, nous croisons notre rivière, petit arrêt pour enfiler nos combis détrempées de la veille et c’est parti! 

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Un petit bout de marche en rivière et nous arrivons sur une succession de toboggans assez hauts et raides mais très, très ludiques. Cette partie du canyon est vraiment amusante pour tous les participants, débutants comme confirmés, les sensations de la glissade nous mettent en joie pour toute la durée du canyon. Seul hic, nous sommes en week-end de pont et ce canyon est tellement fun que beaucoup de groupes le descendent en même temps que nous, ça bouchonne, mais c’est cordial et cela permet d’observer d’autres pratiques.

 

Nous arrivons sur le premier rappel de 10m, on hésite pour une glissade, mais l’autre groupe nous prévient d’un béquet peu engageant, ce sera donc sur corde (mais peut-être est-il possible de mettre une corde pour se laisser glisser sur la fin). On arrive ensuite à une grande faille avec un rappel en goulotte qu’on peut descendre en opposition au-dessus de l’eau. Un autre groupe a cependant utilisé des points rive gauche pour descendre au sec. Une courte marche dans le lit de la rivière et nous arrivons à une nouvelle petite cascade qui peut se faire en rappel puis saut mais nous choisissons le rappel.

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S’ensuivent des passages aquatiques étroits puis nous arrivons sur la cascade finale de 10m. L’angle de la paroi est assez large et se jette dans une grande vasque. Dernier rappel sûr pour nous, la grande vasque entourée de végétation nous accueille pour une dernière baignade. Et pour finir cette journée décidément placée sous le signe de l’amusement général, nous profitons d’une corde sur un arbre pour se jeter dans l’eau et achever de prendre notre dose de fraicheur. 

 

Le chemin du retour se fera rive gauche par un sentier qui monte à travers bois avant de retrouver 10 minutes plus tard le bitume et notre navette. Il suffit de voir le sourire et la bonne humeur de notre groupe pour être sûr que le Mas Cal Sant est un canyon à faire et même à refaire !

 

Alice.

 

JOUR 3 :

Samedi 15/05/2021 : SALT DE PI

 

5 + ½  Participants : Xipo, GG, Gillen, Benoit, Aubin (et Christophe pour le ravito)

TPDC : 4 h 

 

Nous avons repéré le canyon du Salt de Pi mais personne ne l'a jamais fait et nous avons quelques doutes sur le débit... l'aventure ! Le canyon a été fait il y a quelques jours mais en évitant certaines cascades à cause de l'eau, en effet ce canyon est équipé en "hors crue", ce qui permet d'assurer le coup s'il s'avère que c'est trop dangereux dans l'actif.

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Un groupe assez nombreux nous devance mais ils sont étonnamment très rapides, à peine sortie du fourgon qu'ils sont déjà en marche. A se demander s'ils n'ont pas dormi en néoprène. Christophe devait nous accompagner mais malade au dernier moment, il nous attendra à la voiture... L'approche est sympa avec une belle vue sur le canyon, y a de l'eau ! 

Nous arrivons à la première cascade (20 m) qui peut apparemment se descendre dans l'actif pour les plus téméraires. Le groupe de devant nous propose de descendre notre corde pour faire un guidé du haut. La communication passe mal entre les deux groupes et nous avons pris du temps pour l'installer. GG descend en premier puis transforme le guidé du haut en guidé classique du bas. C'est une belle mise en jambe !

 

On évite ensuite une belle cascade en S dans une goulotte avec beaucoup trop d'eau et un drossage à l'arrivée.

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Le prochain obstacle est à éviter aussi car il y a un gros drossage + siphon en bas de la cascade, pas besoin de réfléchir longtemps pour se dire de la contourner. S'ensuit des petits sauts et rappels, où nous essayons de préserver la corde de la roche granitique grâce à des débrayables du haut et du bas, parfait pour travailler la technique.

 

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Sur la dernière C10 bien arrosée qu'on doit encore une fois contourner en faisant un rappel sur le côté, on effectue un beau débrayé/tiré sur GG, nous sommes 3 à tirer, il vole sur l'eau ! 

 

On rejoint ensuite Christophe qui nous attend à la fin du canyon pour casser la croûte. En conclusion, un belle surprise ce canyon !

 

Aubin.

 

 

JOUR 4 :

Dimanche 16/05/2021 : EAUX CHAUDES à THUES LES BAINS                            

 

9 Participants: Gérard, Xipo , Christophe, Candice , Darioush, Alice, Gillen , Aubin , Benoit

1 sherpa : Christelle.

TPDC : 1h30

 

Après un débat animé et houleux le samedi soir, il a été décidé (à contrecœur pour beaucoup) de privilégier le groupe et de finir tous ensemble dans le même canyon le dimanche que de scinder en deux, une partie aurait été dans le Llech et une autre dans le canyon des Eaux Chaudes.

Le dimanche matin, c’est donc dans une ambiance un peu froide que nous finissons de ranger et partons pour le canyon des Eaux Chaudes, qui, contrairement aux éponymes dans le 64, porte bien son nom. Ce canyon n’est pas particulièrement beau, mais c’est une curiosité de par la résurgence de sources d’eaux chaudes (à plus de 70°C selon les mesures de certains canyoneurs) dans le canyon. Espérons que les sources d’eau chaude réchaufferont un peu l’ambiance matinale…

L’arrivée sur le « parking » du bas n’arrange pas les choses… pour la simple raison qu’il n’y a pas de parking… On se retrouve sur une route encaissée, sans parking, sans bas-côté, avec des Fangio qui se croient dans le jeu Grand Tourismo (désolé des vieilles références…) à doubler comme des andouilles… Seuls 2 petits décrochés permettent de caser difficilement 3 voitures. On se change pour certains… (Chrisophe et Candice ayant Christelle comme sherpa, ils ne se feront pas une marche d’approche en maillot) et nous voilà parti en procession pendant un bon kilomètre sur le bord de la route jusqu’à trouver le chemin d’accès au canyon.

Sur la route du canyon, nous traversons la voie ferrée du petit train jaune. Dès l’arrivée à l’entrée du canyon, on pressent que l’ambiance va être chaude, voire très caliente !! La première vasque d’eau chaude est déjà occupée par un mec dans son plus simple appareil ! On s’équipe et Christelle qui nous avait accompagné jusque-là repart nous attendre à la sortie du canyon.

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Le canyon ne brille pas par sa beauté mais la température de l’eau est vraiment agréable. Au fur et à mesure du canyon et des arrivées d’eau chaude, le nombre de nudiste dans les vasques augmente… Je plains le pauvre guide de canyon avec les deux enfants d’environ 8 ans, et les questions qui vont aller avec…

 

 

 

Candice adore un toboggan et le refait jusqu’à que le rappel suivant se libère… On le rebaptisera donc le Toboggan Candice, tandis qu’Alice appréhende ces peurs du vide sur la main courante menant à la dernière cascade de 35m, le tout filmé par un drone d’un autre canyoneur… On va devenir riche avec les droits à l’image au Leize Mendi !

 

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Une dernière escalade du parapet et nous nous retrouvons sur la route des Fangio. Pendant que les chauffeurs repartent chercher les voitures en courant, on commence à se changer, devant le portail des thermes et sous l’œil approbateur des voitures qui passent.

Une fois les chauffeurs revenus, nous partons en direction du tunnel du Puymorens pour trouver une aire de pique-nique. Au loin, les nuages s’amoncellent, nous prévenant que la parenthèse de 4 jours de beau temps est bien finie…

Une fois le pique-nique avalé, c’est déjà l’heure des au revoir et du retour vers nos lieux de confinement, avant l’heure du couvre-feu.

 Une fois passé le tunnel du Puymorens, nous nous retrouvons dans le brouillard, la pluie et la grisaille… Nous avons eu de la chance, nous avons pu profiter d’une fenêtre de 4 jours de relativement beau temps dans les Pyrénées Orientales dans un océan de grisaille dans tout le reste de la France et de la Navarre…

Malgré une dernière journée en demi-teinte, un bien joli séjour, avec 3 très beaux canyons, dont une bien belle découverte avec le Salt del Pi et ces airs de canyon du Tessin…

Gilen

 

 

 

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24 mai 2021

Canyons ZITZIRATZE et PISTA

Version 1 : 18/05/2021

Participants : Benoit, Xipo et Gérard

A peine revenus de notre séjour catalan, les affaires courantes reprennent avec la poursuite des reconnaissances pour le nouveau topo canyon départemental. Aujourd’hui, Xipo, délégué « Leize Mendi », prévoit de visiter Zitziratze : à priori il s’agit d’un petit canyon sans envergure puisque côté en V3 A2 I. Pour améliorer cette sortie, il est prévu d’enchaîner avec Pista. Relevé par Benoît et Gérard, ce défi nous voit démarrer de très bonne heure (6h30) de la côte pour rejoindre Xipo à Irissarry. Nous covoiturons pour nous diriger vers la retenue de Zitziratze au-dessus de Larrau. Optimiste, Benoit attaque la piste énergiquement avec son non 4x4, mais il n’arrivera pas à dominer le fort pourcentage de la pente : nous partirons de plus bas à pied. La retenue est atteinte assez rapidement, il faudra la traverser à la nage après un saut depuis les berges. La marche d’approche se poursuit par une large piste facile à suivre mais tonique à grimper jusqu’à un petit pont qui sera le départ de la descente du jour.

 

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Les premiers pas dans le ruisseau nous rappellent très vite qu’en Soule les dalles et les marches aquatiques sont très glissantes. Aujourd’hui le débit de l’eau à l’air conséquent, mais comme personne ne l’a déjà parcouru nous n’avons pas de repères! Une marche aquatique avec quelques toboggans nous amène très vite sur le premier obstacle de 15m. Nous l’entendions gronder depuis quelques minutes, sur place la cascade est assez large et le débit de l’eau bien généreux. Sans difficulté, nous le descendons en parallèle en étant légèrement aspergés,  par contre les rappels débrayables d’en haut et du bas sont nécessaires car les frottements sont significatifs.

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Nous poursuivons notre descente et nous voilà très vite sur le second obstacle. Une belle cascade très généreuse de 25m sera à négocier. Ici les choses ont l’air plus coriace, si l’on descend les 15 premiers mètres dans les embruns, les 10 derniers mètres doivent être passés dans l’actif et l’arrivée dans la vasque nous parait tourbillonner ! Un bon briefing pour organiser les différentes manipulations sera nécessaire avant de s’y engager. Les personnes n’ayant pas suivi les journées techniques en falaise n’y comprendront sûrement rien ! Au programme pour le premier, descente avec nœud patate et débrayable du haut, puis traversée de la vasque agitée avec la corde pour atteindre la berge hors d’eau. Pour la suite, le second descendra en étant débrayé du haut, frottement important oblige, il sera sorti de la vasque par un débrayé – tiré. Le dernier après avoir rabouté les cordes et remonté le nœud, descendra en étant débrayé du bas et sorti de la vasque par un débrayé – tiré. En fait beaucoup de techniques pour passer cet obstacle rendu compliqué par le niveau d’eau important, l’équipée a très bien fonctionné et nous étions contents de notre organisation.

 

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Par la suite beaucoup de ressauts ou petits rappels sans intérêt mais délicats à franchir car des embâcles assez récents se sont formés au fond du ruisseau. Nous retrouvons à nouveau la retenue, quelques brassées et 5 minutes plus tard nous voilà sur l’autre berge. Si nous sommes entrés par un saut à l’aller, nous constatons un peu désemparées que la berge est très glissante et qu’il n’y a pas de réelle sortie ! Plusieurs tentatives de lancer de corde et de grimpette seront nécessaires, Xipo sera notre sauveur du jour.

Après avoir grignoté et rechargé nos réserves à la voiture, nous voilà au parking de Pista pour attaquer la seconde partie de la journée. Mis à part un éboulis pas très rassurant à la confluence Ardane – Pista, cette descente classique se fera en 2 heures sans sauter le dernier rappel de 12m car la vasque d’arrivée était bien engravée. La sortie du canyon se fera sous un crachin tenace, dans ce cas le déshabillage et remise au sec ne furent pas très agréables.

On retiendra que Zitziratze en eau a été une agréable surprise, Benoît le petit dernier au club ou le canyoneur qui ferait bien 10 canyons par semaine, motivé comme jamais a déjà prévu d’y amener son pote Aubin le week-end prochain : quelle générosité !

TPDC Zitziratze 3h + Pista 2h

GG

 

 

Version 2 : 22/05/2021

Participants : Aubin, Benoît, Jérôme

TPDC : Zitziratze 3h, Pista 3h.

 

Après la sortie du mardi, Benoît récidive Zitziratze et Pista (il est gourmand cette semaine !).

Le rendez-vous est fixé à 7h à Bayonne. Nous ne faisons pas de covoiturage car Aubin et Benoît dormiront samedi soir vers Saint-Engrâce pour faire un canyon dimanche matin. Ourdaybi est au programme du dimanche pour les garçons à priori. Eux deux dans une voiture et moi dans une autre (quel dommage !!).

Nous voilà donc partis, je passe devant jusqu’à Ossès puis Benoît connaissant la route passe devant jusqu’à Larrau. Depuis Larrau, nous décidons de monter avec ma voiture vu que le mardi précédent Benoît avait dû s’arrêter assez bas sur le chemin pour finir à pied. Nous tenterons de monter un peu plus haut, histoire de se raccourcir la marche d’approche.

A peine avoir démarré que Benoît nous rassure en insistant que nous allons nous geler dans la traversée du lac et que nous allons « manger » dans la cascade de 25m bien arrosée. Je crois que depuis le départ, Aubin a eu le droit au lac et la cascade, il devrait être plus préparé psychologiquement que moi ... Au chemin, nous montons en voiture un peu plus loin que mardi (c’est déjà ça de gagné). Nous nous équipons, Aubin dit avoir oublié son lycra et v’là que Benoît lui remet une couche sur le lac gelé et la cascade arrosée. 5 minutes de marche et nous voilà au lac. Après les conseils de Xipo de la sortie du mardi, nous laissons une corde en place pour faciliter la remontée au retour. Même si le niveau semble haut par rapport au mardi.

Je me glisse doucement dans l’eau, elle est vraiment glacée, et les garçons sautent dedans depuis la berge. L’eau est vraiment froide ! Le lac traversé, nous marchons 20 minutes ce qui nous réchauffe tranquillement puis entamons la descente du canyon.

Un premier rappel de 15m avec un maillon sur sangles autour d’un arbre débute ce canyon. Nous passons l’obstacle tranquillement. Un peu de marche, puis arrive la fameuse cascade arrosée. Une main courante à un arbre et le relais est là. Je pose la main courante et me rends compte que le débit n’a pas l’air si effrayant qu’annoncé depuis le mardi soir par les trois précédents mousquetaires. Nous nous mettons d’accord sur la méthode de débrayage du bas. Benoît descend en premier suivi d’Aubin tous deux débrayés du haut. J’envoie les sacs en téléphérique, mais le sac contenant la corde de 40m ne leur parvient pas, il faut aller la chercher dans la vasque. Nous galérons, moi en haut et eux en bas avant d’arriver à faire remonter le nœud en butée. Je descends finalement rapidement mais ni débrayé ni tiré, comme annoncé depuis mardi. Bon, finalement, on se retrouve tous les trois en bas en disant chacun « désolé j’ai merdé çi ou non c’est moi qui ai merdé ça ». On est bien en bas tous les 3 avec les deux cordes c’est déjà ça !

Voilà le canyon de Zitziratze du samedi p

as bien emballé mais pesé. Nous repartons à la voiture en sachant que nous aurons le lac à retraverser. Il est plus facile au retour qu’à l’aller, va savoir pourquoi ... Nous remontons sur la berge à l’aide de la corde, merci Xipo ! Nous mangeons à la voiture en refusant la bière, la gardant pour après Pista. Nous voilà repartis pour enchaîner avec Pista. Trajet voiture jusqu’au parking de Pista. Le plus dur est de remettre ses affaires encore trempés !! L’avantage de Pista : sa marche d’approche ! 10 minutes et nous sommes prêts à descendre. Les rappels s’enchaînent tranquillement, chacun équipant à tour de rôle. Le niveau d’eau est très bien. Le passage de l’éboulis est plutôt fastidieux mais se passe entre terre, arbres et branchages. Nous finissons par le dernier rappel en se positionnant au relais installé le plus loin (après conseil de l’équipe du mardi). Voilà Pista terminé ! Vivement (je plaisante) les 25 minutes de remontée à la voiture, encore merci à ceux qui ont posé les cordes !!

 On se change enfin avec des affaires sèches. Direction Larrau pour trouver la fameuse bière tant attendue et la voiture de Benoît. On se dit à bientôt après cette journée d’expériences bien passées. Les garçons iront dormir au plus près de leur canyon du dimanche et moi je fais la route toujours magnifique jusqu’à Bayonne. Tous 3 ravis de cette journée.

 

Jérôme

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23 mai 2021

Gouffre de la Ménère - TP 30 - Hautes Pyrénées

TP30 ou gouffre de la Ménère :

C'est ou ? 
Comme son nom l'indique et vous l'aurez deviné c'est du côté de St Pée de Bigorre, en limite des départements 64 et 65.
Réputé pour ses très nombreuses cavités, ce secteur est convoité par les spéléologues depuis longtemps, cependant le TP 30 n'attire pas grande populace. 
Comme il faut crapahuter durant 2 heures la fréquentation de ce trou est faible, possible même que sa dernière visite remonte au siècle dernier (les années 90 tout de même).
Il se dit que la trémie de fond souffle !
Valerie et Thomas se projettent, lancent un appel et montent un petit groupe afin d'équiper les 500 mètres de cordes fixes et pouvoir ainsi continuer l'exploration. Le Spéléo Corbières Minervois (SCM) et Leize Mendi se manifestent. La moyenne d'âge est de 30 ans et les plus jeunes sont déjà bien expérimentés. 
Thomas s'occupe de trouver le matériel nécessaire à la réalisation de ce projet auprès de partenaires. Merci à eux.

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Participants :
Adrien, Damien et Lili (SCM),
Valérie P, Thomas, David I.
Il est prévu deux jours pour ce projet .
JOUR 1 : 
Samedi 22 mai, RDV 9h à la carrière d'Asson.
Préparation du matériel technique et de bivouac (nous dormirons dans la cabane de berger sur le plateau d'Isarce).
Nous sommes six et beaucoup de matériel à transporter mais nous choisirons de ne faire qu'un seul portage, les jeunes sont affûtés, équipés de claies de portage ils chargent les mules au maximum. Un arrêt est prévu à la cabane d'Isarce afin de réserver les lieux.
L'itinéraire de montée est assez facile à comprendre, il débute par un sentier forestier et poursuit par une piste quasi carrossable en cours d'aménagement, puis reprend à nouveau par une sente forestière. Nous mettrons 1h30mn pour monter. Dans quelques temps cette piste aboutira sur le plateau d'Isarce pour faciliter l'accès des bêtes aux pâtures. Quads, tracteurs et 4x4 pourront probablement l'emprunter. 

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La cabane de berger est rustique, le livre d'or indique de fréquents passages, dépourvue d'eau et d'électricité, située à 1287 mètres d'altitude, elle cadre parfaitement au projet. Petite et spartiate, avec un couchage principal, table et bancs, cheminée, elle conviendra parfaitement. 
Lili et Damien soucieux de leur intimité montent une tente à l'extérieur, prétextant une chaleur plus confortable. 

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La préparation du matériel prend un peu de temps et nous profitons pour casser la croûte. Le temps est froid et le ciel se couvre. 
Sur l'itinéraire d'approche, 100 m sous la cabane nous faisons un ravitaillement au niveau d'une prise d'eau bien visible, l'écoulement est faible donc il ne faut pas être pressé. 
15 mn nous sépare de la cabane à l'entrée du trou et nous voilà prêt. 
Nous remontons les pentes NE jusqu'à basculer derrière la crête, le trou est là, à flanc de combe. L'accès par un système de vires est scabreux et méritera une sécurisation ou un autre cheminement. 
Il commence à pleuvoir, va falloir y aller.
Thomas est prêt à en découdre une nouvelle fois avec ce trou qu'il a déjà visité à plusieurs reprises avec Valérie. Perforateur en main il équipe la première tête de puits et s'élance dans le P40, celui-ci n'est pas large. Le rythme est donné et va falloir suivre ! 
Le but étant d'équiper convenablement il prend néanmoins le temps de bien faire et nous le talonnons. La faille s'élargit, nous enchainons avec les P71 et P11. L'équipement varie suivant les configurations et le matériel restant. Les serrages sont contrôlés plutôt deux fois qu'une, les déviations sont ajustées pour limiter les frottements, pas toujours évident dans ce trou, plaquettes cœur, vrillées, coudées, clowns, AS, AF tout y passera. 
Nous arrivons à la partie sérieuse, le P147.
Il n'a pas l'apparence d'un gouffre béant et ne nous paraît pas plus inquiétant qu'un autre, les relais peuvent être décalés et à chaque palier nous pouvons purger les caillasses instables. 
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Par endroit ça mouille les grenouilles et le froid s'empare de quelques uns. Arrosée, la roche devient glissante, avec l'impression que la météo extérieure y est pour quelque chose. Le temps passe vite sous terre et nous choisissons de scinder l'équipe en deux. Tandis que trois d'entre nous continuent à descendre, les autres se sacrifient et remontent afin de préparer la tanière et un bon feu. 
Thomas toujours fort, perfore, jusqu'à épuiser la batterie de son Parkside !
Le puits est profond, mais les fractionnements sont généreux, ce qui limitera la fatigue lors de la remontée. Nous prenons enfin pied au fond du P147, à presque 300 mètres sous terre et nous avons épuisé le stock de cordes emporté pour cette première journée. L'envie de continuer est là, mais à court de matériel et vu l'heure tardive il nous faut remonter.
La route, la marche d'approche, l'équipement et la descente et maintenant 300 mètres de remontée, le corps commence à s'épuiser, le dernier passage en sortie (ou entrée comme vous voulez) un peu étroit et mal foutu rappelle qu'il est toujours nécessaire de garder une marge.
Nous sortons à 23h30, trempés, il fait nuit-froide et nous pouvons apercevoir au loin la lueur du cabanon. Très vite nous pouvons sentir cette bonne odeur de feu de cheminée, quelques branchettes ramassées en passant et nous voilà au chaud. Les copains ont lancé les grillades, préparé les repas lyophilisés. Valérie se réchauffe, emmitouflée dans son sac de couchage, frileuse la petite bête ! Pas de bières emportées pour cette expé, les sacs étaient déjà bien assez lourds. S'hydrater à l'eau de source s'avère mieux pour récupérer. Le souper avalé, Damien et Lili s'enfuient sous leur tente, j'espère qu'ils sont en couple et que je ne dévoile pas l'incorrect !.
Thomas et Valérie s'installent une literie de sol et Adrien et moi profitons du gros matelas. Quelques bois rajoutés et le feu crépitant nous nous endormons rapidement. Pas longtemps néanmoins, Adrien avait prévenu qu'en général 20mn après son coucher, pipi obligatoire ! Chose dite, chose faite, nous voilà réveillé !

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Allez, faut dormir maintenant , et sans bruits! 
Comme le disait Jean Yanne : 
"C'est très bien d'avoir un chien qui ronfle, comme ça on peut dire que c'est lui ! "
TPST : 8H
JOUR 2 : 
Dimanche 23 mai, cabane de l'Isarce. 
La nuit a été reposante est nous sommes prêt à redescendre dans ce magnifique TP30, pressés d'aller coincer nos culs dans les belles étroitures au passage des vomissures. 
Damien est matinal est gratte à la porte .
Ptit déj avalé, nous préparons à nouveau le matériel nécessaire pour la suite de l'aventure. La fiche d'équipement n'est pas claire, mais Thomas gère bien, additionnant, soustrayant des fois pour être sur des longueurs de cordes.
Le perforateur du SCM est réquisitionné, ce modèle low-cost type Einhell BT-HD est transformé en Lipo, lui assurant une plus grande autonomie apparemment. 
Inutile de partir à la queue-le-leu, le groupe est à nouveau séparé. Thomas, Damien et moi formont la première équipe, cela permettra de continuer l'équipement sans prendre froid. Adrien et les filles nous rejoindront plus tard.
Les puits jusqu'à la base du P147 sont équipés et notre progression est rapide.
Petits franchissements et rampings et Thomas à nouveau fort, perfore ! Deux petits puits sont équipés, mais là CATASTROPHE ! les deux kits de cordes connectés entre eux se font la malle , roulant l'un sur l'autre ils ont du se démousquetonner de la main courante. Ou alors on ne les avaient peut-être pas sécurisés, possible aussi mais moins facile à avouer. L'inconvénient s'est qu'il sont tombés au fond d'un P30 borgne ou il n'était pas prévu d'aller et la longueur de nos cordes en place est limite. Il s'agit là de kits contenant les dernières cordes prévues pour la suite, l'aventure peut s'arrêter là ! 
Expérience de Thomas + coup de bol, cordes en place et bidouilles, Thomas réapparaît sourire aux lèvres et kits dans les mains, l'aventure continue.
L'autre équipe nous rejoint, nous ferons route ensemble, direction les Vomissures. 
Devant nous s'ouvrent de beaux puits profonds, de 30 à 40 mètres qu'il faut dévier pour ne pas mouiller nos beaux habits. Il y aura même un passage de nœud à franchir. Parfaire l'équipement avec un matériel restreint prend un peu plus de temps, il faut réfléchir et être sûr de ne rien manquer. Damien et Thomas sont les mêmes, passionnés, toujours dans l'exécution, le cerveau en ébullition, ça réfléchit au point que de la fumée s'échappe des casques, ou serait-ce l'évaporation des corps trempés ?
Une vieille chambre à air rempli de carbure de calcium a été laissée là en réserve, prête à servir.
Mais voilà les calebondes ne sont plus légions, même que nos jeunes coéquipiers du jour ne les ont jamais essayé. 
Nous y sommes ! 
- 500 mètres, et le fameux passage des Vomissures devant nous. 

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LES VOMISSURES :
Malgré un peu de fatigue la bonne humeur est toujours là. 
A ce stade ce qui devait être fait est fait ! Les 500 mètres de verticalité sont équipés et permettront aux suivants et à nous-même de continuer l'exploration, d'accéder rapidement sans avoir à trimballer un matériel conséquent. 
Le passage des Vomissures n'est donc pas une obligation du moment. 
Valérie l'a déjà fait, Lili pas très chaude , elles décident de remonter tranquillement. 
Thomas hésite mais pas longtemps, nous tombons donc nos baudriers devenus inutiles et nous engouffrons dans ce passage magnifique, assez serré par endroits et suivant la rivière. La géologie a changée, concrétions, et calcite sont de toute beauté, par endroit le sol ressemble à une régurgitation d'après fêtes de Bayonne, peut-être est-ce là l'origine du nom de ce passage ?
Faut pas être trop couvert pour passer à certains endroits, ça frotte mais ça passe bien, avec derrière des élargissements et des cheminements faciles. La roche est propre sur l'ensemble du parcours. Ce passage mérite à lui seul une visite.  Fin de course et nous faisons demi-tour. 
Sur notre retour Thomas en bon connaisseur des lieux prend de l'avance, nous le perdons de vue et nous égarons. Ici à force de contemplation il est aisé de se tromper mais quelques vieux bouts de rubalise rappellent notre attention. 
Il faut compter 1h -1h30 aller-retour.
D'après le plan, la suite s'annonce belle, ça descend sur plus de 200 mètres jusqu'à butée sur une trémie. Trémie qui souffle laissant entrevoir une suite, une traversée ?
Les filles ont quitté les lieux et pris de l'avance. Nous prenons le temps de manger et boire car la remontée sera longue ! Je passe le premier, suivi de Damien, Adrien et Thomas profiteront pour peaufiner l'équipement. Je calme ma soif en buvant l'eau de ruissellement, espérant que les filles n'aient pas choisies d'assouvir une envie pressante un peu plus haut ! 
Ca piaille fort et j'aperçois le halo de leurs lampes. Assises, ça discutaille et se repose.
Malgré leur bonne compagnie, et pour éviter les embouteillages je passe devant en mode locomotive diesel. Tout le monde suit tranquillement. 
La lumière du jour apparaît enfin, et à nouveau la sortie étroite pose problème, il faut être propre et ne pas s'emmêler les pinceaux, aux risques de galérer, ce serait dommage à deux mètres de la sortie. 
Le temps est sec en ce début de soirée, ça fait plaisir. 
A chaque tête qui sort s'accompagne un petit son, signalant le franchissement du dernier passage.
Retour à la cabane et rangement du matériel sous les derniers rayons de soleil. Ça discute toujours, émettant des hypothèses sur la suite.
Les copains passeront une nuit de plus dans cette sympathique cabane tandis que j'opterais pour un retour maison.
A nouveau cela aura été une belle aventure sous terre, sportive mais accessible, transmissions et partage de connaissances, belles rencontres, bonne humeur. 
Équipé, le TP 30 mérite désormais plus de visites, que ce soit pour continuer l'exploration ou simplement pour visiter ce beau passage des Vomissures à - 500.
TPST : 8H
David I.
Photos de Valérie P / David.

Posté par sergeplanes à 22:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 mai 2021

Séance photo à la petite Bidouze + traversée de Zarobé en bonus

Participants : Alexis, Brice, Darioush

TPST : 3h

 

Alexis et Brice nous proposent une séance photo à la petite Bidouze, une classique mais néanmoins très belle traversée canyonnesque.

Le temps est hasardeux voire peu engageant ce mardi matin, mais nous parvenons à nous habiller au sec.

Il ne doit pas être loin de 11h lorsque nous entrons sous terre, le ruisseau ne coule pas à l'entrée donc pas d'inquiétude par rapport au débit.

Alexis et moi endossons successivement les rôles de modèle et de porteur de flash afin d'assister Brice dans sa tâche artistique. Et il faut se mouiller un peu plus que d'ordinaire pour satisfaire toutes ses exigences !

 

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Nous ressortons et remontons via le (maudit) sentier des échelles, réchauffement instantanné garanti.

Avec Brice nous profitons de la proximité de la résurgence de Zarobé pour en faire la courte mais très aquatique traversée, pendant qu'Alexis tente de retrouver l'entrée haute afin d'aller y poser un aménagement.

Nous nous retrouvons au bout de 15 minutes à la bifurcation de sortie, une petite escalade sur la gauche à grimper où Alexis terminera de fixer une corde à noeuds bienvenue.

La météo s'améliore franchement avec quelques rayons de soleil inespérés. Idéal pour se poser bière en main et fruits secs sous la dent.

Hélas la fenêtre est de courte durée, les premières gouttes arrivent, signant la fin de la journée.

Darioush

Photos : Brice

Posté par zouch à 10:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 mai 2021

Reprise d'activité du SSF

Participants : Joël, Valérie et Thomas et la bande de sous-terriens du 64...

Petite journée évacuation à la grotte Sespiau à Arudy.
Nous sommes 26 partipants au total.
Révisions en extérieur, puis mise en situation : promenade de civière dans la cavité puis remontée dans le puit d'entrée.
Bonne ambiance et puis ça fait du bien de revoir tout le monde !

Joël

Posté par JFaure à 18:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 mai 2021

Mine de Pikasarri - traversée spéléo

Samedi 8 mai 2021 - Sortie : mines de Pikasarri , St Martin d'Arrosa. 

Histoire et spéléologie, la sortie aux mines de Larla nous a permis d'en connaître un peu plus sur ce patrimoine Basque. 
Participants : Anna, Manex, Eneko, Valérie V, Argitxu B, Éric K, Serge P, David I.
TPST : 2H30 (avec 3 jeunes apprentis spéléo).
LARLA, jolie montagne Basque mais aussi site minier depuis deux millénaires, de l'âge de fer, époque gallo-romaine et époque moderne jusqu'au siècle dernier.
Sur ses flancs s'ouvrent de nombreuses galeries, creusées par l'homme à la recherche de minerai de fer, sidérite et goethite si j'ai bien tout retenu. Un vrai gruyère la dessous !
9h, petit passage par le club avant de retrouver Éric et sa famille pour 10h à Pikasarri.
Comme il est prévu de faire une traversée, nous laissons les voitures à la sortie de la galerie. Préparation du matériel et nous voilà partis pour une petite rando jusqu'à l'entrée de la mine en amont. Plusieurs vestiges du passé se dévoilent durant la montée, malmenés par le temps et cachés par la végétation. Une valorisation de ce patrimoine est peut-être en projet. Argitxu et Éric sont des archéologues passionnés et experts de ce site minier et se mélange à la randonnée un cours d'histoire très intéressant, ce qui nous permet de faire des pauses. Ça monte un peu durant 30 min, à la vitesse du barraskilo. 
 

Les 7 petits nains vont à la mine Prof, Grognon, Atchoum, Dormeur, Joyeux, Timide et Simplet

L'entrée de la mine commence par une faille ouverte qui se referme très vite faisant place à l'obscurité la plus totale. Quand on imagine une mine, on pense à une galerie confortée d'une charpente, avec des rails comme dans une BD de Lucky Luke poursuivant les méchants Daltons, et bien pas là ! Cette traversée s'apparente plutôt à une spéléologie, roche, terre, bouillasse, ossements, chauve - souris... presque tout y est.
Tout le monde s'équipe, lampe sur le casque et casque sur la tête. Une sériosité s'installe. 
Pour détendre l'atmosphère Valérie n'hésite pas à sortir ses blagues à Toto, limites et décalées, en chuchotant parfois pour ne pas que les enfants entendent, la bonne humeur est là !
Premier passage sous roche et nous sommes dans l'ambiance. 

Séance essayage Séance apprentissage

L'usage de cordes est nécessaire car il y a de nombreux rappels, pour certains fractionnés, mains courantes... Mon fils Eneko me fait remarquer que je l'ai dupé sur la marchandise, moi qui lui ai dit qu'il s'agissait d'un cheminement facile et horizontal, style tunnel ferroviaire, d'une petite heure au plus, mais le voilà embarqué dans une aventure verticalement souterraine, une première pour lui. Un petit mensonge ça tue personne, surtout lorsqu'il s'agit de sortir des jeux vidéos !
Les relais sont équipés avec cordes en place (elles seront probablement bientôt retirées), nos spéléos en herbe s'en sortent très bien et deviennent vite autonomes dans la gestion du descendeur. Chaque progression et relais est sécurisé par un adulte. Manex très à l'aise progresse vite avec Serge aux aguets. Anna du haut de ses 9 ans s'en sort très bien aussi, la technique, elle veut la gérer toute seule, quelle beau caractère ! Alors on la laisse faire un peu, surveillance discrète de loin, voir de très près sans qu'elle s'en aperçoive, faudrait pas qu'elle se fâche ! Eneko surpasse quelques angoisses, il se débrouille comme un champion, normal c'est mon fils ! Suis fier de lui ! 

Manex mesure à l'échelle géologique Comme une souris, mais la tête en bas

Des vieilles échelles sont restées prisonnières sous terre, temoins du temps passé, trop dangereuses et ne servant plus, elles restent là, ne sachant quoi faire, rappelant les difficultés d'un passé pas si lointain que cela où les mineurs prenaient certainement de gros risques à extraire ces minerais à coup de pioche.
Durant la descente nous croisons de nombreuses galeries, tremies et cheminées, un travail titanesque d'excavation de roche a eu lieu ici. 

 La mine, volume I La mine, volume II

Descendre, toujours descendre pour ne pas risquer de s'égarer. Serge et nos amis archéologues connaissent bien les lieux, personne n'est inquiet. En partie basse nos barraskiloak se sont transformés en tortues ninja s'amusant aux glissades sur le cul sur un ressaut terreux, toujours pas fatigués malgré deux heures déjà passées. 

Réflexion philosophique sur le sens de la vie L'une des galeries...

Nous arrivons enfin dans un vrai tunnel de mine servant de voie de roulage, un ancien wagonnet est resté là, lui aussi à attendre que l'on vienne le chercher. Il s'agit du tunnel de sortie, autrefois inondé et récemment libéré de ses eaux. Les traces du niveau d'eau sont encore présentes sur les parois, plafonnant presque. 
 
Majeurs et vaccinés : Blanche neige et Prof Mineurs vus de dos

Un vrai tunnel creusé à coup de dynamite, comme dans les films, pas de traces de Lucky Luke mais sauvé du petit mensonge à mon fils ! Le tunnel existe bien et on prend plaisir à patauger dans l'eau croupie, remplissant parfois nos bottes.

Le chariot de la mine La mine de David

À l'extérieur la chaleur nous surprend, casse-croûte et discussion. Argitxu explique que de nombreuses autres galeries restent à découvrir. Mystère, mystère, c'est ce qui anime notre curiosité. 

30 secondes avant la bière 

Crâne de chauve-souris géante du crétacé intermédiaire

Une belle surprise cette mine de Pikasarri, il nous faut remercier les équipeurs qui grâce à leur travail permet cette traversée. 
David I.

Posté par sergeplanes à 17:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]