Voyageurs des strates

18 mai 2012

Escalade suite


Daniel Dulac establishing the route La Voie du Milieu - Petzl RocTrip China 2011

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Escalade chinoise


Petzl RocTrip China 2011 - First edit

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12 mai 2012

Leize Handi II

Au lieu du Martel de Minassaro,nous avons préféré revenir au Leize Handi pour finir l'équipement jusqu'au fond cette fois ci.

A 9h,nous sommes trois au club pour préparer le matériel nécéssaire afin d'atteindre le fond du Leize Handi.Nous essayons de ne rien oublier et surtout pas les spits,cette cavité en manquant cruellement.

La haut,c'est le brouillard qui nous attend.Leize Handi Mai 2012 005En revanche le temps est étonnament doux.

Leize Handi Mai 2012 014Après qu'Alexis ait envoyé quelques pavasses de bonne taille au fond et que j'ai coupé quelques branches gênant le passage,Gilen commence l'équipement du P 40Leize Handi Mai 2012 052.Je trouve ce puits magnifique,surtout aujourd'hui avec cette brume qui remonte du fond.En revanche,les chocards qui nichent dans le puits apprécient modérement notre présence.

La pente qui mène à l'escalade est toujours aussi vicieuse.J'ai vite fait de me retrouver les quatre fers en l'air !

La corde de l'escalade étant changée,la remontée se fait plus sereinement.Pour la petite histoire,j'ai appris recemment que celle qui était en place et sur laquelle nous montions allègrement en la trouvant en fort bon état,datais d'au moins une bonne quarantaine d'années ( au minimum ).Le premier qui me dit dorenavant qu'une corde se jette au bout de dix ans me copiera" EPI "100 fois !

Alexis nous installe un équipement béton jusqu'en bas du P 22.Ensuite commence une partie que nous ne connaissons pas.Leize Handi Mai 2012 029

Ici aussi,le perfo fonctionne à bloc car les spits sont inexistants.Leize Handi Mai 2012 045Il faut marcher sur des oeufs pour descendre l'éboulis car rien ne tiens ici.En revanche,en haut du P 15,nous nous retrouvons en haut de la faille et la roche est beaucoup plus propre.La faille est très belle.

Malheureusement,arrivés en bas,pas de continuation.Bouché à gauche,bouché à droite.C'est dommage car le gouffre commençait à prendre de l'ampleur.Leize Handi Mai 2012 051

Gilen et Alexis essayent quand même d'aller voir en haut du P 15 s'il n'y a pas moyen de passer au delà du colmatage,mais rien de vraiment évident.On remonte donc tranquillementLeize Handi Mai 2012 017.

Il est déjà 16h quand nous nous retrouvons dehors.Le brouillard est toujours là.Je profite de la présence de mes deux compères pour aller voir un trou que j'avais trouvé il y a deux ans.

Malgré le manque de visibilité,je le retrouve facilement.

Gilen descend suivi d'Alexis.Pas de suite évidente malgré la présence d'une trace d'acéto.Surement encore un coup de la " calbombe folle " qui hante le massif à la poursuite du " bloc fou du Béhia ".

Il restera deux ou trois trucs à dégager dans le puits d'entrée mais maintenant,le Leize Handi est devenue une belle classique d'Urkulu.On dit merci qui ?

 

Alexis,Gilen,Philippe.

 

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09 mai 2012

Leize Handi

Ce n'est pas si fréquent que celà de descendre dans une cavité inconnue.C'est pourtant ce que nous allons faire ce mardi en allant au Leize Handi.

Tout le monde est pourtant passé maintes fois devant l'entrée imposante de ce gouffre,mais jusqu'à présent,nous n'avoins programmé aucune sortie en ce lieu.Il me semble que trainait une vieille légende sur le puits d'entrée jugé dangereux.Nous allons vérifier tout celà.

Nous sommes au bord du trou vers midi et la première difficulté consiste à savoir de quel côté on attaque le P 40 d'entrée.L'ouverture est pourtant énorme,mais la végétation est partout et le rocher n'est pas vraiment formidable.Et bien sur,aucun spit ( ou alors des antiquités ) pour nous indiquer la voie.Leize Handi Mai 2012 010

Finalement,Alexis attaque côté borne frontière ( et oui,la particularité de ce gouffre est d'être à cheval sur la France et l'Espagne ).

Passé la première difficulté de la végétation,un arbre sert à aller voir plus bas.Leize Handi Mai 2012 012Au son du marteau,on sent bien qu'à 10cm près,ou la roche est bonne,ou 30kg de rochers tombe au fond du puits.Heureusement,nous avons pensé à prendre le perfo,il est bien utile car c'est de l'équipement en première pratiquement.

Finalement,Alexis touche le fond.L'équipement est parfait.Je me demande bien par ou sont passés les Landais qui sont les derniers à être venus ici.

Dommage que la roche ne soit pas terrible,car le puits d'entrée est magnifique.Leize Handi Mai 2012 034

Une pente terreuse constituée d'un peu tout ce que l'on veut nous mène à une bifurcation.A droite,un petit réseau donne sur un P 15.

Leize Handi Mai 2012 016La suite est à gauche ou une corde en place ( depuis quand et par qui ? ) permet de remonter 8 mètres et de donner sur un petit méandre.Leize Handi Mai 2012 020

Après quelques tatonnements pour savoir si c'est tout droit ou à gauche,Serge équipe le P5 suivant.

En fait il s'agit d'un seul puits d'une trentaine de mètres séparé seulement par un palier.

L'équipement est vraiment minimaliste et je ne félicite pas les premiers explorateurs ! c'est dommage car le P 22 est vraiment joli.

Serge essaie quand même de descendre le ressaut suivant mais l'endroit est instable et les spits introuvables ( en fait,il n'y en a pas ).

Nous décidons donc de revenir afin de mettre en place un équipement correct.

La pluie du matin a laissée place à un franc soleil qui fait du bien en ressortant.Leize Handi Mai 2012 039Au final,la cavité est sympa,le puits d'entrée très beau mais l'équipement vraiment insuffisant.Nous allons vite remédier à ce dernier point.

 

Serge,Alexis,Gilen,Philippe.Leize Handi Mai 2012 046

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05 mai 2012

ZABOZE - Arbailles

Samedi 5 mai 2012 – le Zaboze – Arbailles

Claire, Claudine, Alexis, Frédéric, Philippe, Serge

Bien décidés à se perdre une bonne fois pour toutes, histoire de se payer une année sabbatique loin de la folie des hommes, nous voilà tous les 6, avec armes et bagages, à nous enfoncer dans les entrailles des Arbailles, dès 9 h 00.
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Finalement, on ne s’est pas perdus. Pourtant, on a traversé le Guilemberro au pif, à travers dolines, lapiaz et ronciers, à travers barres rocheuses, falaises et chablis.

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Au détour d’une futaie, dans cet enchevêtrement de forêt digne du moyen âge, nous avons finalement débouché au pied de la tour calcaire du Zaboze que nous avons attaqué par deux voies d’escalade classées facile inf. en deux équipes qui se sont retrouvées au sommet, très vite envahi d’un tripotée de Bayonnais d’Auñamendi qui montait depuis Elzaré.
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Le vent souffle fort et les nuages gris arrivent par l’Ouest. On décampe vite fait pour un vif retour, non sans s’essayer une petite virgule qui s’incurve vers le Nord dans les bois du Belchou, où l’on aperçoit des rochers acérés et prometteurs de trous spéléos. Passion quand tu nous tiens.
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Midi pile, donc petite collation dans une clairière bien improbable, sur laquelle nous sommes tombés après un détour dans un karst magnifique, et le superlatif n’est pas, ici, usurpé. On s’est même surpris à explorer à qui mieux mieux chaque faille prometteuse.
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Nous n’aurions pas été surpris d’y rencontrer des elfes. Des laminak si vous voulez, qui attendent là, probablement depuis des siècles, que l’homme disparaisse par sa cupidité, pour créer un monde plus juste.
Je divague.
Vers 14 heures, croyez moi ou pas, nous arrivons à la voiture pile poil au moment où l’orage prévu par Météo France s’abat sur nous et la bagnole avec violence et claquement.

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Plus de 50 % de l’équipe est au sec à 100 %.
On est des bons.

Serge

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01 mai 2012

1er Mai,fête de la boue !

Ce pont du 1er Mai ne fut pas de tout repos .En effet,nous avions d'abord rendez vous lundi soir à St Michel pour fêter le départ d'Olivier vers sa chère Dordogne ou une nouvelle vie l'attend.C'est dur pour Leize mendi de voir partir un de ses membres les plus actif et sûrement l'un des plus passionné mais ainsi va la vie.Nul doute que tu nous reviendras de temps en temps pour replonger au coeur de ce massif d'Urkulu que tu aimes tant,on compte sur toi.

Finalement,pas trop de retardataires au club malgré l'heure tardive de coucher.Les jeunes loups sont là,Iban,Nico,Luc,prêts à bondir.

L'objectif du jour est le Lynx.Il faut que l'on termine le brochage jusqu'à la salle des Météores.

Une fois les kits préparés,nous partons vers St Michel.Arrivés à la ferme,les places de parking sont dures à trouver en raison de la tonte des moutons qui demande pas mal de monde.Après renseignement,le berger m'indique l'emplacement ou nous pourrons laisser les voitures.

Sans doute grisés par l'air des montagnes,Serge ( Espace casaque verte ) attaque la piste de droite aussitôt suivi d'Iban ( 405 casaque grise ).Nous n'avons même pas le temps de leur dire que l'emplacement est juste ou nous nous trouvons.S'ensuit une course dantesque ou Serge ( ne voulant pas céder contre le petit jeune ) gagne haut la main par un pneu à 0.Finalement,les deux protagonistes abandonnent ,vaincus par la pente et redescendent.Ca tombe bien,nos affaires étaient dans les voitures !

Le temps est beau aujourd'hui,mais les ruisseaux coulent abondamment.Vu ce qu'il est tombé ces jours derniers,c'est normal.

Le Lynx est comment dirais je,.........Gras.Oui,voilà,gras est l'adjectif qui convient.

Lynx Mai 2012 003Nico équipe et nous arrivons assez rapidement au départ de l'étroiture verticale pour constater qu'il nous manque ........le marteau ! Pour installer les broches,ça va être dur !

Iban a à ce moment là un moment d'inconscience et nous annonce," J'en ai un dans la voiture !  "

L'erreur que dis,la faute !,c'est à de tels propos que se mesure l'expérience en spéléo !,nous nous serions bien gardé,nous les anciens,d'annoncer une telle folie.Lynx Mai 2012 006Au pire,on aurait dit en rejoignant les voitures après la sortie," Zut,j'en avais un dans le coffre,mais je ne m'en souvenais plus ! "

Et bien non,lui ,il nous dit, " j'en ai un dans la voiture !

Résultat des courses,re P 40 et re piste jusqu'à la ferme.Heureusement,dans son malheur,Nico se propose de l'accompagner.

Pendant que Luc continue l'équipement,Lynx Mai 2012 010Serge et Alexis forent la roche en vue de la pose des broches.

Serge invente même une méthode révolutionnaire qui supprime l'usage du marteau.Zut,j'aurais pas dû le dire,c'est vrai qu'il y en a deux qui sont repartis chercher un marteau !

Finalement,la morale est sauve puique les quatre dernières broches seront posées au marteau.Lynx Mai 2012 017

Nous ne nous attardons pas dans la salle des Météores en raison de l'eau qui nous trempe copieusement.

La remontée se passe tranquillement sauf en haut du P 40 ou la pente terreuse devient en cas de pluie une véritable patinoire.Lynx Mai 2012 018

Enfin,le principal est là,la cavité est brochée dans les normes jusqu'à la salle des Météores.Maintenant,la suite....

 

Serge,Alexis,Iban,Nocolas,Luc,Philippe.

 

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17 avril 2012

Béhia ( XVI )

PHOT0767 Behiako lezia - 14/15 avril 2012

Participants : Serge, Fred A., Gilen, Nicolas, Iban, Olivier

Une sortie est programmée depuis quelques temps déjà pour aller au tréfonds des entrailles de la Vache. Les objectifs sont nombreux, mais dépendants des effectifs que nous aurons réussi à appâter : continuer à chercher un passage vers l'affluent Ouest, fouiller la galerie des Charentais, remonter la rivière de la Hoya, trouver le Graal : la jonction avec la Pierre St-Martin en passant par Mendilaz, les Arbailles... Bon, là je m'égare, d'autant que c'est assez facile de se perdre dans ce dédale de galeries.

Donc on se retrouve tous le samedi matin au local du club, montée des couleurs, quelques pompes pour se détendre mais au final nous ne sommes que six à relever le défi, d'autant que le temps est mauvais et c'est un euphémisme ! Il pleut, il vente, il neige sur les hauteurs du massif, bref, rien d'encourageant à l'idée de se mouiller pendant deux jours à - 500 m et dans l'obscurité totale.
A l'entrée du gouffre, le constat est le même que dans la vallée sauf que la Nive de Béhérobie reste très basse pour la saison et coule clair. Les prévisions météo pour les 2 jours sont épouvantables : pluie, orages et neige en altitude, il ne manque que la peste et des nuées de criquets au tableau !

Photo0202-1Vers 11h30 nous nous jettons tous dans la gueule béante du gouffre, il aspire fort comme nous le verrons à différents endroits lors de la descente. Les puits sont secs, pas d'eau dans le P. 25 du début, très peu dans le P. 44 plus bas, surtout avec l'équipement hors-crue réalisé par nos amis du SC Baudreix.
Nous mangeons un bout dans la salle des Pas perdus puis nous repartons vers le bivouac en refaisant un balisage efficace à l'aide de tiges phosphorescentes à l'usage des rayons de vélo dégoté par Philippe. Maintenant on peut voir de loin en loin le balisage ! Nous retrouvons le campement trois étoiles, attention à ne pas laisser la toile de tente fermée pour les prochains qui descendront car ça moisit plus vite ! Nous buvons un petit café et discutons des objectifs de la journée qui nous attends : personne n'a vu le Colorado exceptés Serge qui s'est arrêté au Carrefour du Gypse et moi à la rivière de la Hoya. Donc nous décidons de nous y rendre, au retour si on se sent en forme on ira équiper la suite laissée par Thomas et son équipe dans l'Affluent Ouest.
L'entrée dans le Colorado est toujours fabuleuse avec son sable, ses dimensions et son gypse qui colore de blanc ses parois, Serge et moi montrons le réseau du Givrana et des Moustaches d'Alfred et là, stupéfaits nous voyons partir comme des balles nos trois jeunes sangliers fous pour voir la suite des galeries alors que toute la beauté et la finesse des concrétions sont à l'entréePHOT0785. Au final, nous ne savons même pas si ils ont aperçu une concrétion de gypse ! Après le carrefour, je retrouve avec joie mon flash photo perdu lors de ma dernière venue en janvier avec Jean-Michel O., Olivier, Stan et Alexis ; et il fonctionne. Les gros volumes nous amènent progressivement toujours plus bas. Des "Ohhhh", des "Haaaa” ponctuent la découverte de ces lieux fabuleux, c'est vrai que c'est particulièrement chouette !
Au siphon terminal (- 569 m) il n'y a pas de mousse de crue sur les parois, les trop-pleins sont secs par rapport à notre dernière intrusion en janvier. Direction la rivière à travers les "tubes", c'est à dire les petites conduites forcées qui s'entremêlent les unes aux autres pour déboucher dans la rivière de la Hoya. Beaucoup de bruit dans cet espace confiné mais je le répète, beaucoup moins d'eau aussi que la fois précédente. Il faut dire que les mois de février et mars ont été particulièrement secs. Je veux faire un raid éclair à l'amont de la rivière pour repérer l'accès au fossile car sur la topo j'ai vu une cascade de 10 m et je voudrais savoir si il y a besoin de matériel pour une prochaine venue ou si elle est évitable. Mais une vasque d'eau nous barre le chemin et c'est trop glissant pour tenter un passage en oppo, je propose de se déshabiller et d'y aller voir comme ça. Seul Gilen est volontaire : nous posons nos affaires et partons pieds nus dans nos bottes et vêtus de nos sous-combinaisons remontées aux cuisses : l'eau est glaciale et très vite nos sommes bloqués par des blocs, nous escaladons mais Gilen s'ouvre légèrement le genou sur la roche acérée. Nous nous arrêtons, Gilen affirme que ça passe mais sans savoir ce qu'il y a derrière.
L'idée de faire les zouaves dans cette rivière alors qu'en surface il doit pleuvoir à verses, nous calme nos ardeurs et faisons demi-tour non sans aller voir au préalable le petit affluent qui se jette dans la rivière. La galerie se ferme très vite mais l'eau qui en coule est trouble, il est temps de quitter cette zone active qui a la capacité à se noyer entièrement.
En haut et au bout de la grande galerie qui s'achève et qui surplombe la rivière nous sommes surpris de trouver un bout de rubalise sur l'autre paroi après un pont rocheux douteux : est-ce là l'accès à la rivière par un rappel d'un vingtaine de mètres ? Encore une question à poser aux premiers explorateurs des années 80.
Nous rejoignons les autres, partis nous attendre devant l'entrée de la Galerie des Charentais, Iban et Nicolas partent devant, passent le passage étroit désobstrué et s'arrêtent devant une trémie passablement instable. Piqués par l'envie d'aller voir à quoi ressemble le terminus, Gilen et moi continuons de progresser dans ce chaos fossile avant d'arriver dans une galerie aussi volumineuse que le Colorado et à notre grande surprise ça continue et beaucoup plus que la topo que nous avons entre les mains ! A une bifurcation nous allons tout d'abord à gauche mais la galerie se pince, bouchée par la terre, pas de courant d'air. La branche de droite continue, nous montons et à chaque virage nous croyons voir la fin et surprise il y a un passage qui nous amène à un autre, nous ressentons un courant d'air sensible dans cette branche puis nous arrivons dans une salle où l'humidité est présente, la nature de la roche a changé, d'un gris sombre mais pas de suite. Un flèche au noir de lampe nous indique une suite (?) improbable, c'est vraiment très colmaté.PHOT0808 Nous nous dépêchons de rejoindre les autres qui nous attendent à l'entrée, il serait intéressant de fouiller méticuleusement à cause de ce courant d'air présent.
Nous avons oublié de prendre de l'eau à la Hoya et nous tirons la langue, bien entendu le Colorado est un désert et la fatigue et la faim commencent à se faire sentir.
Dès les premières gouttes de flotte de la zone de la Béance, c'est la ruée sous la moindre pisserole pour se désaltérer ! Nous constatons qu'il y a plus d'eau qui ruisselle des parois et des plafonds, l'impression se précise lors du passage devant la galerie de l'Affluent Ouest qui gronde, nous n'irons pas de côté là ce week-end. Au camp, ce même affluent a gonflé et le grondement a grimpé en volume sonore ! La nuit sera rude pour ceux qui ont oublié les bouchons pour les oreilles, les ronronnements des ronfleurs seront de doux gazouillis en comparaison !
C'est l'heure du repos des braves, chacun sort ses spécialités, les bidons en regorgent.PHOT0775 Iban nous sort une bouteille de vin, il faut fêter trois records de profondeur : Iban, Nicolas et Fred et un anniversaire de mariage plus mon départ du Pays basque vers d'autres horizons professionnels vers la Dordogne ! Mais tout le monde se jette dans son duvet aussitôt alors que nous sommes tellement bien là à regarder les étoiles, Iban et moi discutons sans voir le temps passer, alors que Serge lui le voit passer à nous entendre. Il est déjà tard, on tire le rideau dans un sommeil de brute sans rêve.
PHOT0777Le matin, c'est la vengeance, les plus matinaux nous réveillent, ils veulent commencer à remonter. Fred, Gilen et Serge partent devant tandis que nous reconditionnons tout le bivouac et les affaires qui y restent. Liste du bivouac, flotte, dernière clope et c'est parti avec plus d'une heure de retard avec les premiers.
Les débuts sont durs, les articulations rouillées et la chaleur nous rattrape dans l'ascension de la Grande Trouée. Pause eau dans la salle des Pas perdus, Nico et Iban prennent la tête mais partent dans le réseau du Ziloko, c'est tellement plus engageant que l'étroiture mais ça n'est pas le bon chemin pour ressortir !
Au P. 44 nous avons rattrapé les autres, il est 12h30, nous faisons une pause bouffe en haut du puits et nous reprennons la pénible remontée des 400 m de puits qui, à certains endroits sont plus arrosés que la veille comme au P. 25 avant la sortie.
Enfin le P. 72, en haut, c'est la porte vers la sortie, amarrés à la tête de puits, ma lampe commence à merder, il va falloir que je pense sérieusement à acheter des nouveaux accus quand je vois une lumière venant du haut et qui m'illumine : c'est lui, notre Sauveur ! Alexis est venu à notre rencontre, nous sommes contents de le retrouver il nous annonce que dehors c'est la cata : il neige il vente, il pleut. Rien n'a changé depuis hier et rien d'étonnant non plus à ce que nous ayons eu une crue la veille.Photo0210 Les trois premiers sont au chaud dans la voiture, le plus dur reste à faire : se changer dans les bourrasques de vent chargées de neige fondue : c'est pire que l'eau glaciale de la Hoya ! Nous sirotons une savoureuse bière en attendant d'être au complet avant d'aller en boire une autre au sec chez moi. Merci Alexis ! Dans la vallée nous constatons que les niveaux d'eau ont bien monté, l'eau de la Nive est trouble à partir d'Estérençuby. Une bonne sortie malgré des conditions météo difficiles et beaucoup d'objectifs à atteindre pour les prochaines incursions, une vie n'y suffira pas ! Allez courage !
Photo0209Olivier

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02 avril 2012

La Mouche suite...

Et maintenant les photos de nos amis Nora, Aturo et Pedro (Txiki) à la mouche le week-end dernier.

La_Mouche_2012_03_25_Arturo_001 La_Mouche_2012_03_25_Arturo_002 La_Mouche_2012_03_25_Arturo_003 La_Mouche_2012_03_25_Arturo_004






La_Mouche_2012_03_25_Arturo_005La_Mouche_2012_03_25_Txiki_001La_Mouche_2012_03_25_Txiki_004La_Mouche_2012_03_25_Txiki_005





Merci à eux, pour ces photos, notamment.

Serge

Posté par sergeplanes à 18:53 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
25 mars 2012

La mouche L6

     Rendez vous à 8h30 un dimanche matin après un changement d’heure pas à notre avantage. Autant dire que certains ont des petits yeux pour descendre à la mouche. Tout le monde arrive au local chacun son tour pendantPHOT0686 que Iban et moi-même préparons les kits pour la sortie. Arrivé sur place, un grand soleil tente de nous dissuader de rentrer sous terre mais l’envie de mettre en pratique ce que nous avons appris dernièrement avec Iban nous fait nous lancer. Je commence à équiper pendant qu’Iban plante un spit. En tête de puits la corde frotte ! Premier mauvais point. Après quelques retouches, tout le monde descend le P25 de l’entrée pendant que j’équipe la suite sous la surveillance de Philippe. L’équipement n’est pas évident, les spits manquent et les seuls que j’arrive à trouver datent de Mathusalem. C’est donc un bon exercice pour mettre en pratique ce nous avons appris en stage. Les puits s’enchainent et se ressemblent dans une cavité que je trouve personnellement un poil monotone. Je vide mon kit et Iban prend la relève. Seul problème c’est que nous n’avons appris que le chaise double et Iban se retrouve vite embêté quand on lui demande de faire soit du fusion soit du mickey. Ce sera donc du huit partout PHOT0688(au plus grand plaisir de celui qui défera les nœuds). Pendant notre progression, Philippe montre à Arturo dans un élan de gentillesse et en toute innocence un P35 qui donnerait sur une suite. Je reste bleuffé à écouter Philippe parler espagnol avec tant d’aisance.

     Nous arrivons en bas du puits du bouc vers 15h30 et les estomacs crient famine. Après un repas digne d’un grand festin pour certains (Luc semblerait avoir vidé son frigo pour la sortie), je m’échappe assez vite pour entamer la montée. Luc et Iban passent en derniers pour déséquiper. Léger comme une plume car n’ayant pas pris de kit, je remonte vite fait bien fait puis j’attends, j’attends et j’attends encore. Je fais une petite sieste, je me balade et enfinPHOT0723 j’entends Fred qui remonte. Philippe suit en sueur puis, chacun son tour, nos trois amis espagnols sortent. Serge sort à son tour et nous offre notre petite récompense de la journée : quelques bières bien fraiches franchement méritées. Il ne manque plus qu’Iban et Luc qui certes déséquipent mais sont franchement longs. Au bout de 2h et demi, on commence à s’inquiéter et quand Serge commence à s’équiper pour descendre on les entend enfin en bas du puits d’entrée papoter comme des fillettes. Finalement tous dehors nous redescendons aux véhicules puis nous quittons après une bonne petite journée.

 PHOT0742

 

 

Ferd, Iban, Serge, Philippe, Philippe (bis), Luc, nos amis espagnols.

 

Nico

Album photo

Posté par nicolasbernos à 23:22 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
22 mars 2012

Salle des Pas Perdus Aller-Retour.

  Compte rendu de la sortie du 10 Mars 2012 par nos copains du GSO.

 

Michel Raby  Josette Jimenez  Hervé Camy
201_0089[1]Rendez à 8h30 à Mauléon .Parfait tout le monde est à l’heure Départ pour le massif d’Urkulu.Tout en cassant la croute on se met d’accord sur les horaires.L’objectif est d’aller à la base des puits car ensuite on ne connait pas le réseau pour aller jusqu’au au bivouac .201_0090[1]A la descente on change une corde dans le P25 comme convenu avec Philippe Puyo .2h40 plus tard on est en bas et là ( recasse croute  ).201_0094[1]Partage de gourmandises et du café (gout sardine) et oui je n’avais pas bien lavé la gamelle de Mardi.Une pensée pour Tony car c’est lui qui m’avait guidé la première fois dans cette cavité .La remontée se passe bien , le but est de gérer .Quand on se retrouve dehors tout le monde est content car ça s’est bien passé et on peut envisager une sortie plus longue .201_0095[2]On verra avec Philippe pour le cheminement dans le réseau .

Hervé

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