Suite a l'article précédent, je vous mets en ligne l'historique de sa découverte racontée par son inventeur.Un régal !

L'entrée du gouffre du Ptérodactyle (massif Urculu-Mendilaz ) a été ouverte a l'explosif en 1983 par Yves Bramoullé et Pierre Henri Fontespis, Michel Lauga et moi meme en auditeur libre ( mes tympans s'en souviennent ).Il me revient le souvenir anecdotique du premier essai avec une archaique mèche lente qui s'éteint: 4 types cachés derrière un rocher, qui sort pour aller voir ?

L'entrée était étroite et instable dans des dalles ou blocs branlants.Il y avait tout de suite un ressaut de quelques mètres ,ou se trouvait coincé verticalement un crane.Fruit d'un éclectisme précoce qui nous valut l'admiration du plus grand nombre, les connaissances paléontologiques des autodidactes que nous étions furent alors jugées suffisantes pour identifier les restes d'un ptérodactyle.Quand aux circonstances qui amenèrent le défunt animal en ces sombres lieux, elles furent aussitot déduites de l'antique tradition des autotchtones qui abattaient a l'aide de chistéras les lourds reptiles migrant avec peine vers le sud. Voila pour l'explication toponymique qui satisfera le curieux.Cependant,afin de mener a terme cette analyse scientifique, et dans l'idée de toujours  confronter une hypothèse au jugement d'une personne autorisée, nous invitames l'archéologue Claude Chauchat qui y vit davantage le crane d'un modeste petit bovidé genre Betitxu (disparu du secteur depuis belle lurette pour etre précis )

En ce qui concerne la profondeur du gouffre, sa configuration, pour ceux qui peuvent en admirer ce qu'ils pensent en etre la topographie (publiée dans Ikartzaléak numéro 8 ou 9 disponible a la bibliothèque de Bayonne  avec récit circonstancié de l'explo ), il convient de préciser qu'il ne s'agit que d'un croquis d'exploration, exécuté en outre le lendemain de la dite exploration...La cavité était elle insuffisamment accueillante pour que l'envie d'y retourner afin d'en lever plan et coupe ne fut pas assez puissante ? c'est possible.Je crois me souvenir d'une roche sombre, hérissée de rognons de silex émasculateurs dans quelques passages étroits, d'une fin sur une petite faille chevauchante classique sur ce massif ,et de nos combinaisons intégralement recouvertes d'une bouillaque chiasseuse (voila une expression interessante qui me procure une certaine émotion quand je pense a l'internaute qui ,lancant une recherche sur " bouillaque chiasseuse" va accéder a ce magnifique texte ! )

Plus sérieusement,pour ceux qui s'interessnt a ce massif, il faut consulter les Ikartzaléak accessibles a la bibliothèque de Bayonne, et surtout la revue Carst, le numéro spécial Urculu (1983 ou 1984 ?) épuisé,mais dont il faut espérer que le CDS en ait conservé un exemplaire! (sinon: bibliothèque a Pau, ou archives départementales ,fédérales...)

G Parent.