Du vendredi 28 au dimanche 30 juillet 2006 – Canyon en sierra de Guara

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Bernard, Thierry, Thomas, Serge

Temps passé à batifoler dans l’eau : 10 heures (4 + 4 + 2).

Pensée depuis quelques semaines mais organisée le mercredi 26, cette escapade nous a permis de nous rafraîchir les neurones. C’est à cause des médias. C’est vrai quoi, ils n’arrêtent pas de dire que les personnes âgées doivent absolument se rafraîchir et s’hydrater correctement et régulièrement s’ils veulent passer l’hiver.Sierra_de_Guara_034

Donc, nous voilà parti jeudi soir, avec une voiture bourrée raz-lag.

Arrivée laborieuse à Rodellar. Espagne quand tu nous tiens ! Après avoir longé de splendides paysages sur Yésa, la traversée de Huesca se fait de nuit, mais les phares étaient inutiles car de longs et tenaces éclairs d’orage zébraient les cieux en permanence tout autour de notre position.Sierra_de_Guara_047

Le dernier tronçon vers Rodellar se fait à tâtons, à 25 à l’heure, non sans avoir essuyé une tempête digne du déluge de l’apocalypse selon l’Évangile de St Jean. On se voit mal planter la tente dans ces conditions !

Heureusement (ah ! l’Espagne) à 23 h 30 l’accueil du camping est plus vivant que jamais, la bière coule à flots elle aussi et le rap espagnol gueule à tue tête dans un café enfumé rempli de jeunes débraillés et hirsutes. Un moment, je me demande si le camping n’a pas organisé le championnat d’Espagne de piercing.

Bref et chance, un bungalow est disponible. Celui qui l’avait réservé a dû changer d’avis en regardant la météo ou en regardant simplement par la fenêtre.

Du coup, on profite de l’aubaine du gîte, mais on sent bien que demain, le canyon, c’est cuit.

Sauf que c’était sans compter sur les caprices de la météo Aragonaise. Le matin, la limpidité du ciel bleu nous fait lever vite fait. Juste le temps de déjeuner, de passer prendre la météo à l’accueil et on part faire Péonéra. 4 heures de bonheur à patauger dans une eau claire, chaude, avec les vasques complètement rincées par les crues de la veille.

Petite mousse fraîche, en revanche, au bar du coin et souper dans l’intimité d’une salle de restaurant absolument vide. Et dire qu’on ne cesse de me rabacher que la sierra de Guara c’est l’enfer en juillet et août. Pauvres sots !Sierra_de_Guara_052

Le lendemain, le Mascun et son approche magnifique. Bon, d’accord, il y a avait juste un filet d’eau, mais les vasques étaient claires et fraîches dans les oscuros. Ça faisait un bien fou d’y clapoter comme des drôles.

Seul bémol : nous avions coincé une corde de

40 mètres

en haut du premier salto et nous avons dû l’abandonner, avec l’intention de remonter la récupérer le soir.

Comme convenu, au « beso » et après 4 heures de descente, nous sommes remontés vers Otin (1 h 30 de crapahut vertical), Thierry et moi, mais plus de corde. Un groupe derrière nous s’en est probablement chargé. Perdue corps et bien, enfin, pas pour tout le monde.

Pour la suite, relire la partie « petite mousse fraîche » ci-dessus.

Enfin, le dimanche, nous décidons de faire les Oscuros du Balcés. Canyon court, mais ludique, aquatique et sympa. Rappel sous cascade, sauts, nage plus un siphon pour le fun.

Quel beau week-end ce fût là.

Que ceux qui n’ont pas pu venir se rassurent, on y reviendra l’an prochain.

Serge