Dimanche 20 avril 2008 - Mines de Pikasarria - Arrossa

Encore un dimanche peu ensoleillé donc, je m’échappe du vide grenier sitôt le café avalé et le stand familial installé. Ma femme restera toute la journée à tenter de vendre au plus offrant de vieilles photos de moi, mes vieilles chaussettes, ma vieille machine à écrire, mon vieux téléphone et d’autres vieilleries achetées dans un autre vide-grenier.

En réalité il me tardait de rejoindre Xabier, Argitxu et Eric, qui voulait poursuivre l’escalade dans les galeries supérieures de la mine Pikasarria.

Cette fois-ci, le temps était un peu plus avec nous, en effet, il ne pleuvait plus dans la cavité et il y avait nettement moins de bouillaque sur le sol et surtout sur les parois.

Quand j’arrive, Eric était déjà à une hauteur de 5 à 6 mètres. Argitxu assurait, Xabier surveillait les opérationsExplo_Pikasarri_050.

Je remplace Eric. Le marteau sonne clair, la perceuse percute, les goujons paraissent solides. J’arrive assez haut, 7 à 8 mètres. Plus on monte mieux on se sent. 13 h 00. La batterie rend l’âme au moment précis où mon ventre crie famine.

Repas, morceaux partagés, café.

Eric repart et gagne encore quelques mètresExplo_Pikasarri_015. Il aperçoit un bout de galerie en hauteur et souhaite s’en rapprocher. Les positions que l’on prend dans ce type de situation fatiguent vite bras et jambes. Nous sommes souvent en oppo, en porte à faux, bien sûr en facteur 2, et la perceuse à bout de bras.

Je le remplace encore, pour quelques mètres de plus, les derniers. Je suis à 2 à 3 mètres du départ de la galerie. Plus de batterie, plus de goujon, plus de corde, nous avons grimpé 15 mètres en tout en artif.

Je redescendsExplo_Pikasarri_012.

Comme je dois rentrer ranger le stand familial, je pars, laissant Eric, Argitxu et Xabier se rendre compte du travail accompli.

Il est 16 h 00.

Serge