Mercredi 12 à samedi 15 mai – Canyons en Sierra de Guara

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Alexis, Didier, Fred, Jean Claude, Serge 

Malgré une prévision météo pour le moins incertaine nous maintenons le voyage car nous ne sommes pas hommes à nous laisser impressionner par 3 gouttes d’eau.

Arrivés au camping, à Rodellar notre premier travail est de nous installer à table. Mais comme le service ne démarre qu’à 22 h 00, on en profite pour monter les tentes.

Bon petit repas et bon petit dodo où nous rêvons des rappels gigantesques et de tourbillons tumultueux du lendemain. 2Le réveil sera moins enchanteur car, renseignements pris, les eaux sont montées à un niveau exceptionnel pour un 15 mai et donc les risques sont grands de s’aventurer dans les classiques du secteur. Une équipe en a fait les frais mardi soir puisqu’ils ont passé la nuit (au frais) dans le Barranco Cabritos faute de pouvoir remonter le Balcès en crue.

Jeudi :

Didier nous propose alors un repli stratégique sur le Fornocal qui va s’avérer un choix très judicieux puisque peu sensible à la montée des eaux et très beau, ce qui ne gâche rien. 3Seul inconvénient, aller jusqu’à Alquezar. Tant pis ou tant mieux puisque finalement, on enchaîne le Fornocal avec les 3 rappels de Portiacha juste à coté.

Peu de monde dans ce canyon puisque tout le monde attend une baisse des eaux au camping de Rodellar. En aval du Portiacha, on en profite pour sonder le Véro mais également de sauver des eaux un groupe de randonneurs qui rechignaient à se déchausser pour la 25ème fois pour traverser un Véro en furie. Les femmes du groupe nous implorent de leur indiquer un raccourci en balcon pour éviter l’eau jusqu’au parking. 5

Ravi de notre B.A. nous nous achevons par une visite gastronomique à Alquezar. La nuit de jeudi à vendredi sera moins marrante. Il pleut toute la nuit et la tente d’Alexis fait eau par en dessous, précisément juste sous sa couette.

Vendredi :

Au réveil, une surprise de taille nous attend : La sierra est sous la neige. 4Oui, oui, la neige. Entre deux averses on la voit à 50 mètres à peine au dessus de nous. Le moral dans les chaussettes, on déjeune en polaires, gants et bonnet doublé de laine. Le café refroidit à peine versé dans les tasses.On commence à envisager le pire : rentrer.

Finalement, palabres et palabres avec nos voisins d’infortune (notamment Jérôme Labat et ses potes de la SSPPO) on attend un petit coin de ciel sans orage et on part faire le canyon de la Virgen. Canyon extrêmement sympathique mais très court. En 4 rappels de 10 mètres, on est à la fontaine de Mascun. DSCF3710

Vers 14 heures Fred repart comme prévu et nous autres on part balader vers Otin histoire de voir le débit en amont. Arrivés au col, on randonne dans la neige. Le barranco d’Otin est impraticable, un vrai torrent de boue.Les canyons aquatiques, c’est foutu pour cette fois-ci. Le camping se vide petit à petit, mais notre moral remonte car le lendemain il fait beau.

Samedi :

Nous voici donc au départ pour le barranco Llumos, stratégie supposée gagnante, solution de repli proposée par Didier et Jean Claude. Malheureusement, tous les pratiquants rescapés s’y retrouvent, laissant présager des heures et des heures d’attente aux rappels. Nous fuyons alors vers notre canyon Joker, le Basender, sec, absolument sec, mais très joli. Nous finissons encore une fois dans l’amont du Véro aux eaux particulièrement hautes et froides, plus hautes et plus froides que la veille.DSCF3735

Enfin, notre décision est prise. On mange et on rentre à la maison où un temps tout aussi exécrable nous accueillera.

Serge