Participants : Nicolas (CAF Pau) et Hugo (SC Baudreix)

 

Ca faisait quelques temps que nous voulions aller faire un tour au Behia, Hugo y étant déjà allé en 2012 avec le SCB. Rendez-vous est pris le week-end du 22-23 Mars pour une sortie avec bivouac. On essaiera de motiver les jeunes troupes mais personne ne répond présent. C’est donc à deux qu’on descendra.

 

Arrivés vers 11h30 le samedi au bord du trou. A peine le temps de manger qu’il se met à pleuvoir. On s’équipe et on rentre dans le trou mouillé, ca commence bien. La sangle et la dyneema à demeure sur l’arbre du puits d’entrée sont bien pratiques pour l’équipement.

 

La descente se fait bien et rapidement. La nouvelle corde du P72 est un régal ! A noter qu’un ou deux puits après le P72, il manque plaquette + mousqueton sur un puits (R3) et l’oreille pend. On arrive en bas des puits, passe l’étroiture et la c’est le doute car il y’a deux cordes. Une sur la partie haute et une sur la partie basse. On s’enquille dans celle en bas mais au bout d’un moment Hugo a un doute donc on part sur celle du haut, qui est une main courante amenant à un plancher stalagmitique. Hugo s’avance un peu mais ça ne ressemble pas au chemin habituel. On apprendra finalement dimanche soir que c’est une partie équipée par Alexis fin Février, avec de la première à la clé… Dommage ! On repart donc sur la corde du bas et la suite est  facile grâce au super balisage.

 

On arrive au bivouac vers 17h30, on prend rapidement une soupe puis on part vers le siphon de sable, objectif indiqué par Philippe. On fait un petit détour juste avant la zone du siphon dans une zone de gours marqué en pointillés sur la topo. C’est beau et ca a l’air de continuer dans des parties non topographiées. La zone du siphon de sable est un chaos de pierre dans lequel il est difficile d’évoluer. Arrivés en haut de ce chaos, Nicolas tombe sur un ressaut infranchissable sans corde et bien sur nous n’avons pris, ni corde, ni spits… Nous cherchons donc un passage dans le dédale de rocher mais toutes les descentes sont très verticales et exposées sans assurage. Nico refait un tour en haut du ressaut et remarque deux spits pour descendre en bas. Dommage, on n’a pas la corde et il se fait tard pour faire l’aller-retour au bivouac. Donc la prochaine fois il faut venir avec une corde d’environ 25m et planter au moins deux spits pour faire le départ de main courante (nous ne les avons pas trouvé).

 

Après discussion, nous décidons de faire un aller-retour express jusqu’au Colorado. On avance bien et le cheminement est clair grâce au balisage en place. Le passage de la Péniche est impressionnant et nous sommes encore plus bluffés par le Colorado qui est vraiment magnifique. Nous poussons la ballade jusqu'à la Hoya qui gronde au loin. C’est très beau mais le caillou bien propre et humide montre que l’eau doit facilement monter. Nous ne tardons pas et rentrons rapidement au bivouac vers 22h. Un repas vite avalé et on file au lit pour une nuit courte et froide.

 

Réveil vers 8h, on range le bivouac et les affaires et on repart tranquillement vers les puits. Les deux premières remontées sur corde après le bivouac ne sont pas évidentes et réveillent ! La suite se déroule bien et on arrive rapidement en bas du P19 de l’entrée où on constate qu’il y’a de la neige au fond ! En remontant on se prend la neige accumulée sur l’arbre et arrivé en haut, le paysage a complètement changé, il est recouvert de 30 cm de neige…

 

On remarque des traces de pas et une pochette avec un mot est déposée sur le départ de MC. C’est Alexis, Brigitte et François qui sont passés là-haut et qui nous ont mis les chaines et laissé une pelle ! Merci beaucoup à eux de nous avoir filé un coup de main.

 

La descente sera épique et on a même mis les chaines à l’arrière de la Polo vu que ça chassait bien. On retrouvera l’équipe qui est monté, au local du Leize Mendi, pour partager un café.

 

PS : Hugo a oublié un collant Aigle dans le sac de couchage Coleman qui est rangé dans le sac étanche jaune. Les prochains qui se rendent au bivouac, ca serait sympa de le remonter. Merci !