Sortie du O6/12/2014 (avec un peu de retard...)

Participants : Théo, Alex, William, Loris, Gilen

Le dernier week-end au fond du Behia, dans la galerie des Gours et dans la galerie des Boas a fait des envies. Devant les superbes photos d'Alexis, plusieurs copains se sont inscrits au club pour aller voir ça, et d'autres m'ont tanné pour que je les y amène.

Nous voilà donc parti à 5, avec Théo, William, Loris et Alex pour la journée au fond du Behia. La galerie des Boas étant relativement loin pour des "débutants" (plus ou moins débutants en spéléo, mais pas si débutants sur corde...), je décide d'aller voir une escalade que nous avions repéré avec Alexis lors de notre toute première descente au Behia, au fond de la salle des pas perdus.

Nous partons donc tout confiant ce samedi matin... Bon, à la base, j'avais prévu de partir tôt... c'était sans compter sur les 4 autres qui, eux, dorment longtemps... très longtemps...

 

 Le temps d'aller au club, de préparer tout le matos pour l'escalade au fond, de tout préparer, et d'aller à l'entrée, il est déjà pas loin de midi !! Pendant que les autres jouent comme des mômes dans la neige, je commence à équiper le puits d'entrée... Bizarrement, je sens qu'ils seront bien moins joueurs ce soir, quand on sera au même endroit.

 

 On révise toutes les mannips de la descente, on s'assure que tout le monde a bien pigé, que tout le matos est bien réglé est c'est parti. Certains, un peu sensible à un endroit sensible, revoit leurs réglages et vont même jusqu'à déchirer le pantalon pour supprimer certaines compressions... douloureuses...

 Tout en gardant un œil un peu sur tout le monde, on attaque la descente à petit rythme... Entre le fait que c'est leur première grosse spéléo et qu'ils le font en mode touriste, on avance pas... J'en viens même à avoir froid... Du coup, j'en profite pour vraiment regarder le paysage et repérer plusieurs autres départs dans tous les coins, ainsi que des puits parallèles... Comme quoi, quand on a le temps de faire du tourisme, on découvre plein de choses !!

 

 Quand on arrive à la base des puits, il commence à se faire déjà tard... Il n'est pas loin de 15 h... On décide de manger les superbes et succulentes salades préparées par mes soins et avec amour !!! Je commence à les connaître les 4 autres, et je sais que si j'avais pas géré la bouffe, soit on aurait rien eu à manger, soit ils auraient prévu à manger pour 4 jours, avec barbec, charbon, 4 litres de bière...

 Vu que le temps passe, je décide de changer les objectifs. Nous décidons de ne pas aller au fond mais d'aller faire un tour dans le réseau du Leize Mendi. Il y a un puits à descendre. Au moins, on pourra dire qu'on a fait avancer la science et qu'on n'a pas descendu le perfo pour rien.

 

 Je commence à planter le premier spit et William me tanne pour participer à cette grande première et veut planter le deuxième... Un petit "Y" et c'est parti. Au passage, cette bande de grimpeur/penduleur/highliner remettent en cause mon équipement, soit disant parce que l'angle entre les deux branches de mon Y est trop plat...

 

 Je commence à descendre. A vu de lancé de cailloux, il doit bien y avoir 20m. Il s'agit d'une diaclase d'une largeur de 50 cm, inclinée en synclinal de 65° ouest, formation géologique du jurassique inférieur pré cambien (oui, bon, ok, j'arrête de me la péter en racontant n'importe quoi). En gros, c'est pas large, c'est boueux, c'est incliné, ça ne demande qu'à frotter dans tous les sens... Et le caillou n'est pas franc... Je nettoie et fais partir des blocs de plusieurs kg... En haut, devant le boucan que cela fait, ils commencent à se poser des questions... En arrivant en bas du puits, mauvaise surprise... C'est bouché et y'a rien à en tirer... Au moins, on sait que ce n'est plus à voir...On a fait avancer le shimi... shimili... la science. Je remonte donc, en me faisant bien chier...

 

 En haut, je me rends compte que les autres n'ont pas perdu leur temps pour faire des conneries !! Un magnifique bonhomme de glaise dissuade tout nouvel arrivant de descendre dans ce puits... C'est con, ils ont décidé que c'était un gars et l'ont appelé le "bonhomme en glaise"... ça aurait fait un super jeu de mot "la femme Anglaise"...

 

 On fait demi tour et on s'apprête à remonter... Allez, juste pour qu'ils voient un joli truc, je les amène à la conduite forcée remontante. Devant le passage étroit que nous avions dû élargir pour passer, seuls Alex (alias passe partout) et Théo passent... Moi, je fais un refus d'obstacle et je n'ai pas envie de batailler. Alex trouve un autre passage par en bas... Il passe vraiment n'importe où, assez étonnant. Théo et Alex étant parti voir le puits remontant, nous commençons à élargie un passage dans le plancher stalacmitique... Maintenant, plus aucune excuse pour passer derrière !!

 

Comme il se fait vraiment tard, on se décide à remonter. Il doit être aux environs de 19h quand nous commençons à remonter. Comme il nous manque un bloqueur de pied, je bricole un bloqueur de pied avec un croll que nous avions pris en plus... TRÈS MAUVAISE IDÉE !!! Il faut le remettre en place entre chaque puits, en trouvant une nouvelle astuce pour le fixer. Au moins ça fait travailler la créativité !!! De bloqueur de pied, il bouge en bloqueur de cheville, en bloqueur de talon, en bloqueur de mollet... quand il ne se verrouille pas complètement et que je ne me retrouve pas pendu par mon croll de pied.

 

 Les autres remontent à leur rythme... C'est long... J'ai limite froid... Autant dire que c'est la première fois que je ne me prends pas une suée en remontant !! On sent que William commence un peu à souffrir... Il ne me dira plus jamais que la spéléo, ce n'est pas du sport !!

 

 Petit à petit, on approche de la surface. Le P72 a fait des dégâts... Lorsque je sors en dernier après avoir désesquipé, il est pas loin de 1h du matin... Je n'oses même pas regarder combien de temps à duré la remontée !!

 Je fais grâce à tout le monde du nettoyage. On verra ça le lendemain à la rivière. Direction directement la maison, pour manger une bonne soupe, une énorme assiettée de pâtes et une petite bière. Bizarrement, personne n'est chaud pour aller au Coucou des bois.

 Ils sont soit disant tous motivés pour installer un saut pendulaire le lendemain... Mais vu le réveil tardif à midi, on se contentera d'une petite "visite" au château fort... (Et dire qu'on appelle ça une place forte et que c'est soit disant imprenable)... 

Gilen