Sortie du 17 mai 2015

Participants : Iban, Gilen

On devait à la base aller ouvrir un canyon (toujours le même... on va finir par se le faire voler) mais Fred nous abandonne... Trop crevé des travaux chez Iban.

 Avec Iban, nous décidons donc d'aller au Behia faire des escalades dans les puits. Nous voici donc super motivés pour reprendre un peu la spéléo, lui comme moi n'ayant pas mis les pieds dans un trou depuis des mois.

 

 Une fois au club, mauvaise surprise... Peu de goujons et surtout, pas de cordes dynamiques... On sait qu'il y en a une au fond du Behia, mais pas moyen de savoir où se trouve l'autre.

 On change donc encore une fois de plan. En décembre dernier, on était allé équiper la faille de Salvété, sous les conseil de Philippe, parce que je cite "ce trou se trouve pile à l'aplomb de la galerie des Gours et, s'il faut, y'aurait peut être un truc à voir..."

 Mais depuis, personne n'y est retourné. Nous faisons donc une bonne œuvre et descendons à la fois finir de revoir ce trou et déséquiper. Vraiment, ces spéléos, au club, ils ne sont pas fiables !!! Obligé que ce soient les canyoneurs qui se collent au déséquipement des trous. On se demande où ça va ce club !! Et qui sait, peut-être trouvera-t-on enfin cette nouvelle entrée du Behia...

 On avait un vague souvenir d'où se trouvait le trou... Et deux vagues souvenirs ne sont jamais fiables... On prend le bon chemin, pas de problème. Dans notre esprit, le trou se trouvait un peu en contrebas du chemin... Dans la réalité, on a bien déchanté...

 

 Oui, dès qu'on a bifurqué, on a bien trouvé un trou... Mais pas le bon... On cherchera pendant une bonne demi-heure avant de trouver enfin le bon trou... Mais on est déjà en nage !!

 Ayant oublié ma clé de 13 (belle excuse) et surtout, ayant la flegme d'équiper, c'est Iban qui descend le premier.

 L'entrée est toujours étroite et on se demande vraiment ce qu'on fout là, alors qu'on pourrait être bien tranquillement à barboter dans l'eau, au fond d'un canyon !! Non, au lieu de ça, on se contorsionne dans une entrée merdique, dans le froid et l'humidité, dans une caverne sombre... A vraiment se demander où est l'intérêt de ce sport (science comme disent certains).

 

 a descente se fait rapidement, on remet des points de conforts sans être trop radin, vu qu'on a pris le perfo. Rapidement, on touche le fond. Il y a bien une galerie qui part sous la trémie un peu foireuse au fond... On fait le ménage et on balance des blocs énormes... On en vient même à douter que ça puisse passer, vu que tout sera bloqué par les blocs énormes qu'on a nettoyé et envoyé au fond.

 Une fois sécurisé, Iban file au fond mais ça bloque rapidement. Terminus, on remballe. La nouvelle entrée du Behia, c'est pas là !!

 

 Ne sachant pas quelle heure il est, nous décidons de manger un coup avant de déséquiper et de remonter.

 En plein repas, Iban est pris d'une énorme exclamation en fixant un point derrière moi : "Oh putain dia !!!". Je m'attends déjà à être déchiqueté par un ours ou à découvrir une peinture rupestre... Non, en fait, juste une lucarne que nous n'avions pas vu...

 Même pas le temps de finir de manger, on s'y embarque déjà ! Si on ne l'avait pas vu, peut-être les anciens ne l'avaient pas vu non plus. On s'attend déjà à retomber dans le Behia !!!

 Après avoir posé deux points et avoir installé une main courante, on déchante... Un spit... Le puits derrière est borgne mais il y a une autre lucarne. On s'empresse d'équiper, même si on ne se fait déjà plus d'espoir.

 Ca commence à devenir joli, avec pas mal de calcite. Ce n'est plus le trou ingrat des premiers puits... Le puits suivant est lui aussi borgne, même si il pourrait y avoir quelque chose à élargir... En cassant un peu, on s'aperçoit qu'il y aurait une niche derrière... Mais les lancers de cailloux nous inspirent peu... Soit on loupe le P200 avec nos cailloux, soit il n'y a rien.

 

 On part sur une autre lucarne, un peu plus difficile d'accès. Un petit espoir nous assaille... Aucun spit !!! Peut-être que les anciens avaient faim et qu'ils étaient remontés en se disant qu'il était temps d'en laisser aux générations futures !!!

 Tu parles... Derrière la lucarne, encore un puits borgne... L'entrée du Behia n'est pas ici... On plie bagage et on remonte...

 Pour une fois, on rentre tôt et on pourra pleinement profiter du soleil pour nettoyer le matos... Quel plaisir...

 Gilen