On se mouille les coudes 

2

3

4

Oncques ne vit-on plus vaillante et fière compagnie que celle qui se mit en route en ce glorieux 4 mars 1458 du calendrier de la Comté (ou 2018 si vous êtes attaché au calendrier grégorien), à la conquête des profondeurs pour lors inexplorées du G701, dit « l’Infâme » dans les milieux autorisés -  et même un peu sur les côtés à peine tolérés. Les aventures des sieurs Serge, Iban, Philippe, Samuel et votre serviteur que je m’apprête à vous narrer sont si fertiles en évènements mémorables, en « premières » étonnantes et en rebondissements croustillants, que je ne peux faire l’économie d’une division en trois chapitres.

Chaptère ouane : G701

C’est donc le coeur plein d’espérance pour de putatives découvertes (j’ai pas dit pute) que nous nous engageons sur les pentes qui dominent le ruisseau d’Orion. Le temps est au beau, le panorama somptueux, et le torrent... coule à flots ! Voilà déjà une des « premières » que j’ai promises : de mémoire de leize mendar, ce ruisseau a toujours passé l’essentiel de ses années dans un état de sécheresse comparable au coeur de l’agent immobilier moyen. Iban se lance : ça passe, il n’y a qu’un filet d’eau qui s’infiltre... Mais il se trouve qu’un peu plus bas, dans le premier puits, le filet sus-évoqué se transforme en une vivifiante (ça veut dire froide) cascade qui douche avec abondance les spéléologues ainsi que leurs espoirs de poursuivre l’exploration. Fin (abrupte (comme la pente lors de la remontée), j’en conviens) du premier chapitre !

Chaptère tou : Husky aveugle

Tellement aveugle... que nous ne l’avons

pas trouvé ! Mais cela nous aura baladés, et donné l’occasion de goûter les feuilles de l’érythrone, substitut local du Bounty (la barre, pas le bateau) : encore une première, comme vous serez forcés de l’admettre je tiens toujours parole.

5

6

7

Chaptère froui : Husky pas aveugle

Redescendons en altitude, et acheminons-nous vers l’étape ultime de notre quête : le Husky. 

P1030234

Un coquet petit puits s’ouvrant au pied d’un arbre (avez-vous remarqué comme souvent les arbres poussent fort commodément au bord des puits à la seule fin que les spéléologues puissent s’y ancrer ?), à la section si large qu’il est (même que !) parfois possible de tourner la tête sur le côté sans enlever son casque, on voit par là combien l’endroit est accueillant et nous

reproche à chaque centimètre notre stock adipocytaire. Iban – l’optimisme de ce gars est décidément à toute épreuve – descend au plus bas, déclenche deux tirs, et poursuit l’exploration sur - au moins - plusieurs décimètres (je vous avais dit qu’il y aurait de la première !). Hélas, il semblerait que ce soit là l’ultime terminus qu’il soit possible d’atteindre dans cette cavité. Néanmoins, nous attendrons avec impatience la publication de la topo, même si elle ne devrait pas coûter cher en encre.

Et puis logue

Que retenir en résumé de cette journée ? Certes, le bilan des explorations est maigre, mais n’oublions surtout pas la levée de doute sur la continuité du Husky, l’absence d’étanchéité du 701, sans oublier le plaisir toujours renouvelé de passer une journée dans un pays superbe avec des compagnons passionnants !

Stéphane