A la recherche de la Hoya52

7 et 8 janvier 2012

Participants : 44Jean Michel Ostermann (G3S, Dordogne), Olivier Bonnet (G3S, Dordogne), Stan Luzianovitch (SSPPO), Olivier et Alexis (Leize Mendi).

Pour cette première incursion au Béhia en ce début d’année, on ne peut pas vraiment dire que les participants se bousculent devant l’entrée de la cavité.
La gueule de bois des fêtes doit perdurer pour certains tandis que d’autres se ruent dans les magasins pour y trouver un bloqueur de pied couleur rose en solde.

Deux amis (et spéléos expérimentés en plus) viennent en renfort du Périgord. Ils sont bien affûtés même si l’un d’eux (je préfère taire son nom et seulement donner ses initiales, OB, pour éviter de terribles représailles) souffre de troubles gastriques et intestinaux (anxiété passagère ???).

Nous sommes prêts à attaquer la descente vers 16h30 le samedi. L’idée est de rejoindre le bivouac (y jeter quelques affaires au passage) et profiter de la soirée pour crapahuter en direction de la Hoya.
Quelques gouttes dans les puits agrémentent la descente mais c’est bien plus agréable en comparaison avec la sortie du 20 décembre (on avait eu la chance de se prélasser sous une douche bien froide).
Le bivouac est atteint vers 19h30.55 Une concertation s’engage afin de savoir comment on organise la soirée.
Après avoir avalé un petit encas, nous prenons la direction du Colorado en version light (sauf Jean Mi qui traîne son matos photo). Une jolie plaque de calcite nous incite à faire une première pause photo. Nous arrivons ensuite rapidement dans les belles galeries sableuses tapissées de gypse.
Nous accordons à Jean Mi (atteint d’une sorte d’euphorie photographique) une séance au niveau de la galerie des moustaches d’Alfred.
Après le carrefour du gypse, l’itinéraire se complique mais le balisage posé par l’équipe à Thomas (le 27 décembre) nous donne un bon coup de main. 51Le paysage devient grandiose et on en profite pour faire quelques clichés.
On commence à jeter un œil du côté de la galerie des Charentais mais nous décidons, face à un petit ressaut, de ne pas insister dans le secteur car l’objectif principal est de rallier la Hoya.

La galerie change d’aspect et on commence à entendre le grondement de la rivière. Après de multiples essais dans un dédale de conduites forcées, nous atteignons le siphon aval de la Hoya.48 A cet endroit, Olivier et moi-même consultons nos altimètres qui, bien évidemment, ne sont pas sur la même longueur d’onde. Le mien indique -550 m au siphon (au lieu des -569 m de la topo) et -535 m au carrefour (au lieu des -554 m de la topo).
Nous bataillons ferme pour trouver ensuite l’accès à la rivière qui permet de remonter celle-ci.

La fatigue pointe son nez et les estomacs se creusent. Aux environs de 0h30, on fait une pause bouffe dans une galerie fossile au dessus de la Hoya.

On s’acharne dans un autre dédale de conduites forcées pour toucher de nouveau la Hoya. Selon la topo, il semblerait que l’on puisse la remonter dans ce secteur sans buter sur des voûtes mouillantes. Cependant, l’importance du débit cumulé avec l’heure tardive nous encourage à rebrousser chemin et aller se reposer au bivouac.

Une petite pause photo se fait sur le retour. Avec Olivier, on fait une variante dans laquelle il faudra ramper de bon cœur dans le sable. Tout ça pour mieux comprendre le réseau et aussi parce que la progression dans les grandes galeries nous semble trop fastoche.

Vers 3h30 du mat, le bivouac est atteint.56 Nous ne attardons pas pour se mettre au chaud dans le duvet et se faire bercer par le doux bruit de l’affluent ouest.

Au petit matin (vers 11h), chacun fait le point sur sa nuit de sommeil. Ce n’est pas brillant mais on a tout de même récupéré.
On décolle du bivouac vers 13h30 et on atteint la base des puits aux environs de 14h30.
Les puits défilent et les heures passent. Olivier cherche un palier confortable (et sec tant qu’à faire !) pour la pause déjeuner.
A la limite de l’hypoglycémie, nous abandonnons l’idée de trouver un lieu 4 étoiles et nous mangeons un morceau à l’heure du thé (five o’clock).

Sur un dernier élan de courage, Jean Mi empoigne son appareil photo, Olivier B. fait chauffer les ampoules, Olivier D. me mitraille à grand coup de flash et moi, je reste peinard sur la corde au milieu du P72.57 La montée du puits est donc immortalisée sur la pellicule (euh, la carte mémoire …)

Le dernier sort de la cavité à 21h accueilli par une météo Urkulesque (petit crachin persistant accompagné d’une légère brise fraîche et revigorante).
Je ne dévoile pas son nom une nouvelle fois mais je précise que OB  a abandonné l’idée de virer les sangles sur l’arbre du puits d’entrée sous prétexte que … en fait, on ne sait pas pourquoi !

Alexis