Sortie club durant le week-end pascal avec Fred, Iban, Virginie, Valérie, Gilen et Gérard. Sûrs de nous, grâce aux infos recueillies sur « infocaudales », nous voilà 6, quelques kilomètres après Pampelune près du village de Monreal (pas au Québec), pour découvrir ce canyon navarrais. Les renseignements donnaient un débit correct 2 jours auparavant, quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous arrivâmes au parking du départ en découvrant le lit du ruisseau, alimenté par le canyon à descendre, pratiquement sec. Inquiet mais toujours motivé, le groupe se prépara chacun à sa façon, petit déjeuner express pour les réveillés du dernier moment pour les uns et préparation méticuleuse des sacs pour les autres (sauf Valérie qui n’avait pas de sac la tricheuse !).
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Marche d’approche prévue en 1 petite heure, de notre parking l’accès ne parait pas très éloigné, nous entamons la marche, décidés et surtout confiants. Il a fallu très vite déchanter, le sentier recherché n’a jamais été trouvé, nous avons dû remonter tout le dénivelé du canyon à travers une forêt dense remplie de ronces et de branchages tombés au sol : chacun a souffert à sa façon, certains trop couverts ont sué à grosses gouttes, d’autres se sont massacrés les jambes.
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Plus d’une heure après, nous sommes enfin arrivés, nous entamons le canyon par des rappels qui se succèdent sans pause entre eux mais hélas sans une goutte d’eau. Il a fallu attendre une demi-douzaine de rappels pour trouver une première flaque d’eau et réussir à tremper enfin nos cordes. La faille que nous descendons est vraiment belle, on imagine bien l’ambiance qu’il doit régner dans ce
secteur lorsque de l’eau y coule avec plus de générosité.
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La descente a été un moment privilégié pour échanger et réviser quelques techniques. Valérie a équipé son premier rappel, la présidente, sous l’œil expert d’Iban, a assuré par-dessous la jambe et Gérard a proposé un équipement foireux qui a été bien critiqué.
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On a terminé par des techniques de débrayage du bas pour gérer les frottements et les obstacles dangereux. D’après Fred et Iban, les 2 experts qui révisent les techniques une semaine avant la sortie pour mieux épater les autres, il s’agissait de « ravale ton mou et grande verticale ». La prochaine sortie devra être anticipée en annonçant le programme, on pourra peut-être réussir à faire meilleure
figure.
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Le retour au parking en 5 minutes sonna l’heure du pique-nique, même si quelques avaient anticipé au bas de la plus grande cascade. Cacahuètes, chocolat, bières et cookies étaient au menu accompagné par le « je reviendrai à Montréal » du québécois Robert Charlebois idolâtré par Fred.
On s’est quitté en se disant qu’un canyon avec de l’eau c’était quand même mieux, et pourquoi pas Artazul, on y a pensé, on l’a rêvé, qu’est-ce que cela aurait pu être bien !
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