Gouffre Etchar...en surface.

Dimanche 8 mars 2020

Participants : Laetitia, Valérie P, Étienne, Darioush

Un peu de répit dans le ciel de Garazi ce matin, après une semaine très mouvementée.

Une nouvelle proposition de Valérie à visée pédagogique réunit quatre jeunes spéléos désireux de se faire la main sur les cordes râpeuses. Au programme, la visite du gouffre Etchar dans les Arbailles, après le col d’Ahuski. Nous disposons d’une topographie incomplète et d’informations succinctes sur la cavité, avec un équipement à vérifier voire à compléter sur place. Nous prévoyons même un planté de Spit à l’entrée !

Il s'appelle grave

De la verticalité s’annonce, dont deux beaux puits de 55m…

La préparation du matériel soulage le râtelier d’une grosse partie de ses cordes. Chacun s’affaire à l’art de la bouclette et au taper de kit.

Les sommets vêtus de poudreuse laissent d’abord craindre de possibles déboires routiers en altitude, mais nous partons finalement confiants et la fleur au fusil !

Etienne se charge de nous trimballer, au son pittoresque de l’accordéon, vers les hauteurs de Béhorléguy. Le bitume commence sérieusement à s’enneiger à l’approche du col d’Ahuski, mais les roues adhèrent toujours, jusqu’à un certain point ! Bientôt nous nous retrouvons à l’arrêt, et commençons à regretter d’avoir oublié les chaînes dans la voiture de Valérie…

On va se peler grave

 

1ère, 2nde, marche arrière et rebelote, la situation ne semble pas entamer la témérité de notre chauffeur.

Hélas la neige aura raison des pneumatiques essoufflés et patinants.

On se pèle grave

Une marche arrière s’impose tandis que nous escortons à trois le véhicule en descente, jusqu’à une zone de demi-tour envisageable. L’heure est à la concertation solennelle, un plan B est de rigueur. Nous optons pour une petite rando prospective au pic de Béhorléguy, chaussés de nos bottes, baskets ou autres souliers non identifiables…

Après tout, la météo est avec nous et Laetitia est visiblement rassurée d’échapper à la remontée de tous ces mètres de puits.

Il est presque midi lorsque nous nous engageons sur la route du col d’Aphanize. Le célèbre gouffre  du même nom et sa stèle explicative ne manquent pas d’attiser notre curiosité. 328 mètres plein vide, ça ne passe pas inaperçu !

L’ascension est un peu sportive et dispersée, mais chacun parvient à rejoindre les crêtes de calcaires ciselés, aux allures de brise-lame contre les forces d’Éole.

La magie des sommets immaculés opère et nous invite au déjeuner tant attendu, en terrasse s’il vous plaît !

On se poile grave

Trois ou quatre clichés plus tard, nous entamons la descente, non sans imbiber chaussures et chaussettes de neige en fusion.

Temps passé sur terre : environ 4h.

 

Darioush