Gilen, Philippe, Luc, Jean-Philippe, Fred et David
 
Nous sommes finalement 6 motivés pour le fameux canyon du Bitet au pied de l'Ossau. Les conditions s'annoncent difficile avec une eau à 7°C, gants, chaussons (ou chaussettes) et cagoules néoprènes sont de rigueurs. Certains d'entre nous optent même pour 2 combinaisons l'une sur l'autre ! La lumière et l’ensoleillement (ou plutôt l'absence d'ensoleillement) nous rappellent que nous sommes à la mi-Novembre. Au moins, on ne risque pas d'être gênés par la foule.
Après une très modeste marche d'approche, 25 min sur chemin praticable, nous avons notre premier contact avec l'eau. Il nous faut peu de temps pour comprendre qu'on ne s'éternisera pas, heureusement, avec 4 équipeurs et un nouveau système d'accroche rapide pour les amarrages inaccessibles (brevet de Fred), ça devrait passer.
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Manque de chance, dès le deuxième rappel, la corde se coince et J-P est contraint de remonter aux bloqueurs sur 15m sous cascade. Voilà qui réchauffe.
La suite s’enchaîne avec fluidité, le canyon est assez vertical et aquatique, avec de beaux passages encaissés. La luminosité un peu terne du jour nous empêche de profiter au maximum de ce très beau canyon notés 4 "pattes d'ours" (cf topo).
Après un petit détour par la route pour éviter un passage dangereux (troncs d'arbres enchevêtrés instables), nous arrivons au clou du spectacle : un superbe rappel de 35m extrêmement encaissé qui nous donne l'impression de nous enfoncer sous terre. La grande classe !
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Le voyageur des strates
La descente se poursuit ensuite, avec plusieurs passages à la nage. Comme d'habitude, l'adhérence laisse à désirer sur les cailloux et chaque appuis fait l'objet d'infinies précautions, ce qui ne nous permet pas d'éviter un certain nombre de gamelles (qui font bien évidement l'objet de moult railleries de la part des autres avant qu'ils ne tombent à leur tour).
C'est avec un mélange de déception (parce que par principe, les canyons sont toujours trop courts) et de satisfaction (la fatigue et le froid commencent à se faire sentir) qu’apparaît le pont qui marque la fin du parcours. Après une interminable marche de retour de 4 min, nous voilà vite changés.
Il ne reste plus qu'à espérer prolonger encore un peu la saison du canyon si la météo le permet.
David